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En Égypte comme en Tunisie, les observateurs soulignent la place importante des réseaux sociaux sur Internet dans la contestation des pouvoirs en place. Catherine Lacour-Astol, docteure en histoire contemporaine, analyse pour le Figaro.fr leur rôle à la lumière de l'Histoire. LEFIGARO.FR. - Analysant le rôle des réseaux sociaux dans les événements en Égypte et en Tunisie, certains n'hésitent pas à parler d'une «révolution Facebook».
Voici une mini-infographie sur l’implication indirecte de Twitter en rapport avec la crise en Egypte . Certes ce ne sont pas 12 885 utilisateurs identifiés comme étant situés en Egypte qui ont changé le monde sur une population de 85 millions d’habitants, mais Internet et les réseaux sociaux ont agit comme un véritable accélérateur à la révolte égyptienne . L’infographie ci-dessus montre que le nombre de tweets relatifs à la révolte de la population égyptienne a été multiplié par 10 dans le monde dans la semaine qui a suivi le 25 janvier , la “ journée de la colère “.
[11] Admettons cependant que cette liberté peut être comprimée et qu’il est possible de tenir les hommes dans une dépendance telle qu’ils n’osent pas proférer une parole, sinon par la prescription du souverain ; encore n’obtiendra-t-il jamais qu’ils n’aient de pensées que celles qu’il aura voulu ; et ainsi, par une conséquence nécessaire, les hommes ne cesseraient d’avoir des opinions en désaccord avec leur langage et la bonne foi, cette première nécessité de l’État, se corromprait ; l’encouragement donné à la détestable adulation et à la perfidie amènerait le règne de la fourberie et la corruption de toutes les relations sociales.
La lecture de la semaine est un article passionnant de l’hebdomadaire britannique The Economist , intitulé “Comment Luther est devenu viral”.
Réforme protestante du XVI° siècle et printemps arabe du XXI° siècle. Deux événements historiques, deux révolutions. Mais une même façon de se diffuser en s'appuyant sur les technologies de communication de l'époque.
Pin It Article paru dans Politique étrangère n° 1/2012 et rédigé par David M. Faris, professeur adjoint de science politique à la Roosevelt University. Son ouvrage Dissent and Revolution in a Digital Age: Social Media, Blogging and Activism in Egypt (Londres, I.B.Tauris) paraîtra en septembre 2012. La question du rôle des médias sociaux dans le « printemps arabe » est bien souvent traitée de manière caricaturale. Certains n’ont pas hésité à parler de « révolution Facebook », « révolution Twitter » ou « révolution WikiLeaks », présentant l’avènement du Web social comme la cause principale du déclenchement des révoltes. D’autres, au contraire, ont expliqué qu’Internet n’avait joué aucun rôle.
«On est en train de nous gazer! Des centaines de militaires se ruent sur nous!», a écrit sur Twitter suzeeinthecity il y a un an presque jour pour jour. «Si nous avons pu construire les pyramides, alors nous pouvons abattre ce mur!»
Egypt’s revolution as it unfolded, in the words of the people who made it