[Décembre 2009] : création des aides à la presse en ligne
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- Kiosque à journaux en novembre 2008. REUTERS/Benoit Tessier - Toute la nature de la relation de Nicolas Sarkozy aux médias était perceptible le 23 janvier 2009 lors de la présentation des mesures gouvernementales en faveur de la presse.
Lemonde.fr a entendu les appels à la transparence d'@rrêt sur images... Mais pas en totalité. Dans un article publié le 30 décembre sur son site, le quotidien dévoile les montants des subventions accordées à trois "pure players", dans le cadre du tout nouveau fonds d'aide au développement des "services de presse en ligne". > Cliquez sur l'image pour un gros plan 249 000 euros pour Rue89, 200 000 euros pour Mediapart et 199 000 euros pour Slate.fr.
C’est une première : le tout nouveau Fonds d’aide au développement des services de presse en ligne (fonds Spel) vient de décider d’une première vague de financements. Rue89 fait partie des bénéficiaires, ainsi que plusieurs autres « pure players », c’est-à-dire des sites d’information qui ne sont pas adossés à un titre de la presse traditionnelle, comme Mediapart et Slate.fr. Les sites des médias traditionnels ont également reçu ces financements publics, d’un montant total de 20 millions d’euros au titre de l’année 2009. Ces aides de l’Etat sont liées à la création du nouveau statut d’ éditeur de presse en ligne , une modernisation que nous avions appelé de nos voeux et que nous avions appuyée lors des états généraux de la presse au début de l’année. Il s’agissait de mettre fin aux distorsions de concurrence entre médias traditionnels et « pure players » engendrées par les aides à la presse dont étaient exclus ces derniers. Il ne s’agit pas de subventions de fonctionnement
Noël est passé. Mais sous le sapin, cette année, l’Etat avait réservé à la presse un cadeau bonus. En 2008, les subventions représentaient un total de 282 millions d’euros. Désormais, l’Etat va également aider la presse en ligne à hauteur de 60 millions sur trois ans. Il y a une semaine s’est tenue la première réunion chargée de répartir les 20 premiers millions.
C'est à Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, qu'il incombe maintenant de rendre publiques (ou non) les subventions gouvernementales à la presse en ligne. Maurice Botbol, président du SPIIL, syndicat des sites "pure players" (auquel appartient @si) lui a adressé aujourd'hui une lettre en ce sens. "Nous estimons, écrit Botbol , que la publication sur le site de la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) du montant des aides, de leurs bénéficiaires, ainsi que d’une description succincte des projets correspondants, permettrait de sensibiliser les citoyens (et contribuables) aux efforts importants consentis par l’Etat en faveur de la pluralité des médias et de développement de la presse en ligne, de montrer que ces aides sont réparties de manière équitable, en évitant les soupçons de favoritisme ou de soutien de nature partisane".
Gros coup de nerfs de Thierry Crouzet , en réaction à la publication par le Monde du montant et de la répartition des aides publiques à la presse en ligne.
La presse est passée au guichet. Question de survie dit-on. 20 millions d’euros de subsides annuels vont être alloués. Dont un petit million à la presse en ligne “pure player”. La réduction du débat n’a pas attendu très longtemps.
L’excellent Narvic publie un billet sur les subventions que l’Elysée a décidé de verser à quelques médias en ligne. Depuis un an, le pouvoir a engagé quelques 600 millions d’euros de soutien à la presse. Même les pages de Libération ont été inondées de publicités gouvernementales vantant les mérites du plan de relance que le quotidien s’efforçait de critiquer dans les colonnes voisines. Le 11 novembre dernier, un décret créait le fonds d’aide au développement des services de presse en ligne (fonds SPEL). Doté de 20 millions d’euros par an pour les années 2009 à 2011, ce dernier a depuis décidé d’attribuer 249 000 euros à Rue89 , 200 000 euros à Mediapart , 199 000 euros à Slate.fr .
Publié le 2 janvier 2010 à 12:38 Petite polémique à propos des subventions gouvernementales à la presse en ligne. Des sites comme Rue89, Mediapart ou Slate.fr ont obtenu environ 200 000 euros chacun. Alors qu'Arrêt surImages.net (où je travaille depuis l'ouverture du site en janvier 2008), a refusé de demander une subvention, choisissant de s'en passer malgré sa fragilité puisque le site n'accepte pas non plus la publicité, et ne vit que des abonnements payés par ses lecteurs : 35 euros/an pour accéder à la partie payante du site. Quel que soit le choix des sites de presse en ligne, ces subventions sont une première qui fait débat aux yeux de certains.
Il est facile d'ironiser sur les sites d'information qui vont bénéficier des aides de l'Etat. Les blogueurs, dans l'ensemble, ne s'en sont pas privé. Le sujet a été traité chez Vogelsong , Narvic , Rubin , Thierry et Juan . (à lire aussi: Le Monde et Marianne ) En fait, le problème est complexe. Nous vivons dans une économie "bizarre" où presque tout est « aidé » ou subventionné.
Quand les sites d'info demandent des subventions publiques, les blogueurs sortent les griffes. Et attaquent. Comme nous le racontions ici , le Spiil, nouveau syndicat regroupant les "pure players" de l'info, dont @rrêt sur images, a décidé de rendre public le montant des subventions et des avances remboursables que ses membres se verront attribuer dans le cadre du fonds d'aide aux "services de presse en ligne". Cette politique de transparence n'est pas partagée par les sites internet adossés à des publications traditionnelles, ces derniers se gardant bien de déclarer combien ils toucheront, ni quels montants (dépassant régulièrement plusieurs centaines de milliers d'euros) leur ont été attribués par le passé. Pourtant, ce sont bien Mediapart, Rue89 et Slate qui sont la cible des jugements sévères de plusieurs blogueurs. "Mise sous respiration artificielle de la presse web."
Profitant d’un débat sur les nouvelles aides engagées par Nicolas Sarkozy en faveur de certains sites d’information en ligne, Narvic a posé le doigt sur l’un des problèmes qui fâchent: la bunkérisation de la presse, et des journalistes en particulier (L’estimé confrère développe nombre d’autres arguments sur l’avenir de l’information en ligne, que je vous laisse découvrir chez lui). Avec ses aides, le gouvernement fait un peu plus entrer dans la norme quelques nouveaux acteurs de l’information. Ces derniers sont-ils vraiment nouveaux ? Vogelsong a très bien décrit ce “ laboratoire de clonage” des médias du “monde réel” que deviennent les sites d’info en ligne. Voici donc ces “pure players” de l’info 2.0 fustigés.
Tiens donc, voici que les blogueurs s’en prennent de nouveau à la presse . Cette fois sur le terrain des subventions à la presse en ligne. C’est un scandale, disent-ils. Pour deux raisons.
Le débats sur les subventions accordées aux sites d'info dépasse les frontières du web . Dans "Tous azimuts" , son billet d'humeur quotidien tous les matins à 7h25, Nicolas Demorand revient sur "le sujet qui divise la partie la plus réflexive du web français" (@si est flatté d'être classé sous cette appellation). Le présentateur de la matinale de France Inter présente clairement et simplement les enjeux qui entourent cette question, et nous occupent depuis plusieurs jours : opacité sur l'attribution des aides, questions autour de la perte d'indépendance redoutée de ceux qui les acceptent, réflexe corporatiste des journalistes, heureux de se partager la manne financière sans la partager avec le reste de "l'écosystème" de l'information sur internet...
Alors que l’état de la presse écrite n’a cessé de s’aggraver, en Europe , ou aux Etats-Unis , l’annonce du versement de subventions gouvernementales à la presse en ligne a déchainé les passions sur internet… Accepter l’aide du gouvernement, est-ce compromettre son indépendance? Les critiques sont venues d’une partie de la blogosphère, et notamment du blog de Vogelsong , qui parle sur un ton très “Tous pourris!”