Crise éco-Europe
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On a quelque peu intensifié les ratios de sécurité, mais pour les banques seulement, et on ne les a pas étendus aux autres opérateurs sur les marchés. Rien ne borne, toujours, le champ illimité des marchés « virtuels» c'est à dire des marchés de produits dérivés déconnectés de tous contrats d'économie réelle, et rien n'est fait non plus pour limiter la propension des grandes banques, surtout la FED américaine, à inonder le monde d'un volume hallucinant de liquidités créées pour la spéculation et totalement étrangères à toute orientation vers l'investissement. Il n'y a donc aucun frein à ce que se reproduisent des bulles financières de même nature que celle qui explosa en 2007-2008. Les paradis fiscaux n'ont guère perdu de leur ampleur ni naturellement de leur anarchique volatilité. Le léger renforcement des autorités de contrôle ou de régulation bancaires qui est tout de même intervenu n'est en rien à la hauteur des enjeux.
CAMBRIDGE – Le déficit actuel s’élevant à 9,1% du PIB est en partie dû aux répercussions mécaniques de la récession, c’est incontestable ; mais selon les projections officielles du Congressional Budget Office (CBO), ou bureau du budget du Congrès américain, même quand l'économie de plein emploi sera rétablie, le déficit restera si colossal que le ratio dette publique / PIB américain continuera d'augmenter pendant toute cette décennie, et au-delà. Pour comprendre la manière dont il faudrait assainir le budget américain, il faut saisir la raison pour laquelle le déficit budgétaire restera probablement très élevé.
LE CERCLE. Le contexte reste tendu entre, d'un côté, le poids des agences de notation et, de l'autre, la BCE. La vrai valeur de l'euro dans tout cela ? Jean-Claude Trichet a laissé comprendre lors de la dernière réunion du Conseil des Gouverneurs que la hausse des taux est très probable dans la zone euro au mois de Juillet.