
#2 : Les incriminés contre-attaquent
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Par PATRICIA TOURANCHEAU Colmatage de «fuites» dans la presse sur des affaires sensibles, enquêtes à des fins privées pour le chef de l’Etat, surveillances de téléphones de journalistes et de sources :les soupçons de détournement des services de renseignement par l’Elysée s’accumulent. Hier, dans un article titré «Sarko supervise l’espionnage des journalistes» , le Canard Enchaîné accusait le président de «demander personnellement à Bernard Squarcini», patron de la DCRI, «de surveiller tel ou tel membre de la presse» dès qu’un «journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens». Selon l’hebdomadaire, «ce rôle ne plaît guère à Squarcini» qui a mieux à faire avec le terrorisme, mais qui «se doit d’obéir et de passer à l’acte» . Il aurait donc confié le «cas du journaliste concerné» à un «groupe monté à cet effet au sein de la DCRI» et composé d’anciens policiers des Renseignements généraux (RG).
Espionnage de journalistes : Squarcini dément, le doute subsiste - Libération
Squarcini dément (Libération)
" Colmatage de «fuites» dans la presse sur des affaires sensibles, enquêtes à des fins privées pour le chef de l’Etat, surveillances de téléphones de journalistes et de sources : les soupçons de détournement des services de renseignement par l’Elysée s’accumulent. " souligne Libération qui cite Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur ( DCRI ) . Hier, (...) le Canard Enchaîné accusait le président de «demander personnellement à Bernard Squarcini», patron de la DCRI, «de surveiller tel ou tel membre de la presse» dès qu’un «journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens» . « Je ne reçois pas d’ordre de Sarko mais d’un patron, le directeur général de la police nationale, explique-t-il à Libération.Le malaise des espions accusés de surveiller les journalistes | Rue89
Dans son article accusateur, le rédacteur en chef du Canard enchaîné, Claude Angeli, signale que l'équipe montée par le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sont « plusieurs anciens policiers des RG ». Autrement dit, soit des experts « écoutes et filatures », soit des spécialistes de la presse... Si elle est vraie, cette dernière affirmation frise la faute professionnelle pour un service de renseignement. Quant à la première assertion, elle est très étonnante, car au moment de la création de la DCRI , en juin 2008, la scission des activités des Renseignements généraux (RG) a fait l'objet d'un partage finement ciselé. Comme le soulignait alors Le Monde , la section « presse-communication » des RG passe alors sous le contrôle de la nouvelle entité et pas, comme la logique le laissait supposer, sous celle de la SDIG (Sous-direction de l'information générale, les nouveaux RG).Claude Guéant et Bernard Squarcini portent plainte - leJDD.fr
Plainte de Guéant contre Mediapart
" Selon nos informations, le secrétaire général de l’Elysée a décidé de contre-attaquer judiciairement. " C’est la première fois de ma vie que je dépose plainte" confie Claude Guéant au JDD" annonce le Journal du Dimanche , à propos de futures plaintes en diffamation, après les accusations du Canard Enchaîné selon lequel l'Elysée aurait demandé à Bernard Squarcini patron de la Direction centrale du renseignement intérieur ( DCRI ), d'espionner des journalistes, avec l'aide d'anciens policiers des Renseignements Généraux. Dans un premier temps, Guéant avait qualifié ces accusations de "farfelues". Le secrétaire général de l'Elysée a précisé samedi matin que sa plainte, en citation directe , viserait Mediapart , mais pas le Canard enchaîné . " On ne peut pas laisser dire n’importe quoi, il y a des limites à tout. Et puis il y a tellement de journalistes disant du mal du Président, je le déplore, que cette tâche que l’on m’impute serait gigantesque!Plaintes de Guéant et Squarcini | Rue89
« C’est la première fois de ma vie que je porte plainte », a confié Claude Guéant au Journal du Dimanche, qui révèle que le secrétaire général de l’Elysée et le patron du contre-espionnage, Bernard Squarcini, vont porter plainte en diffamation respectivement contre Mediapart et Le Canard enchaîné. L’hebdomadaire satirique avait publié une bombe ce mercredi en affirmant que Nicolas Sarkozy supervisait personnellement l’espionnage de journalistes par le biais de Squarcini, patron de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur). Le lendemain, Mediapart affirmait que Claude Guéant était l’homme qui organisait la surveillance. Deux de ses journalistes enquêtant sur les affaires Karachi et Bettencourt auraient été « géolocalisés » par les services français lors de leurs déplacements pour rencontrer leurs informateurs. Claude Guéant a rencontré son avocat vendredi soir, selon Le JDD, qui le cite : « On ne peut pas laisser dire n’importe quoi, il y a des limites à tout.Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et Bernard Squarcini , patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), ont annoncé, samedi 6 novembre dans le Journal du Dimanche , qu'ils comptaient porter plainte pour diffamation après avoir été accusés de mener des opérations illégales visant à espionner et surveiller des journalistes. "On ne peut pas laisser dire n'importe quoi, il y a des limites à tout. Et puis, il y a tellement de journalistes disant du mal du président, je le déplore, que cette tâche que l'on m'impute serait gigantesque ! Tout cela est absurde" , a expliqué Claude Guéant, qui ajoute que c'est "la première fois de [sa] vie [qu'il] porte plainte" .
Guéant et Squarcini vont porter plainte - LeMonde.fr
Guéant contre Mediapart

