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Histoire & Memoires

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Germany to apologise to Namibia for genocide of Herero people | African News. GERMANY plans to formally apologise to Windhoek for the genocide of indigenous Namibians a century ago, a foreign ministry spokesperson said on Wednesday, but added that the move would not carry any obligation of reparations. "We are working towards a joint government declaration with the following elements: common discussions on the historical events and a German apology for the action in Namibia," Sawsan Chebli told reporters.

The joint declaration with the Namibian government can serve as a basis for a parliamentary resolution, she said, adding, however, that the step would not translate into legal repercussions for Germany. "On the question of whether there could be reparations or legal consequences, there are none. The apology does not come with any consequences on how we deal with the history and portray it," she said. Berlin ruled what was then called South West Africa as a colony from 1884 to 1915. Up to 80,000 Hereros lived in Namibia when the uprising began. Histoire@Politique n°29 : Sources : Conflits de mémoire et usages (très) politiques de l’histoire : le cas des archives du franquisme. Dans un roman récemment traduit en français, Javier Cercas relate l’enquête obstinée qui l’a mené sur les traces d’un nonagénaire barcelonais, Enric Marco Batlle.

Pendant des années, celui-ci s’est fait passer pour un ancien combattant antifranquiste et a porté la parole des survivants espagnols de l’Holocauste, multipliant conférences et interviews. Mais en 2005, un historien, Benito Bermejo, met au jour son imposture, plongeant le pays dans la stupéfaction : Marco est bien allé en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale mais en tant que travailleur volontaire ; il a été arrêté par la Gestapo à Kiel et a passé trois semaines en prison, mais il n’a jamais été interné dans le camp de concentration de Flossenburg, en Bavière.

Depuis le début des années 2000, plusieurs instances se disputent le monopole de l’élaboration de la compréhension du passé récent de l’Espagne. La politique archivistique de la dictature franquiste La place des historiens dans la « guerre mémorielle » (C. Les excuses de Trudeau pour les pensionnats autochtones, « chapitre sombre » de l’histoire du Canada. Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a solennellement demandé pardon, mardi 15 décembre, aux autochtones du pays au nom de l’Etat fédéral, qui a envoyé de force pendant des décennies des dizaines de milliers d’entre eux dans des pensionnats, où ils ont été victimes de sévices.

M. Trudeau s’exprimait à Ottawa à l’occasion de la publication du rapport final de la commission qui a enquêté sur ces écoles. Son discours a été largement applaudi par la foule. Lire aussi Justin Trudeau imprime son style à Ottawa Le précédent gouvernement s’était officiellement excusé de ce « génocide culturel » en 2008 et avait accordé 1,9 milliard de dollars canadiens (près d’1,3 milliard d’euros) de compensations aux anciens élèves. « Accepter pleinement nos responsabilités » Justin Trudeau s’est engagé à donner suite aux quatre-vingt-quatorze « appels à l’action » lancés par la commission de vérité et de réconciliation qui a recueilli pendant six ans quelque sept mille témoignages d’anciens élèves. "Les victimes de l'histoire en appellent plus à la connaissance qu’à la reconnaissance"

Grand historien de la seconde guerre mondiale, auteur d’essais décisifs sur la mémoire de Vichy – Le syndrome de Vichy de 1944 à nos jours, Vichy, un passé qui ne passe pas -, Henry Rousso s’interroge aujourd’hui sur les usages actuels de l’histoire et les politiques de mémoire en France. Son livre important, Face au passé, essai sur la mémoire contemporaine (Belin) tente de comprendre le sens d’un investissement collectif inédit pour prendre en compte, les séquelles des traumatismes du passé. Un plaidoyer vif pour la connaissance du passé, intégrant elle-même la question du silence des victimes. Face au passé n’aurait-il pas pu s’intituler Face au présent, sachant que votre livre, fruit de dix ans de travail, touche à l’actualité de notre temps ? Henry Rousso – Bien sûr que Face au passé est aussi Face au présent. Mais être face au présent, ça va de soi. Vous dédicacez votre livre à votre père qui a eu, dites-vous, “la sagesse de laisser le passé derrière lui”.

Comment, précisément ? En quête des restes de Lénine en Ukraine. Bustes de dirigeants communistes. Kharkiv © Niels Ackermann / Lundi13 Prise dans une guerre qui ne dit pas son nom avec la Russie depuis le printemps 2014, l'Ukraine a accéléré, en 2015, sa "désoviétisation", alors que le Donbass, la région de l'Est du pays, est tenue par des séparatistes prorusses et que la Crimée a été annexée de fait par la Russie. Depuis le 9 avril 2015, l'Ukraine interdit la glorification de symboles communistes et nazis. Problème : dans ce pays d'ex-URSS, les symboles communistes sont très, très nombreux, dans les noms de villes et de rues, l'architecture et le paysage urbain. Lire aussi : L'Ukraine veut effacer sa mémoire soviétique Un journaliste français, Sébastien Gobert, et un photojournaliste suisse, Niels Ackermann, tous deux basés en Ukraine, sont partis à la recherche des restes de ces statues pour le Calvert Journal, un média basé à Londres et spécialisé sur l'espace postsoviétique.

Kramatorsk, est de l'Ukraine. © Niels Ackermann / Lundi13 Chasse au trésor. Henry Rousso: «Le surinvestissement dans la mémoire est une forme d’impuissance» Il n’y aura jamais eu en France autant de commémorations que pendant le mandat de François Hollande : célébrations diverses des deux Guerres mondiales, entrée au Panthéon de grands résistants, récente polémique sur le choix de la date du 19 mars - celle des accords d’Evian - pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie… Il y a plus de vingt ans, l’historien Henry Rousso publiait Vichy, un passé qui ne passe pas (Fayard).

Dans son dernier livre Face au passé : essais sur la mémoire contemporaine, il s’interroge sur l’activisme mémoriel. Alors que la mémoire s’est mondialisée pour devenir une valeur cardinale des sociétés démocratiques, l’historien pointe les limites d’une mémoire collective purement négative, prescriptive et conjuratoire (le fameux «plus jamais ça»). Qui n’a évité ni la résurgence de l’antisémitisme en France ni le regain des nationalismes en Europe de l’Est.

A force de commémorer les guerres du passé, on ne saurait plus affronter les conflits du présent ? Sans doute.