Communication de crise à l'UMP
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Les critiques de la droite ont redoublé de virulence vendredi à l'encontre d'Edwy Plenel, fondateur du site à l'origine de la tempête médiatico-politique qui éclabousse Eric Woerth. Dans la bouche des ministres , les mêmes mots reviennent… "La liberté de la presse" Avant de commencer leur diatribe, les membres de la majorité prennent soin de rappeler qu’ils sont du côté de la presse.
La meilleure défense, c'est l'attaque. Pour contrer les dernières révélations dans le dossier Bettencourt et dégonfler au mieux l'affaire qui inquiète au plus haut sommet de l'Etat, l'UMP tente la diversion en trois temps. Cibler Mediapart Depuis le début de la semaine, plusieurs personnalités de la majorité ont attaqué de front le site d'information Mediapart. Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand l'accusant d'avoir des "méthodes fascistes" et Christian Estrosi évoquant une presse digne "des années 1930". Ce vendredi, les assauts se cristallisent plus particulièrement sur le patron du journal en ligne, Edwy Plenel .
C'est donc l'affaire de l'été. Bettencourt, Woerth, la communication de crise, la presse, une "certaine" presse en première ligne et en arrière plan la crise de l'autre presse. Bettencourt, Woerth, les médias, l'emprise sur les médias comme enjeu à l'empire des médias. Et le net. En temps de crise, sur des dossiers sensibles, le recours au Net comme formidable amplificateur est désormais un fait avéré, entré dans les pratiques courantes des partis politiques.
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Un rapport de l'inspection générale des Finances (sous l'autorité directe du ministre) dédouane complètement Eric Woerth de tout soupçon concernant le suivi des dossiers fiscaux de Madame Bettencourt et de ses proches. Pile poil la veille de l'intervention de Sarkozy à la télévision. Et ça fuite où ? Dans le figaro. C'est un peu gros...
Mercredi soir, les députés UMP ont bloqué un amendement gouvernemental, événement extrêmement rare dans l’histoire du quinquennat de Nicolas Sarkozy. L’amendement, proposé dans le cadre du projet de loi « TPE » (très petites entreprises), prévoyait des « commissions territoriales » favorisant le dialogue social dans les petites sociétés. L’introduction d’un rôle syndical dans la vie de ces petites entreprises hérisse en effet Jean-François Copé et ses amis. Un détail : l’amendement était défendu par le ministre du Travail Eric Woerth, mis en minorité.
La majorité continue de coordonner sa communication, et les éléments de langage sont à nouveau de sortie. Aujourd'hui, au sujet des partis de poche, ce sont le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu, interrogé par Libération , et le président des Jeunes UMP, Benjamin Lancar, sur RMC , qui utilisent les mêmes mots et les mêmes arguments pour soutenir l'existence de ces structures... argument : "c'est plus transparent qu'une association" Ils précisent tous deux les conditions de financement d'un parti politique : 7500 euros par an et par personne, seules les personnes physiques (ni les entreprises ni les associations) peuvent donner. exemple : "regardez segolene royal, avec son association..."