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Espionnage chez Renault sur usinenouvelle.com

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Affaire Renault : la thèse de l'escroquerie interne renforcée. Virage à 180 dans l'affaire Renault ce week-end. L’hypothèse de l’espionnage s’éloigne pour laisser place à celle d’une escroquerie en interne. On attendait des révélations venant de Suisse et du Liechtenstein quant à l’existence de comptes bancaires ouverts aux noms des trois salariés licenciés et soupçonnés d’espionnage. Mais dès vendredi 11 mars au soir, une source proche des enquêteurs de la DCRI révélait qu’aucune trace des comptes bancaires n’avait été trouvée. Une épine dans la défense du groupe Renault qui appuyait ses accusations sur l’existence de ces comptes. Mais la nouvelle la plus fracassante du week-end reste la mise en examen du responsable du service de sécurité de Renault, Dominique Gevrey pour escroquerie en bande organisée.

Et c’est le responsable sécurité, à l’origine des accusations d’espionnage, qui est au coeur de ce revirement dans l’enquête. Renault se prépare à affronter les suites de l’affaire d’espionnage. Dans l’attente des conclusions de la Suisse et du Liechtenstein concernant l’existence éventuelle de comptes bancaires, la direction du constructeur français étudierait les moyens d’exonérer les trois cadres.

Renault n’attend pas la fin de l’affaire pour se préparer. Selon le Wall Street Journal, le constructeur serait prêt à blanchir les trois cadres licenciés. Mais plus largement, cette affaire pourrait entraîner des changements au plus haut niveau du groupe. Une éventuelle démission du directeur général délégué, Patrick Pélata, a déjà été évoquée. Le journal mesure tout de même cette information en précisant que le patron du groupe, Carlos Ghosn, pourrait la refuser.

Reste que l’avocat du constructeur, Jean Reinhart, a prévenu que le groupe ne prendrait aucune décision avant les conclusions du Parquet de Paris. « Nous avons été fortement critiqué pour appuyer sur la gâchette trop rapidement, assure-t-il. Nous ne voulons pas le faire à nouveau ». Infographie : les protagonistes de l'affaire Renault. Renault : retour sur une affaire embarrassante. L'informateur anonyme, impliqué dans l'affaire d'espionnage présumé chez le constructeur automobile, aurait touché une somme d'argent importante en échange de ses recherches. Avec cette dernière révélation du Canard enchaîné, l'affaire devient encore plus embarrassante pour Renault. 250 000 euros ! C'est la somme qu'a touché l'informateur de Renault pour transmettre des informations incriminant les trois cadres licenciés, selon le Canard Enchaîné dans son édition du 9 mars. L'avocat du constructeur automobile français, Me Jean Reinhart a confirmé.

L'informateur secret attendrait encore 200 000 euros et en réclamerait même jusqu'à 900 000 euros pour apporter des preuves écrites des accusations. Escroquerie ou Espionnage? Acte I - Certitudes et accusation Scène 1 - L’affaire s’ébruite Tout commence le mercredi 5 janvier, date où le licenciement des trois cadres (3 janvier) est communiqué à l’AFP. Scène 2 L’intrigue se noue Le corbeau et l’informateur Les deux se sont pas les mêmes. Acte III. Révélations en cascade dans l'affaire Renault. Dans le cadre de l’affaire d’espionnage qui met à mal le constructeur français, le Canard Enchaîné révèle le 9 mars que l’informateur anonyme aurait reçu 250 000 euros pour son enquête. D'autres sources s'attardent sur l'enquête et la volonté du constructeur d'aller vite. Et la cagnotte de cet investigateur aurait du continuer de gonfler notamment avec 200 000 autres euros.

Il en réclamerait même encore 900 000 pour apporter des preuves écrites de ses accusations. Pour l’heure, les services de sécurité du constructeur ont refusé de dévoiler l’identité de cet informateur. Quant à la direction du groupe, elle a refusé de commenter l’information, « tant que l’enquête n’est pas terminée ». La semaine dernière, la direction de Renault évoquait la thèse d’une probable manipulation dans cette affaire. Gros sous et accélération de l'enquête A la révélation du journal satirique s’ajoutent d’autres informations venues de sources proches de l’affaire. Renault : Michel Balthazard contre-attaque. Renault hésite entre manipulation et espionnage. Affaire Renault : « Un modèle de dénonciation calomnieuse » C'est ce que déclare l'un des avocats de l'un des cadres mis à pied chez Renault dans l'affaire d'espionnage présumé. Depuis quelques jours, les éléments du dossier semblent de moins en moins solides pour la direction du constructeur automobile.

Dernière information qui vient battre en brèche l'obscure affaire d'espionnage chez Renault, celle révélée ce matin par l'AFP. Selon l'Agence France Presse, l'enquête menée au Liechtenstein est « sans résultat ». Les numéros de comptes fournis dans le cadre de la commission rogatoire internationale seraient faux, indique encore l'AFP.

Voilà qui affaiblit encore un peu plus le rôle et l'analyse de Renault dans cette affaire. Pour Maître Pierre-Olivier Sur, l'un des avocats de Michel Balthazard, mis à pied par Renault en début d'année : « ce dossier est, pour un avocat, un modèle d'accusation calomnieuse et donne la possibilité de prouver l'innocence d'un client. » Selon lui « ce n'est pas comme lorsqu'on accuse un type d'avoir violé une fille. Renault : l'enquête qui fait pschitt. Nouveau rebondissement dans l'affaire d'espionnage chez Renault. Selon le site internet du quotidien Libération, Patrick Pelata, le directeur général du constructeur, aurait informé Matignon et Bercy que le groupe envisage avoir été victime d'une «manipulation». Les entretiens du lundi 28 février entre le numéro 2 de Renault - qui avait annulé au dernier moment sa visite au salon de Genève- et un conseiller du Premier ministre, puis avec le ministre de l'industrie Eric Besson ont bien été confirmés.

Ce n'est pas le cas, en revanche, de la teneur des propos qui ont été échangés. «Il m'a fait le point sur la vision qu'a Renault de l'enquête en cours» a indiqué à l'AFP le ministre Eric Besson. «Vous comprendrez que je ne peux faire aucun commentaire, d'autant que la justice est saisie, qu'il y a des enquêtes en cours», a-t-il ajouté.

Toujours selon le quotidien, les soupçons d'espionnage ne portent plus que sur un seul des trois cadres mis à pied en janvier. Renault aurait eu recours ? un salari? de Geos pour son enqu?te interne. Nouveau rebondissement dans le dossier Renault. Un salarié d'une entreprise spécialisée dans l'intelligence économique et la surveillance d'entreprises serait mêlé à l'affaire. Geos a confirmé ce matin l’information révélée par le Canard Enchaîné. Dans le cadre de son enquête interne lancée dès août, le constructeur aurait eu recours aux services d’un salarié basé à Alger appartenant au groupe Geos. Il aurait été en contact avec des personnes qui auraient communiqué à Renault des noms d banques et des numéros de comptes. L’individu aurait touché jusqu’à 100 000 euros pour cette mission. Le groupe Geos assure que le salarié a pris l’initiative « à titre personnel et sans en référer à sa hiérarchie de servir d’intermédiaire entre ses contacts chez Renault et un tiers investigateur ».

Selon le communiqué du groupe, le salarié a reconnu les faits et s’est engagé à présenter sa démission à compter du 1er février. Geos impliqué ? Espionnage : Renault victime d’une escroquerie en interne ? L’affaire d’espionnage a encore sa part de mystère. Selon des informations publiées dans la presse ce week-end, l’auteur de la lettre anonyme mettant en cause les salariés mis à pied serait un proche de l’un d’entre eux. La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) mènerait son enquête sur l’entourage proche de Michel Balthazard, licencié en janvier avec ses deux collègues, Bertrand Rochette et Matthieu Tenenbaum. Une information révélée samedi par le quotidien le Parisien. Plus précisément, il pourrait s’agir d’un des collaborateurs du cadre supérieur. « La piste d’un règlement de comptes interne, écartée jusqu’alors, n’est pas exclue », confie une source proche du dossier. Dans l’entourage de la direction, on évoque la possibilité que le groupe ait été victime d’une escroquerie. « Dans ce cas, quelqu’un a voulu qu’on se sépare de ces trois personnes », indique-t-on.

Espionnage : l’enquête interne de Renault égratignée. Matthieu Tenenbaum n’a pas eu de compte bancaire en Suisse. C’est ce qu’affirme le Canard enchaîné dans son édition du 23 février. C’est un argument de taille qui tombe dans la défense du groupe Renault. Pour l’heure, le parquet de Paris ne confirme pas l’information.

Mais selon journal, le cadre suspecté d’espionnage avec deux autres collègues ne possède pas de compte à la Banque cantonale de Zurich, comme l’aurait prouvé l’enquête interne menée par le constructeur. C’est le procureur fédéral de Berne, venu en aide à la justice française sur sa demande, qui aurait indiqué pareille information au parquet. L’avocat de l’ancien salarié, Me Thibault de Montbrial, souhaite que « le parquet communique dès l’instant où il aura une réponse officielle afin de mettre fin au cauchemar de son client ».

Un autre élément révélé par RTL semble égratigner la défense du constructeur. «Ce n'est pas à Renault d’enquêter» Carlos Ghosn, invité de RTL le 11 février, répond aux attaques du Canard Enchaîné concernant l’affaire d’espionnage et défend son plan stratégique Une petite phrase du patron de Renault en fin d’interview jette le trouble sur la manière d'aborder l'affaire d'espionnage chez Renault. A la question de Jean-Michel Apathie : « Les preuves récoltées par Renault l’ont-elles été de manière légale ou illégale ? », le patron de Renault confie que « ce sera à la justice de le déterminer, ce n’est pas à Renault d’enquêter ». Pour compléter sa réponse, il explique que « le patron du comité de déontologie est aussi le chef des services juridiques de l’entreprise, donc cela m’étonnerait que des choses aient été faites en dehors de la légalité ».

Sur l’enquête d’espionnage, Carlos Ghosn assure que tous les services ont eu pour consigne de répondre aux services du Procureur. Affaire Renault : la liste des plaintes s’allonge. Dans le cadre de l’affaire d’espionnage chez Renault, une nouvelle plainte va être déposée par un des trois cadres mis à pied. Pour « entrave à la justice » cette fois. Matthieu Tenenbaum, Directeur de Programme Adjoint chez Renault, va porter plainte contre X. Il se fonde sur des informations de presse montrant que les membres du service de sécurité de Renault ont refusé de dévoiler leurs sources à la justice. Son avocat, Me Thibault de Montbrial, précise que « Renault a transmis des informations recueillies sur des éléments transmis verbalement et que la société aurait organisé des coupe-circuits avec l’intervention d’un prestataire extérieur en Algérie ».

Il reprend là des informations divulguées ce matin par le Canard Enchaîné, mettant en cause un salarié de l’entreprise d’intelligence économique et de surveillance des entreprises, Geos. Le salarié de Renault n’en est pas à sa première plainte dans le dossier. Renault aurait eu recours à un salarié de Geos pour son enquête interne. « Renault préfère prendre le risque de licencier que d’être espionné »

DOCUMENT Dans le cadre de l’affaire Renault, L’Usine Nouvelle s’est procuré la lettre de licenciement d’un des trois cadres mis à pied, Bertrand Rochette. Décryptage d'une avocate, spécialiste en droit social. Pour justifier l’intention de licencier le salarié, le constructeur français évoque une faute lourde, caractérisée par une « intention de nuire » et des « actes extrêmement graves ». Il la qualifie en mettant l’accent sur l’existence « de sommes d’argent de source étrangère » perçues par le salarié et évoque « sa conviction » quant à l’implication de Bertrand Rochette dans l’affaire d’espionnage.

Ces propos font écho aux révélations de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) le 25 janvier. Celle qui doit mener l’enquête pénale estime que les preuves apportées par le constructeur suite à son enquête interne sont assez lapidaires. Prise de risque Dans ce cas, la qualification de faute lourde jouera à plein. Renault : "pas de preuves pour le parquet", selon l?avocat de M. Balthazard. Maître Pierre-Olivier Sur, l’avocat de Michel Balthazard, revient sur l’affaire Renault. Persuadé que le Parquet n’a aucune preuve associée à la plainte déposée par Renault, il demande à la justice de l’annoncer par communiqué.

Comment réagissez-vous aux accusations portées par l’avocat de Renault contre la DCRI ? Je compte les coups ! Je suis en position d’arbitre ou plutôt de spectateur. Mais je suis quand même étonné par cette mise en cause. Envisagez-vous une contre-attaque ? Je demande surtout au parquet de rétablir des vérités. Il est effondré. Va-t-il être entendu par la DCRI ? Pour l’instant, il n’a pas reçu de convocation. Espionnage : la DCRI, attaquée par Renault, perquisitionne et questionne. Dans l’affaire d’espionnage chez Renault, la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) mène l’enquête, en dépit des critiques émises par l’avocat du constructeur. Les bureaux des trois cadres mis à pied ont fait l’objet de perquisitions de la part des services du contre-espionnage ces derniers jours. Selon plusieurs sources, des ordinateurs auraient été saisis lors des investigations menées en dehors des heures de travail sur le site de Renault Guyancourt. Par ailleurs, les services de la direction centrale ont entendu quatre personnes dans le cadre de l’affaire, dont trois responsables de la sécurité chez le constructeur.

Les trois cadres mis à pied devraient être les prochaines personnes sur la liste des auditions, en qualité de témoins. Mais le travail de la DCRI ne semble pas satisfaire l’avocat du groupe. En effet, ce dernier l’a vivement critiqué ce matin dans un reportage sur France Info. Dans l’affaire Renault, l’enquête patine. Carlos Ghosn estimait dimanche avoir en sa possession des informations prouvant l’espionnage industriel chez Renault. Mais ces éléments n’auraient aucune valeur juridique. Ce qui pourrait ralentir l'enquête, voire remettre en cause toute l’affaire.

Après audition des deux responsables de la sécurité du constructeur chargés de l’enquête interne en août, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) assure que les informations collectées par Renault ne constituent pas des preuves pour l’enquête pénale. « Tout ce qui a été fait avant l’entrée en piste du contre-espionnage n’a aucune valeur juridique », confie un fonctionnaire de la direction centrale. Selon le Figaro, l’enquête piétinerait aussi faute de transmission de documents essentiels.

La DCRI n’aurait pas reçu la copie de l’enquête privée mettant en cause les trois cadres supérieurs. Seule une restitution verbale des conclusions serait parvenue aux policiers. Les salariés vent debout. Carlos Ghosn réagit à l’affaire Renault, sans rien révéler. Michel Balthazard attaque Renault pour dénonciation calomnieuse. Deux cadres Renault contestent leur licenciement devant la justice. Affaire Renault : les rumeurs vont bon train. L’enquête Renault aurait nécessité trois mois de plus (Le Monde) « Renault était dos au mur » (Me Frédéric Saffroy)

Renault dépose plainte contre X. « L’affaire Renault pourrait être néfaste à Cléon » (CFE-CGC) Du Concorde à Renault, 14 affaires d’espionnage industriel. Ventes monde et espionnage : Renault se veut confiant. La Chine espionne-t-elle Renault ? L'affaire Renault : "un cri d'alarme pour la protection de l'industrie française" (B.Carayon)

Espionnage chez Renault : une affaire de guerre économique (Eric Besson)