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La photographie d'Aylan

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Après le choc de la photo d'Aylan Kurdi, les initiatives se multiplient en France en faveur des réfugiés. Une photo peut-elle changer le cours de l'histoire ?

Après le choc de la photo d'Aylan Kurdi, les initiatives se multiplient en France en faveur des réfugiés

Ou renverser les opinions ? La photo d'Aylan Kurdi, un enfant syrien de 3 ans retrouvé mort noyé sur la plage de Bodrum (Turquie), a ému l'Europe, jeudi 3 septembre. En France, les initiatives se multiplient pour appeler à accueillir davantage de réfugiés, dans de meilleures conditions. En voici quelques-unes.

Un appel à héberger les réfugiés chez soi. Laissez Aylan reposer tranquille – Libération. Un graffiti en hommage à Aylan Kurdi pour interpeller sur le sort des migrants. EN IMAGES - Un graffiti de 120m2 a été peint sur un mur longeant le Main, près du quartier de la Banque centrale européenne à Frankfurt.

Un graffiti en hommage à Aylan Kurdi pour interpeller sur le sort des migrants

Il représente le jeune syrien retrouvé mort noyé le long d'une plage turque, le 2 septembre 2015. En septembre 2015, la photographie du jeune Aylan Kurdi, mort noyé à l'âge de trois ans et retrouvé - visage contre le sable d'une plage turque - avait ému la communauté internationale sur le sort des migrants. Cette image avait provoqué une onde de choc et donné lieu à des réactions de la part des gouvernements, afin d'accueillir davantage de réfugiés en Europe.

Des actes que les artistes allemands Oguz Sen et Justus Becker, également connus sous leurs pseudonymes Bobby Borderline et COR, ont tenu à rappeler, alors que la montée des extrêmismes secoue l'Allemagne, qui a accueilli plus d'un million de migrants en 2015. Les deux street-artists ont choisi de peindre sur une immense fresque de 120m2 le corps du petit Aylan.

Il y a un an, la photo du petit Aylan bouleversait le monde entier. VIDÉOS - Le 3 septembre 2015, le cliché du corps sans vie de ce petit Syrien de trois ans, retrouvé sur une plage turque, faisait le tour du monde.

Il y a un an, la photo du petit Aylan bouleversait le monde entier

Retour sur cette image en cinq points. Le cliché avait fait le tour du monde. Il y a un an, jour pour jour, la photo du petit Aylan Kurdi, devenait le symbole de la crise migratoire que traverse l'Europe. L‘image était glaçante: elle montrait le corps sans vie d'un enfant de trois ans, allongé sur une plage de Bodrum en Turquie, le visage à moitié enfoui dans le sable. Ce petit garçon, un Syrien d'origine kurde, était mort noyé alors qu'il tentait de quitter la guerre civile syrienne avec sa famille. . • L'histoire de la photo Le 2 septembre 2015, la photographe turque Nilüfer Demir faisait un tour sur cette plage de Bodrum lorsqu'elle a aperçu ces deux enfants inanimés: le petit Aylan et son frère aîné, âgé de 5 ans.

À LIRE AUSSI: Comment la photo d'Aylan s'est propagée sur les réseaux sociaux • L'odyssée tragique d'une famille. Ina. Mort d’Aylan : mensonges, manipulation et vérité. La photo d’Aylan Kurdi, cet enfant kurde retrouvé mort sur une plage turque le 2 septembre, a ému le monde entier.

Mort d’Aylan : mensonges, manipulation et vérité

Pourtant, dès le lendemain, et dans un mouvement inverse, ont émergé en ligne nombre de tentatives pour saper les témoignages de soutien et de solidarité envers les migrants. Y compris en usant de procédés malhonnêtes : manipulation des images, contre-vérités sur la famille de l’enfant ou sur les circonstances de sa mort. Lire aussi Migrants : la guerre des images 1. « Il s’agit d’une mise en scène » Dès l’apparition de la photo, de nombreux sites dénoncent une prétendue opération de propagande en arguant notamment de la position « peu naturelle » du corps de l’enfant sur la plage. Cette photo n'est pas naturelle.. le corps de cet enfant ne pouvait avoir été ainsi rejeté par la mer. Quelques jours plus tard, une autre photo apparaît : elle montrerait que le corps de l’enfant de 3 ans a été disposé sciemment sur la plage pour créer un effet de mise en scène.

La photographe témoigne: "Lorsque j'ai vu le corps d'Aylan, j'étais pétrifiée" We and our partners store and/or access information on a device, select basic ads, select personalised ads, measure ad performance, develop and improve products, create a personalised ads profile, create a personalised content profile, select personalised content, measure content performance, apply market research to generate audience insights, select basic ads, create a personalised ads profile, select personalised ads, create a personalised content profile, select personalised content, measure ad performance, measure content performance, apply market research to generate audience insights, develop and improve products.

La photographe témoigne: "Lorsque j'ai vu le corps d'Aylan, j'étais pétrifiée"

These technologies may process personal data such as IP address and browsing data for ensure security, prevent fraud, and debug, technically deliver ads or content. They may match and combine offline data sources, link different devices, receive and use automatically-sent device characteristics for identification. Contrôlez vos données. Cinq ans après la mort d'Alan Kurdi, l'Europe toujours en panne de solidarité sur la question migratoire. La photo de ce petit bonhomme allongé sur le sable, dans son tee-shirt rouge et son bermuda bleu, ce petit garçon à plat ventre léché par les vagues, qui ne rouvrira jamais les yeux, on la connaît tous.

Cinq ans après la mort d'Alan Kurdi, l'Europe toujours en panne de solidarité sur la question migratoire

Aujourd'hui encore, elle nous bouleverse, elle nous choque. Parce qu'elle résume avec une violence inouïe la crise migratoire de cette année 2015 : un million de réfugiés majoritairement syriens et afghans, qui ont fui la guerre et l'insécurité pour gagner un rivage plus accueillant de la Méditerranée. On connaît la suite : des frontières qui s'ouvrent puis se referment, les tergiversations des Européens... et au final, le mur infranchissable de l’indifférence. Sea-Eye a porté plainte contre le ministère italien des Transports pour immobilisation illégale de leur navire humanitaire.