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Rapidshare

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Comment RapidShare va modifier l'économie du piratage. Comme l'a détaillé l'acte d'accusation de MegaUpload rédigé par les Etats-Unis et publié en début d'année, le principal reproche fait à MegaUpload était son modèle économique. Le procureur de Virginie expliquait en effet que le site de Kim Dotcom encourageait activement le piratage en rémunérant les internautes qui partageaient les fichiers les plus populaires, c'est-à-dire essentiellement les films, logiciels et albums de musique piratés. En trois ans, MegaUpload aurait ainsi reversé 9 millions de dollars à ceux qui uploadaient des contenus très populaires, lesquels encourageaient les internautes à acheter des abonnements leur permettant de télécharger ces fichiers sans limitations. Pour ne pas connaître le même sort que son ancien concurrent, mais pour continuer tout de même à prospérer, RapidShare a décidé de renverser totalement la logique économique.

Vers des sites pirates à inscription limitée et payante ? RapidShare dévoile sa nouvelle politique et confirme la fin du bridage. Le célèbre RapidShare, concurrent numéro un de MegaUpload avant la fermeture forcée de ce dernier, vient de dévoiler sa toute nouvelle politique, qui sera mise en place fin novembre. La société en profite pour officialiser la levée des limites de débits des téléchargements pour les utilisateurs gratuits, mise en place en début d'année afin de « décourager la contrefaçon ».

Brider les débits pour les visiteurs gratuits est inutile Au début de l'année 2012, peu après la fermeture du groupe Mega de Kim Dotcom, RapidShare, à l'instar de tous les services équivalents, a rapidement réagi. La société germano-suisse avait ainsi très fortement réduit ses débits à hauteur de 30 ko/s maximum pour les utilisateurs gratuits. Officiellement, le but était de lutter contre le téléchargement illégal. Il s'agissait surtout de montrer patte blanche aux autorités et aux ayants droit, dans une période difficile pour ce type de services. Le mois dernier, la situation a néanmoins évolué. Nil Sanyas.

RapidShare annonce de nouvelles mesures contre le piratage. Piratage : RapidShare veut s’en prendre aux sites de liens. Allemagne : RapidShare condamné à contrôler les fichiers qu'il héberge. RapidShare et MediaFire ne veulent pas être les prochains MegaUpload. Si les autorités américaines et néozélandaises souhaitaient impressionner avec l'arrestation de Kim Dotcom et la fermeture immédiate de MegaUpload et de toutes ses filiales, c'est de ce point de vue une réussite. Dès les heures qui ont suivi l'opération menée par le FBI et la police de Nouvelle Zélande, nous avions vu certains services concurrents de MegaUpload prendre panique, à l'instar de VideoBB ou FileServe qui ont vidé leurs serveurs. D'autres ont pris des mesures moins draconiennes, mais font très attention à ne pas offrir d'arguments qui permettraient aux ayants droit de démontrer la moindre incitation à utiliser leurs services pour pirater.

La lecture de l'acte d'accusation de MegaUpload montrait en effet que ça n'est pas le service en lui-même qui a conduit à l'arrestation de ses administrateurs et à leur mise en examen, mais le modèle économique qu'ils avaient mis en place pour inciter les pirates à y héberger leurs contenus les plus populaires. Rapidshare : "Si nous devons fermer, YouTube, Dropbox et iCloud suivront" Daniel Raimer, porte-parole du site d'échange de fichiers RapidShare, considère que si sa plateforme venait à être interdite, il faudrait faire fermer les plus grands acteurs de streaming ou de cloud au monde, utilisant les mêmes technologies.

Après la fermeture fracassante et polémique du site Megaupload, les différents concurrents ont vite fait, à l'instar de FileSonic ou FileServe, de faire un grand ménage dans les contenus qu'ils proposent aux utilisateurs. Mais pour RapidShare, autre grand acteur du secteur, aucune modification n'est à prévoir. C'est ce qu'affirme Daniel Raimer, porte-parole de la marque, au site Fast Company.

Avez-vous déjà partagé cet article? Partager sur Facebook Partager sur Twitter Tout d'abord, interrogé sur son point de vue vis-à-vis de l'affaire Megaupload, il se montre très prudent, affirmant qu'il n'est pas juge et que c'est à un tribunal de décider du sort de son fondateur Kim Dotcom. RapidShare réduit ses débits pour limiter le piratage. Le monde du téléchargement a été fortement bouleversé depuis la fin de MegaUpload. D’une part parce que c’était le site le plus utilisé pour ce type d’activité, mais aussi parce que les autres sites du même genre ont pris des mesures pour ne pas subir le même sort que la plateforme de Kim Schmitz.

C’est notamment le cas de RapidShare qui a confirmé la réduction des débits sur sa plateforme. Grâce à une interview accordée à TorrentFreak par l’un des dirigeants de RapidShare nous apprenons que le trafic du site augmenté de façon conséquente depuis la fin de MegaUpload avec une large majorité des nouveaux utilisateurs non inscrits. Un accroissement de l’activité qui a par la même occasion engendré une forte augmentation des violations des conditions d’utilisation du site, entendez par là, une augmentation de la mise en ligne et du téléchargements de contenus illicites.

RapidShare ne bride plus la vitesse de téléchargement. En février dernier, quelques semaines après la fermeture de son concurrent MegaUpload, RapidShare avait limité la vitesse de téléchargement des utilisateurs gratuits, sous le prétexte très opportuniste de lutter contre le piratage. "Nous avons donc décidé de prendre une mesure difficile mais cependant efficace : réduire la vitesse de téléchargement des utilisateurs gratuits", expliquait l'éditeur "confronté à une montée importante du trafic des utilisateurs gratuits". En réalité personne n'était dupe, RapidShare a surtout voulu profiter de l'élimination de son rival pour améliorer sensiblement son taux de conversion vers ses formules payantes. Alors que le téléchargement était limité à 30 ko/s, les abonnements qui permettaient de débrider la vitesse de téléchargement allaient de 9,90 euros pour 30 jours à 99,90 euros pour deux ans. Mais ces derniers jours, selon nos constatations, et en toute discrétion, RapidShare a retiré le bridage.

Rapidshare publie un manifeste à destination des cyberlockers.