"Le coaching"

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Accompagnement, au coeur de la réflexion du CRAP. C'est en remerciant les plus de deux cents présents pour leur soutien dans la crise actuelle (réduction des financements) que le président Philippe Watrelot ouvre la séance dans les locaux de la mairie du XXe arrondissement de Paris, avec le soutien de l'association Education et Devenir.

accompagnement, au coeur de la réflexion du CRAP

Pour le CRAP, l'idée de l'accompagnement n'est pas neuve : "nous militons pour une conception large du métier d'enseignant, pour que l'école soit son propre recours et que la pédagogie soit ouverte. Nous savons que l'aide se passe dans et hors la classe, avec un double risque : dédouanner l'écol ou mettre à l'écart. L'aide serait alors un pansement qui empêche de se poser la question de la différenciation dans la classe. " Mais l'accompagnement est aussi un mot-clé des réformes en cours, et les bonnes idées peuvent donner lieu à des dérives. S'il revendique son engagement pour une réforme du lycée, P. Mais quelle différence entre le soutien contre la pédagogie différenciée ?

S'il partage avec A. L’accompagnement, une idée neuve en éducation. Aux lendemains du Colloque du CRAP-Cahiers pédagogiques, organisé en partenariat avec Éducation & Devenir et la Mairie du XXe arrondissement qui a mis à disposition ses locaux et ses personnels pour la réussite incontestable de cette réflexion de deux jours en présence de plus de deux cents participants, un écho ici-même, en attendant d’ici quelques semaines la parution d’actes, sous la forme d’un complément, très substantiel, au Hors série numérique « Aider et accompagner les élèves dans et hors l’école » [1] Lire également le dossier très complet du Café pédagogique À écouter plusieurs interventions, on a peut-être des raisons d’être pessimiste et amer.

L’accompagnement, une idée neuve en éducation

Rien de nouveau sous le soleil, nous dit Jean-Paul Delahaye : on trouve bien des circulaires qui encouragent à un vrai accompagnement des élèves, depuis... Jules Ferry. Et finalement une mise en œuvre médiocre, qui prend la forme aujourd’hui d’une externalisation des problèmes des élèves en difficulté. Jean-Michel Zakhartchouk Agnès Paon. La Troisième Voie. Pour sortir de la confusion, nous avons tendance à simplifier.

La Troisième Voie

Mais il y a une autre manière de procéder. Dans les situations difficiles, le réflexe le plus naturel est de vouloir simplifier les choses, de chercher la “ligne claire”, car il semble que la solution à notre problème n’en sera alors que plus évidente. Et cependant, si la situation apparaît inextricable, ce pourrait aussi être qu’elle est envisagée d’une manière univoque, disons “unidimensionnelle”. On sait que celui qui dispose pour seul outil d’un marteau aura tendance à voir tous les problèmes sous la forme de clou. Ce n’est pas le plus intéressant, ni le plus efficient. Par exemple, un problème budgétaire pourra se trouver transformé d’y introduire une réflexion sur la dynamique humaine qui résultera des choix financiers qui seront faits.

Quelques pistes pour complexifier : Bienvenue sur une planète multicolore.