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Polices et gendarmerie

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[2010] Flash-Ball: 15 ans de documents révélés ? Article ? OWNI, Digital Journalism. 8 circulaires, 9 documents officiels dont le mode d'emploi des Flash-Ball, 15 ans de stratégie : une enquête de David Dufresne, un design d'Upian et un développent d'OWNI pour une application inédite.

[2010] Flash-Ball: 15 ans de documents révélés ? Article ? OWNI, Digital Journalism

Flash-Ball : la totale. Ce sont huit circulaires et un mode d’emploi des FlashBall que nous divulguons intégralement et mettons à la disposition de tous. Ce sont neuf documents officiels issus des services internes de la police; neuf notes pour la plupart confidentielles qui disent la place prise progressivement par les «lanceurs de balles de défense» au sein de l’arsenal policier. 1995-2010: quinze ans de stratégie en quelques pages et en… comparatif libre.

De 1995 (première note connue) à 2009 (dernière note faisant foi et loi), tout s’éclaire, s’expose, se révèle: le Flashball, d’abord réservé à des services d’élite dans des cadres d’intervention stricts et particulièrement dangereux, va se généraliser. [2010] Les mots sont tout sauf innocents - le flic (1/3) Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 09:00 En fait, la tactique est vieille comme le monde.

[2010] Les mots sont tout sauf innocents - le flic (1/3)

On raconte des histoires avec des mots bien choisis, et l’autre finit par avoir un doute ou par y croire. C’est une narration réussie. Même si rien n’est vrai. Des mots et des images. Réalité et vérité ne sont pas nécessairement des préalables. Par exemple, les mots qui définissent le policier sont intéressants. Ensuite est venu le désuet gardien de la paix, mais l’intention était claire. Et puis peu à peu, on a changé la tenue inconfortable du gardien de la paix – depuis celle où l’arme n’était pas apparente, avec un képi d’un autre âge, et des chaussures de ville – et il est assez vite devenu des forces de l’ordre.

Maintenant, en étant attentif, on peut voir arriver, dans les médias, la propagande et les discours, les forces de sécurité. Insécurité des mots - criminalité et délinquants (2/3) Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 09:13 Il y avait dans les missions de la police, la lutte contre la délinquance.

Insécurité des mots - criminalité et délinquants (2/3)

Mais le mot est usé et manque de ferveur à la tâche. La lutte n’est plus d’actualité, la lutte c’est mou du genou. Outre la dimension répressive de la "lutte", le sens du mot y inclut ce qui est du domaine préventif et informatif, tandis que le combat appartient aux ardeurs des phases terminales. Il faut remplacer la lutte par le mot combat, et la dimension urgente et dramatique devient aussitôt une évidence. Cette police exponentiellement rebaptisée ne pouvait décemment continuer à patrouiller sur des secteurs.

Certains services de police sont qualifiés par les mêmes criminologues-communicants d’offensifs. Mais contre qui ? Le métier de policier se concentre autour de mots forts, et se précise dans son appellation, tandis que sa clientèle de prédilection s’imprécise faute de mots. *ONDRP : Observatoire National de la Délinquance et de la Réponse Pénale. Violence : info et intox (3/3) Il est important de mettre des mots sur les craintes d’une population en proie au sentiment d’insécurité, parce que le simple énoncé d’un diagnostic lui procure le sentiment d’être mise en sécurité.

Violence : info et intox (3/3)

À peine le mal est-il identifié, qu’un remède est prescrit. Qu’importe l’effet placebo sur un malade imaginaire, la thérapie passe par le verbe : il faut savoir que le sentiment d’insécurité est inversement proportionnel au risque véritable de se trouver en insécurité. Ce qui est tout de même la preuve d’un discours très efficace. La grande messe médiatique est la courroie de transmission essentielle, dans un sens comme dans l’autre. À force d’asservissement au discours politique, et de micros-trottoirs pour servir la cause populiste, n’importe quel fait divers est traduit en fait de société. Les faits divers, quels qu’ils soient, sont multiples et nombreux tous les jours. Nouveaux mots, nouvelles cibles, potentiel de victimes exponentiel, nouvelles peurs. [2010] Sur YouTube, des policiers vident leur sac en vidéos.