background preloader

Perspectives

Facebook Twitter

Allostreaming : bientôt le secret autour du futur logiciel TMG-ALPA ? Allostreaming, suite. Cette semaine, le TGI de Paris dira s’il est opportun ou non d’imposer le secret autour du logiciel TMG-ALPA. TGI de Paris (Photo MR, 2012) L’affaire Allostreaming, que nous suivons depuis ses balbutiements, est peut-être l’une des pierres angulaires du futur de la propriété intellectuelle en France. Et pour cause. Elle oppose les ayants droit du cinéma et de l’audiovisuel (SEVN, FDNF, APC) d’un côté et de l’autre, la plupart des FAI français et de quatre moteurs de recherches (Yahoo! Un système de notice & stay down via Hadopi Les ayants droit du cinéma souhaitent donc être autorisés par la justice à faire bloquer quatre sites de la galaxie Allostreaming. Son principe ? Data or not Data L’affaire n’est pas encore en état d’être jugée.

Le TGI de Paris dira cette semaine si cette communication restreinte doit ou non s’imposer. PC INpact sera encore au TGI de Paris pour suivre cette nouvelle étape. Collecte illicite d’adresses IP : l’ALPA dément… et c’est drôle ! - Autoblog de reflets.info. Le patron de Gaumont veut que l'Hadopi filtre le streaming. Interrogé longuement à l'occasion du Forum d'Avignon qu'il préside, le patron des studios Gaumont et président de l'ALPA s'est exprimé sur de multiples sujets dans le dernier numéro de la lettre Edition Multimédi@, à paraître lundi.

Et notamment sur la stratégie à suivre contre le streaming. Nicolas Seydoux se félicite ainsi du fait que Google a supprimé Allostreaming de son index, et demande que les FAI jouent leur rôle. "Lorsqu'on parle en tête-à-tête avec leurs responsables, (les FAI) disent qu'ils veulent lutter contre le piratage, qui utilise abusivement leur bande passante, à condition que chacun de leur concurrent le fasse en même temps...

", assure l'homme d'affaires qui n'a pas l'air de tout à fait comprendre le rôle des fournisseurs d'accès à Internet, ou fait semblant de ne rien vouloir comprendre. "Les textes de loi autorisent d'envisager des systèmes de filtrage. Ce sera à la Hadopi de les mettre en place, dans le cadre de protection des libertés individuelles. AIPLEX dément collecter des adresses IP sur les sites de DDL et streaming. C'était au mieux curieux, au pire inquiétant. Nos confrères de Reflets ont mis la main sur un document émanant de la société anti-piratage Aiplex Software, basée en Inde avec des bureaux en Belgique, qui démontre selon eux que des adresses IP françaises seraient envoyées à des organisations d'ayants droit français, après avoir été collectées non pas sur les réseaux P2P, mais sur des sites de streaming et de téléchargement direct (DDL).

Or il est techniquement impossible de collecter des adresses IP sur d'autres modes de téléchargement que le P2P, sauf à recourir à des méthodes excessivement intrusives, comme l'installation de serveurs espion chez les fournisseurs d'accès. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'Hadopi ne s'attaque qu'au P2P, à la fois par obligation juridique et par contrainte technique. Mais, contactée par Numerama, AIPLEX dément catégoriquement collecter des adresses IP connectées aux sites de streaming et de téléchargement direct. Comment AIPLEX et l’ALPA collectent des données personnelles de téléchargeurs. En France, les adresses IP publiques sont considérées comme des données à caractère personnel.

Leur collecte et leur traitement ne peut donc pas être fait n’importe comment, par n’importe qui. Enfin ça c’est en théorie. En pratique, quand un organisme comme l’ALPA (Association de Lutte Contre la Piraterie Audiovisuelle) fait la traque aux internautes qui pratiquent le direct download, il leur est très simple de contourner la législation française un peu tatillonne en s’adressant à un prestataire qui agira hors de nos frontières. AIPLEX est une entreprise qui réalise du suivi d’oeuvre. Elle fait un peu ce que fait TMG chez nous, elle aussi mandatée par les ayants droit, dont l’ALPA. Cependant, la collecte de données pour le direct download ou pour le streaming peut s’avérer plus délicate que sur les réseaux P2P. Reflets s’est procuré un très intéressant document décrivant le suivi d’une oeuvre, en l’occurrence Twilight 4, opéré par AIPLEX pour le compte d’ayants droit.