[1995] Comptes de campagne de l'élection présidentielle
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Quinze ans après la présidentielle de 1995, on découvre que les rapporteurs du Conseil constitutionnel avaient recommandé le rejet du compte de campagne d'Edouard Balladur, à cause de liasses de billets d'origine douteuse. Les membres du Conseil, pourtant, avaient tout validé. Abonnez-vous pour avoir accès à cet article immédiatement. Vous êtes abonné(e) Identifiez-vous Je m'abonne
Comment le Conseil Constitutionnel a-t-il validé en 1995 les comptes de campagne d'Edouard Balladur, pourtant jugés irréguliers par ses propres rapporteurs ? C'est l'édifiant récit que fait Mediapart dans un article très informé (accès payant). Le 8 octobre, Libération a publié des extraits du rapport rédigé par les "rapporteurs" du Conseil, trois hauts fonctionnaires chargés d'éplucher les comptes de campagne du candidat Balladur. Ce document a été récupéré quelque temps auparavant par la Brigade centrale de lutte contre la corruption de Nanterre qui a fouillé les archives du Conseil constitutionnel, dans le cadre d'une enquête du juge Van Ruymbeke sur l'attentat de Karachi, et l'hypothèse d'un financement illégal de la campagne de Balladur, via des rétrocommissions sur des ventes d'armes au Pakistan.
Déclaration de la campagne présidentielle de Jacques Cheminade à l’occasion de l’article paru dans Mediapart le 11 octobre 2010
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Jacques Cheminade , né le 20 août 1941 à Buenos Aires , en Argentine , est un homme politique et essayiste français , fondateur du parti politique Solidarité et Progrès (S&P) en 1996. Il est candidat à l' élection présidentielle de 1995 (0,28 % des voix au premier tour) puis en 2012 (0,25 % des voix au premier tour). Biographie [ modifier ] Origines, études, et famille [ modifier ] Né en 1941 en Argentine , où son père, représentant de sociétés françaises, était arrivé vingt ans plus tôt [ 1 ] , Jacques Cheminade arrive en France à 18 ans.
Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debr é, n'a manifestement pas l'intention de lever le voile sur l'étrange validation, en octobre 1995, des comptes de campagne d' Edouard Balladur , alors premier ministre, contre l'avis négatif des rapporteurs. "Toutes les archives sont entreposées à Fontainebleau, indique-t-il au Monde, nous n'avons plus rien rue Montpensier, je ne sais évidemment pas ce qu'a saisi la justice . Je n'étais pas à cette place en 1995, je n'ai pas le droit d' interroger les anciens membres, il faudrait que j'ai une bonne raison pour rapatrier les archives. Donc, en l'état, je ne vois pas comment tirer les choses au clair, seule est valable la délibération du Conseil constitutionnel, en 1995..." Interrogé, Roland Dumas , le président socialiste du Conseil constitutionnel en 1995, ne semble pas, quant à lui, se rappeler de cet épisode troublant : "Je n'ai pas le souvenir d' avoir infirmé le rapport des rapporteurs, assure-t-il au Monde.
Les comptes de la campagne présidentielle de M. Balladur comportaient " un versement suspect de 10,25 millions de francs (1,56 million d'euros), en espèces. Cet argent pourrait provenir de rétrocommissions, selon une hypothèse privilégiée dans l'enquête menée par le juge Renaud Van Ruymbeke sur la vente de sous-marins au Pakistan, en 1994. " écrit Le Monde. "Pressés par Roland Dumas, ils " oublient " la provenance incertaine des 10,25 millions de francs d'Edouard Balladur, réintègrent dans ses dépenses 5 929 628 francs, ce qui le laisse opportunément juste en dessous du plafond de 90 millions de francs autorisé pour les candidats du premier tour. (...)
Edouard Balladur à l’Assemblée nationale le 5 mars 2010 (Jacky Naegelen/Reuters).