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"Douze millions d'euros par an et 60 agents, c'est cher pour envoyer un million d'e-mails": cette sentence, assénée en août dernier par la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, ramassait en une formule brutale les reproches à l'encontre de l'Hadopi , cette Haute Autorité (pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet) chargée de mettre un terme au téléchargement illégal . Un autre constat peut les résumer: 32 millions d'euros dépensés en trois ans pour 340 procédures, 18 dossiers transmis au parquet et trois condamnations - une amende de 150 euros, une dispense de peine et, pour le troisième... rien du tout. Tant mieux!
Etat gaspilleur: les mauvais chiffres d'Hadopi
Hadopi vient de me rappeler que l’accès à la culture est un luxe
Quand la Hadopi salue ce « formidable outil » qu’est le peer-to-peer
Exclusif PC INpact : Didier Alaime, secrétaire général de la CGT Culture, a accepté de revenir plus en détail sur les raisons ayant justifé le recours du syndicat à l'encontre de la Hadopi. Mercredi, l’on apprenait que la CGT Culture avait déposé un recours contre la Hadopi devant le tribunal administratif de Paris. Le syndicat reproche en effet à la Haute autorité d’avoir commis en décembre dernier un vice de forme lorsqu’elle a décidé de fermer ses « Labs » . Autre motif de contestation de l’organisation : la Hadopi ferait un usage abusif de contrats à durée déterminée (CDD).
Les raisons de l'action en justice de la CGT Culture contre la Hadopi
Rien ne va plus à l'Hadopi. La haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet est attaquée en justice pour vice de forme devant le tribunal administratif de Paris par la CGT Culture. Le syndicat a déposé un recours la semaine passée. Il estime que l'administration en charge de la lutte contre le téléchargement illégal a fermé ses laboratoires en décembre dernier, les Labs , sans avoir saisi le comité technique.
L'Hadopi attaquée en justice par la CGT
Attention à l’escroquerie Hadopi
Non, la Hadopi n’a pas mis en place un nouveau système répressif consistant à bloquer l’ordinateur des internautes soupçonnés de téléchargement illégal et à exiger en échange d’un déblocage le paiement d’une amende. Dans un message publié sur son site , la Haute autorité déclare avoir été informée par des internautes de ce type d’escroquerie. Car oui il s’agit d’une escroquerie.La « deadline » mise par la HADOPI pour répondre à sa consultation sur les DRM est épuisée depuis le 26 février. Nous avons pu nous procurer la contribution de Me Olivier Hugot qui a été adressée ce jour à la Rue de Texel. Rappelons que début 2012, VideoLAN avait saisi la Hadopi pour savoir comment son fameux lecteur VLC peut avoir le droit de lire un disque Blu-ray.
VLC et Hadopi : pour Me Hugot, les clefs doivent être communiquées
Le ministère de la Culture incapable de détailler le budget de la Hadopi
Depuis le premier courriel d’avertissement adressé fin octobre 2011, les fournisseurs d’accès français sont les auxiliaires de la Hadopi. Ils sont contraints par décret à répondre aux demandes d’identification d’IP envoyée par la Haute autorité. Ils doivent ensuite relayer les avertissements aux abonnés qui auraient fait l’objet d’une telle décision par la Commission de protection des droits. Les intermédiaires facturent ce travail, mais renseignement pris, ils ne sont toujours pas indemnisés.
Hadopi : Free veut savoir qui doit indemniser ses frais
Une fédération d'étudiants offre de la promo à la Hadopi
C'est un véritable rendez-vous pour les élèves. Chaque année, le magazine l'Étudiant organise partout en France des salons pour aider les jeunes à trouver la bonne orientation, choisir le bon établissement (université, grande école...) ou le type de formation (en continu ou via un apprentissage en alternance). Très fréquentés, ces salons sont aussi une vitrine pour les exposants, qui gagnent ainsi en visibilité. Cette année, l'édition parisienne du salon - qui s'est déroulée cette semaine du 15 au 17 février - de l'étudiant a accueilli un participant un peu particulier. En effet, la Fédération Française des Bureaux des Élèves (FFBDE) a choisi d'accueillir la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) afin de présenter ses missions aux visiteurs.L'année commence très fort pour la Haute Autorité de Diffusion des Oeuvres et de Protection des Droits sur Internet (Hadopi). Alors que bilan 2012 avait affiché une baisse sensible de 20 % des avertissements envoyés par rapport à l'année 2011, la Commission de protection des droits (CPD) qui gère le bras armé de l'Hadopi a visiblement décidé de frapper fort après les fêtes de Noël. La Commission en en effet déclenché l'envoi de 82 000 avertissements par e-mail sur l'ensemble du mois de janvier 2013, ce qui représente une augmentation de 98 % par rapport aux 41 396 mails qui avaient été envoyés en janvier 2012. Jamais l'Hadopi n'avait envoyé autant d'avertissements sur un seul mois, depuis le mois de juin 2011. Dans ses prévisions 2013 transmises l'an dernier à Bercy, la Hadopi tablait sur une augmentation de 38 % du nombre des avertissements , avec une moyenne d'un peu plus de 91 500 avertissements par mois, e-mails et courriers recommandés confondus.
Hadopi commence l'année avec + 98 % d'avertissements envoyés !
Pour VLC, la Hadopi "fait traîner" sa saisine sur la lecture des Blu-Ray
Le support des Blu-Ray par le lecteur multimédia VLC devra attendre . Les protections des disques créés par Sony empêchent toujours le lecteur multimédia de l'association VideoLan de les lire . Plus qu'un problème technique, il s'agit d'un problème légal, sur lequel les développeurs ont saisi la Hadopi en avril dernier – la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet, chargée notamment de lutter contre le téléchargement illégal , est aussi compétente pour les questions d'interopérabilité. Depuis, les réunions s'enchaînent à la Hadopi , sans solution.Depuis plus de 10 ans que nous écrivons quotidiennement sur Numerama, nous avons vu des exercices de communication ridicules, grotesques ou affligeants. Celui-ci remporte la palme. La Hadopi a publié mardi son " une étude qualitative sur les "Digital Natives" ", qui fait suite à une commande que nous avions pourtant saluée . Il nous semblait en effet important de voir comment ceux qui sont nés avec Internet regardent le droit d'auteur ; en particulier " lorsque vous êtes nés dans un environnement où le droit d'auteur est un droit à l'accès aux oeuvres régulé par des société privées (un "droit de lire"), ressentez-vous le même besoin de faire évoluer le droit d'auteur que lorsque vous êtes nés avec l'idée que le droit d'auteur était un droit à la diffusion des oeuvres (un "droit de partager") ".
Hadopi : 8 à 10 jeunes interrogés, des conclusions tirées !
De plus, les jeunes gens interrogés font une gradation dans les pratiques illicites et ils n'ont vraiment conscience de violer la loi que dans le cas de la mise en ligne de fichiers. "Si tu regardes une vidéo en ligne, tu ne fais rien de mal, ce n'est pas toi qui l'a mise". Cette phrase résume à elle seule l'état d'esprit de certains. Au final, le choix entre sites légaux et illégaux résulte plus d'une commodité que d'une sélection consciente entre sites licites ou illicites. Ainsi, autant, pour la musique, ils consultent des sites de streaming légaux tant qu'ils sont gratuits, autant, pour les films et les séries, les sites illicites sont privilégiés.

