
Les "Nouveaux Philosophes"
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[2009] Finkielkraut-Badiou: le face-à-face - Exclusif. Identité nationa
[2009] Quand Foucault appuyait les « nouveaux philosophes », par Michae
Michael Christofferson est professeur d’histoire contemporaine à la Pennsylvania State University, aux Etats-Unis. Dans « Les Intellectuels contre la gauche. L’idéologie antitotalitaire en France (1973-1981) » (Agone, Marseille, 2009), il montre comment la dénonciation du « totalitarisme » a servi de pont entre des auteurs opposés politiquement, mais qui allaient communier dans une détestation du communisme soviétique et de ce qu’ils percevaient comme son application hexagonale : le programme commun de la gauche. Dans l’histoire de la vie intellectuelle médiatique française, 1977 est certainement l’année des « nouveaux philosophes », et notamment de Bernard-Henri Lévy et d’André Glucksmann.[1977] Deleuze on nouveaux philosophes
[2010] Finkielkraut, Glucksmann, Bruckner et BHL | Morbleu !
Il est de bon ton de critiquer les intellectuels médiatiques, tels que Finkielkraut , Glucksmann , Bruckner ou BHL . La posture qu’ils investissent est souvent irritante. Donneurs de leçons pour la plupart, n’hésitant pas, tel Sartre à la sortie des usines Renault, à se tenir debout avec un porte-voix au sommet des Majuscules des Grands Concepts : La Loi, La Liberté, La Démocratie, Le Totalitarisme, Le Racisme, La Laïcité. À énoncer, du haut de leurs bidons, ce qu’est Le Bien, ce qu’est Le Mal, ce qu’est La Justice et L’Injustice. À bidonner sur ce qu’il faut faire et ne pas faire, mais s’accordant tous sur un point : qu’il faut les écouter, déguster le miel de chacune de leur parole en appréciant toute leur valeur gourouesque et évangélique.[2010] BHL, DHL, BHV, TGV
On a un tout petit peu parlé des mésaventures du livre de Daniel Salvatore Schiffer Critique de la déraison pure , avec son sous-titre qui ne laissait guère de doute sur le contenu : «La faillite intellectuelle des "nouveaux philosophes" et de leurs épigones » . Et puis silence. Prévu initialement chez Fayard, le livre fut déprogrammé et c’est finalement François Bourin qui aura eu le courage de le publier. Inutile de dire que les comptes-rendus n’auront pas abondé. Ce qui est tout à fait normal, non pas à cause de la mauvaise qualité du livre, mais parce que déjà déprogrammé de chez un grand éditeur pour crime de lèse-nomenklature intellectuelle parisienne, il ne fallait pas s’attendre à une réception honnête de la part de cette même nomenklature —qui tient les principaux canaux de la critique de livres.Bernard Henry Lévy

