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Perspectives

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Les producteurs indés veulent faire payer moteurs de recherche et FAI. Alors que le Midem de Cannes doit ouvrir ses portes ce week-end, l’Union des producteurs phonographiques français indépendants (UPFI) vient de demander à la ministre de la Culture de prendre plusieurs mesures en faveur de la filière musicale. Au programme : l'instauration d'un droit à rémunération sur certains opérateurs de l’internet, à commencer par les moteurs de recherche, mais également une mise à contribution des FAI. Selon les producteurs indépendants représentés par l’UPFI, « force est de constater que les mesures prises au cours [des dix dernières années] par les différents Gouvernements et majorités ont manqué de vision d’ensemble ».

À bon entendeur... En outre, l’organisation affirme qu’en dépit des « perspectives encourageantes » offertes aujourd'hui par l’offre légale en ligne, la filière musicale reste dans une passe relativement difficile, comme l’ont illustré les récents déboires de magasins comme les Virgin Megastore. La taxe Google fait des émules Filippetti temporise. Upfi : Aurélie Filippetti doit profiter du Midem pour annoncer des mesures. L’UPFI appelle à la mise en chantier d’un Centre National de la Musique. Les producteurs de musique indépendants favorables à une Hadopi 2.0. L'Union des producteurs phonographiques indépendants (UPFI) juge le concept de licence globale "obsolète" et n'est pas opposée à une évolution d'Hadopi, si le dispositif continue d'assurer la protection de la propriété intellectuelle à travers une réponse graduée. La licence globale est une proposition qui permettrait de légaliser les échanges non commerciaux de contenus culturels sur Internet, en rétribuant les ayant-droits au forfait.

"Le consommateur a désormais accès à une offre légale riche et diversifiée", a déclaré Jérôme Roger, directeur général de l'UPFI, pour expliquer l'obsolescence de cette proposition. Cependant, une évolution de la réponse graduée n'est pas inenvisageable pour Stephan Bourdoiseau, le président de l'UPFI. On ne saura pas dans quel sens. Leurs souhaits pour 2012 Une attente vis à vis de la présidentielle Avec. L’UPFI estime que la mutation numérique est en passe de réussir. Publié le mercredi 25 janvier 2012 Version imprimable Musique enregistrée Estimant que la conversion devrait néanmoins prendre encore cinq à dix ans, Stéphan Bourdoiseau, son président, précisait « la musique aura fini sa mutation bien avant le cinéma, l’audiovisuel, le livre et la presse ; ces secteurs s’inspirent aujourd’hui des expériences du nôtre pour aborder leur propre mutation ».

Rappelant que, au niveau mondial, les recettes issues du numérique atteignent désormais un tiers des revenus, il indiquait que la France est en train de combler son retard, avec une progression de 25% pour 2011. Le syndicat tiendra sa traditionnelle conférence de presse annuelle au Midem, lundi prochain, notamment pour présenter son « plan d’action 2012-2013 », sa revendication de la pérennisation du crédit d’impôt à la production phonographique et d’une exposition plus large de toutes les musiques, à la télévision et à la radio.