
Bâle III
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[2010] The Making of Good Supervision: Learning to Say No
On notera avec intérêt le disclaimer : "The views expressed herein are those of the author(s) and should not be attributed to the IMF, its Executive Board, or its management" by Aug 6
"Prepared by Jose Viñals and Jonathan Fiechter* with Aditya Narain, Jennifer Elliott, Ian Tower, Pierluigi Bologna, and Michael Hsu" by Aug 6
Alors que s’approche le coeur de l’été, période propice à de douces flâneries, de sympathiques promenades et d’aimables incursions littéraires, ou à tout autre plaisir à convenance, était-il bien avisé de se plonger dans l’un des sujets les plus arides et rébarbatifs de la planète financière, à savoir la réglementation bancaire ? Les journalistes des agences de presse, ainsi que ceux de la grande presse internationale, se sont manifestement posé la question, avant de finalement se résoudre à pondre tardivement leurs papiers d’analyse des premières décisions du Comité de Bâle, pour se mettre enfin à leurs valises. Quel métier !
[2010] Ils sont incorrigibles, par François Leclerc
[2010] Et les banques européennes survécurent au stress des tests
Par cinq fois, le marteau avait frappé la cloche fissurée projetant le très distinctif “La, sol, fa, do / fa, la, sol, do, si, ré, do” hors du beffroi dans la Tamise. L’horloge du Ferry Building sonna encore quatre coups. Dans quelques minutes, un journaliste à l’accent d’Oxbridge annoncerait les résultats des stress-tests sur la solidité des banques commerciales européennes. Voulant calmer les craintes croissantes des marchés, de mars à mai, quant à la possibilité qu’un pays de l’eurozone entre en cessation de paiement et que le système financier tout entier soit mis en péril, comme lors de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, le Comité Européen des Contrôleurs Bancaires allait rendre son rapport. Au royaume des gouverneurs, il y a eu presqu’autant d’appelés (91 banques) que d’élus (84).Sans fleur ni couronne, nous fêterons le 9 août prochain les trois ans du début de la crise des « subprimes ». Un emballement de plusieurs types de nouveaux produits financiers, censés au départ diluer le risque, échangés, de gré à gré sans ‘chambre de compensation’ [1] qui garantisse la solvabilité de la contrepartie, et adossés à une bulle spéculative dans le secteur de l ' immobilier ont conduit à la plus grande catastrophe financière en 70 ans. Plusieurs millions d’emplois, dont 7,9 millions aux Etats-Unis [2] ont été détruits, et l’Union Européenne a connu sa première expérience aux frontières de la mort. Les Etats-Unis, le Japon, l’Australie ont réagi en élisant un Président Noir, un Premier ministre plébéien [3] et une femme [4] comme dirigeante de l’ancienne colonie pénitentiaire, tous trois hors du moule, sociaux-démocrates et pragmatiques. En Europe, la crise a ramené les conservateurs au pouvoir là où ils n’y étaient pas déjà.

