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Grèce

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Le FMI et la crise grecque. Le FMI qui réunit 188 pays membres joue un rôle complexe dans un monde qui s’est financiarisé. Depuis les accords de Bretton Woods le 27 décembre 1945, il vient en aide aux pays en réelles difficultés financières. Sa principale mission a été de gérer le système monétaire international basé sur un système de change fixe. Les taux de change sont établis par les marchés financiers depuis 1973. Depuis sa création, le FMI a toujours accompagné des pays en guerre ou en voie de développement comme le Pakistant, l’Argentine, par exemple.

Avec la financiarisation des économies depuis le début des années 2000, le FMI a du s’adapter. Selon ses propres règles, le FMI n’aurait jamais dû intervenir en Grèce en 2010. Le FMI et la Grèce C’est durant les années 2008-2009 que l’Union Européenne et le FMI réalisent qu’elles méconnaissaient la situation financière exacte de la Grèce. En ce 15 juillet 2015, le FMI va continuer d’influer les pays de la zone euro pour renégocier la maturité de la dette.

Jürgen Habermas’s verdict on the EU/Greece debt deal – full transcript | Philip Oltermann. Guardian: What is your verdict on the deal reached on Monday? Habermas: The Greek debt deal announced on Monday morning is damaging both in its result and the way in which it was reached. First, the outcome of the talks is ill-advised. Even if one were to consider the strangulating terms of the deal the right course of action, one cannot expect these reforms to be enacted by a government which by its own admission does not believe in the terms of the agreement. Secondly, the outcome does not make sense in economic terms because of the toxic mixture of necessary structural reforms of state and economy with further neoliberal impositions that will completely discourage an exhausted Greek population and kill any impetus to growth. Thirdly, the outcome means that a helpless European Council is effectively declaring itself politically bankrupt: the de facto relegation of a member state to the status of a protectorate openly contradicts the democratic principles of the European Union.

Le penseur allemand Jürgen Habermas juge l'accord grec «toxique» Joseph Stiglitz : «L’Allemagne n’a ni bon sens économique ni compassion» Inlassable partisan d’une autre économie, l’Américain Joseph Stiglitz est présent à la troisième Conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba, où le Prix Nobel d’économie 2001 milite pour une refonte radicale de l’architecture financière mondiale. Dans la capitale éthiopienne, on parle aussi beaucoup du «plan de sauvetage de la Grèce». Dans un entretien exclusif à Libération, l’ex-chef économiste de Bill Clinton, puis de la Banque mondiale, revient sur cette crise historique de la zone euro, qui met à mal, selon lui, les fondations de l’Europe. Quel regard portez-vous sur l’accord et le nouveau plan d’aide pour la Grèce ?

Ce que l’Allemagne a imposé à coups de bâton est tout simplement inconcevable. C’est aussi de la très mauvaise politique économique. On va continuer à imposer des modèles qui sont contre-productifs, inefficaces et producteurs d’injustice et d’inégalités. Que faut-il faire ? On ne tire pas les leçons de l’histoire ? C’est un désastre. L’austérité a échoué: la lettre ouverte de cinq économistes à Angela Merkel. L’interminable austérité que l’Europe fait ingurgiter au peuple grec ne marche tout simplement pas. La Grèce a bruyamment signalé qu’elle en avait assez. Conformément à ce que la plupart avaient prédit, les exigences financières de l’Europe ont écrasé l’économie grecque, entraîné un chômage de masse et un effondrement du système bancaire, et rendu la crise de la dette bien plus grave, celle-ci s’envolant jusqu’à un niveau impayable, 175 % du PIB.

L’économie est maintenant brisée, avec des recettes fiscales en chute libre, une production et un taux d’emploi dépressifs et des entreprises sous-financées. L’impact humanitaire a été colossal – 40 % des enfants vivent à présent dans la pauvreté, la mortalité infantile explose et le chômage des jeunes avoisine les 50 %. La corruption, l’évasion fiscale et la mauvaise tenue des comptes des précédents gouvernements grecs ont aidé à créer le problème de la dette. Sincères salutations, Jeffrey D. Traduit de l'anglais par Anouch Missirian. Les députés allemands adoptent largement l’accord avec la Grèce. Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le | Par Frédéric Lemaître (Berlin, correspondant) Le Bundestag a approuvé, vendredi 17 juillet, le principe d’un troisième plan d’aide à la Grèce à une très large majorité : 439 députés l’ont approuvé, 119 députés ont voté contre et 40 se sont abstenus, tandis qu’une trentaine d’entre eux n’ont pas pris part au vote.

Si l’issue du vote était sans surprise, il montre que le nombre des opposants progresse clairement. En février, la prolongation du deuxième plan d’aide, déjà considérée comme difficile, avait recueilli 541 voix, avec 32 votes contre et 13 abstentions. Au sein du groupe conservateur CDU-CSU, le camp de la chancelière Angela Merkel, le oui a recueilli 241 voix. Mais 60 députés ont voté contre – contre 29 en février – et cinq se sont abstenus. A noter que chez les sociaux-démocrates, l’ancien candidat à la chancellerie, Peer Steinbrück, s’est également prononcé contre un troisième plan, et en faveur de la sortie de la Grèce de la zone euro.

Jeffrey Sachs : « Les Etats puissants seront rattrapés par les souffrances qu’ils infligent» Jeffrey Sachs est directeur du Earth Institute à l’Université de Colombia et conseiller de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, sur les enjeux de développement. Il a notamment cosigné une lettre, avec quatre économistes de renom (dont Thomas Piketty), dans laquelle ils exhortaient Angela Merkel à «rectifier le tir» en renonçant aux politiques d’austérité et en consentant un «important» effacement de la dette grecque. Présent au sommet sur le financement du développement à Addis-Abeba, il revient, pour Libération, sur les conséquences de «l’accord» scellé lundi avec la Grèce. (Photo Ilya Savenok. Getty. Dans votre appel, vous écriviez que «le gouvernement grec est sommé de mettre un pistolet sur sa tempe et d’appuyer sur la gâchette. Dire qu’il y a eu soi-disant six mois de brainstorming pour trouver une issue qui satisfasse tout le monde… mais il n’y a eu aucun brainstorming !

La confiance doit aller dans les deux sens; elle doit être réciproque. Une catastrophe. La réouverture des banques grecques reste incertaine. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Adéa Guillot (Athènes, correspondance) Les informations les plus contradictoires couraient vendredi 17 juillet sur la prochaine réouverture des banques grecques. Alors que dans la matinée, le ministre délégué des finances Dimitris Madras affirmait que les banques rouvriraient dès lundi 20 juillet, la presse grecque dans son ensemble annonçait, dans l’après-midi, que seules quelques banques rouvriraient, pour servir les retraités. Au sein des banques elles-mêmes, la question ne semblait pas tranchée. « Nous attendons le décret ministériel qui doit organiser tout cela », précisait vendredi une source bancaire. Nous travaillons depuis des jours pour essayer de penser à l’ensemble des scénarios qui vont se présenter et nous en discutons avec le ministère des finances. C’est ensuite au ministre de compiler dans son décret les solutions pour tous les cas de figure possibles ». « Contenir l’excitation » Chute des dépôts.

En Europe, une certaine gêne s’installe face à la « mise sous tutelle » d’Athènes. Trois semaines après, les banques de Grèce prêtes à rouvrir. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Après trois semaines de fermeture, les banques grecques, au bord de l’asphyxie financière, rouvriront le lundi 20 juillet. Les retraits resteront limités à 60 euros par jour, selon le gouvernement, qui a justifié cette longue fermeture dans l’optique de « protéger le système financier et l’économie grecque en raison du manque de liquidités ».

Cette annonce fait suite à la décision de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi 16 juillet, de relever de 900 millions d’euros sur une semaine le plafond des prêts d’urgence accordés aux établissements bancaires grecs, leur dernière source de financement. Le patron de la BCE, Mario Draghi, avait annoncé peu auparavant, lors d’une conférence de presse, que l’institution financière avait « décidé de relever les ELA », acronyme d’emergency liquidity assistance, c’est-à-dire ses financements d’urgence. Ces financements étaient plafonnés depuis la fin de juin à près de 89 milliards d’euros.