Les petits plans des producteurs de musique pour la Hadopi 2.0. « Confier de nouvelles missions à l’HADOPI permettant de mieux lutter contre les contenus illicites, notamment sur les sites de direct download », voilà les vœux répétés de la SCPP. Cependant, le représentant des majors a détaillé ses souhaits : des ayants droit chargés de notifier les contenus illicites, une Hadopi chargée de maintenir les contenus dénoncés hors du Net. Pascal Nègre en 2009 au ministère de la Culture (photo MR) Dans sa note présentée à l’occasion de sa conférence de presse, la Société civile des producteurs phonographiques a détaillé ce qu’elle a présenté déjà devant la mission Lescure (notre actualité). Le déplacement des nouvelles formes de consommation culturelle avait été dit et redit lors des débats parlementaires.
Comment ? À eux le Notice, à elle le Stay Down L'Hadopi fournirait aux régies et aux organismes financiers des listes noires de sites Mais ce n’est pas tout. La SCPP constate une chute du P2P, mais se contredit sur la conclusion. En présentant son bilan annuel 2012, qui montre une progression des perceptions de droits voisins par les producteurs de disques en France, la SCPP en a bien sûr profité pour remettre une couche sur le piratage, responsable de tous les maux. Néanmoins, la société de gestion présidée par Pascal Nègre a fait savoir qu'en deux ans, depuis le début de l'action de la Hadopi, le nombre des infractions qu'elle relevait sur les réseaux P2P avait chuté de plus de moitié. " Les chiffres des infractions relevées par la SCPP et la SPPF entre le mois d’octobre 2010 et le mois de septembre 2012 attestent de cette efficacité.
Cette chute dans le nombre des infractions constatées sur les réseaux P2P explique donc en partie pourquoi le nombre d'avertissements envoyés par la Hadopi a baissé de 20 % en 2012 . Mais il y a encore deux manières de voir les choses. Or la SCPP choisit tantôt la première explication, tantôt l'autre, selon ce qui l'arrange. + 7,7 % de droits perçus par les producteurs de musique en 2012. Faut-il porter attention aux cries d'orfraie poussés par l'industrie musicale, et en particulier par les producteurs, pour pointer du doigt l'incontournable piratage et surtout obtenir du gouvernement qu'il verse toujours davantage de crédits d'impôts en faveur de la production musicale ? Comme le relève La Croix, la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) qui représente les majors de l'industrie musicale a annoncé une hausse de 1 % de ses perceptions de droits voisins en 2012, à 72,8 millions d'euros.
Mais surtout, lorsque l'on additionne ces perceptions à celles de la Société des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF), qui représente les labels indépendants, "la hausse globale de perceptions de droits voisins par les producteurs en France s'établit à 7,7%". Dans le climat de crise économique globale, à l'heure où de très nombreux marchés s'effondrent, alors qu'ils ne sont victimes d'aucun piratage, pardonnez du peu.
2012 : les droits perçus par les producteurs de disques restent stables. 01net. le 17/01/13 à 17h10 Les droits perçus par les principaux producteurs de disques ont augmenté de 1% en 2012, à 72,8 millions d'euros, selon les chiffres rendus publics jeudi par la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP), dont font partie les quatre majors. Ce résultat est notamment dû à d'importantes régularisations en faveur de la SPPF, la société civile de répartition des droits des producteurs indépendants. « On constate une baisse de part de marché de certaines majors et l'effet du succès d'Adele », produite sur le label indépendant Beggars, a expliqué le directeur général de la SCPP, Marc Guez. Des hausses et des baisses Si l'on additionne les résultats de la SCPP et de la SPPF, la hausse globale de perceptions de droits voisins par les producteurs en France s'établit à 7,7%. Les perceptions au titre de la diffusion de clips ont reculé de 10%, suite à l'arrêt de la diffusion de vidéos par un opérateur.
La question de la répartition des gains. Les producteurs de musique veulent eux aussi leur taxe Google. Pascal Nègre : un disque d'or gagne 4000 euros par mois. Pascal Nègre, Président d'Universal Music France, était l'invité ce matin de France Inter pour débattre de la loi Création et Internet avec la professeur d'économie Françoise Benhamou (voir vidéo ci-dessous). Interrogé par un auditeur sur le préjudice que peut causer le téléchargement à des artistes comme Patrick Bruel ou Johnny Hallyday qui ne donnent pas l'impression d'avoir du mal à payer le loyer de leur HLM, Pascal Nègre a donné des chiffres surprenants sur les revenus des stars.
"Il faut remettre les choses en perspective", a-t-il demandé. "Vous savez aujourd'hui un artiste quand il vend un disque d'or, ce qui concerne en gros une trentaine d'artistes, l'artiste va gagner grosso-modo 4000 euros par mois. On n'est pas dans le jet privé. Ce sont les profits réalisés par Patrick Bruel, par Johnny Hallyday qui vont nous permettre d'investir dans de nouveaux talents et y a plein de nouveau talents qui ne rencontreront pas le succès". La face cachée de Pascal Nègre.
La musique veut "sanctuariser" la redevance pour "copie privée" Pierre Sarkozy et le soupçon d'abus de confiance de la SCPP. La presse commence à faire ses chous gras d'une nouvelle affaire de népotisme supposé, cette fois au service de Pierre Sarkozy (ci-dessous avec Timbaland), le fils producteur de musique du Président de la République. C'est d'abord Electron Libre qui a révélé que L'Elysée a demandé à la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes (SCPP) des explications sur le refus d'une aide à la création demandée par le fils Sarkozy, pour monter un projet musical de 80.000 euros. Rue89, l'AFP et Le Monde s'en sont mêlés, demandant des précisions à tous les acteurs. Du côté de l'Elysée, on assure que c'est une procédure classique, totalement déintéressée.
"Je suis sollicité en permanence par des producteurs à qui on a refusé une subvention et je demande systématiquement les raisons du refus", se défend un conseiller de l'Elysée. Mais Electron Libre a une autre explication : "un non membre est systématiquement retoqué, sans même chercher à savoir qu'elle est l'identité du demandeur". La SCPP veut filtrer et décider de ce qui est légal ou illégal.
Alors que l'Hadopi doit envoyer dans les jours ou les semaines qui viennent ses premiers e-mails, nos confrères de PC Inpact ont interrogé Marc Guez, le président de la Société Civile des Producteurs Phonographiques (SCPP), pour avoir la température des prochaines opérations de lobbying de l'organisation des majors du disque. Il confirme, sans aucun état d'âme, le souhait de la SCPP d'imposer à terme un filtrage des contenus par inspection profonde des paquets (DPI). "Vaut mieux empêcher les gens de pirater que de les poursuivre par ce qu'ils ont piraté", justifie Marc Guez. Au niveau européen, les ayants droit ont fait mener en Allemagne une expérimentation du filtrage par la société Vedicis, dont les tests en laboratoire (en réseau local) se seraient révélés concluants.
"Il y a plus de 99% des contenus qu'on veut protéger qui sont bloqués (...) C'est un système très efficace qui ne perturbe pas le trafic internet normal. Filtrer, mais filtrer quoi ? Affaire TMG : la rhétorique hilarante (ou pas) du lobby du disque. TMG a donc communiqué. Pour la première fois, ou presque, depuis le lancement de la riposte graduée, la société nantaise chargée par les ayants droit de collecter les adresses IP s'est ouverte à la presse. Dans un communiqué laconique, visiblement envoyé sous les ordres de ses clients. LA SCPP, qui représente les majors de l'industrie du disque et qui fait appel aux services de TMG, avait en effet envoyé dès cet après-midi un e-mail à ses membres qui les prévenait que TMG allait envoyer un communiqué de presse pour rassurer tout le monde. Nos confrères d'Electron Libre ont eu communication du message signé de Marc Guez, le directeur général de la SCPP, dont les termes sont hilarants de contradictions (les mises en gras sont de nous) : Ainsi donc le serveur n'était pas protégé, comme le reconnaît lui-même TMG, mais le serveur aurait tout de même été "piraté".
Par ailleurs, affirmer de façon péremptoire que le serveur ne contenait aucune information confidentielle est doublement faux. Après Jean, l'Elysée se met au service de Pierre Sarkozy. (Mis à jour à 16h50 avec le communiqué de la SCPP)(Mis à jour à 20h05 avec les déclarations du conseiller culture de l'Elysée) Après Jean, Pierre? Suite au refus par la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) d'octroyer une aide à Pierre Sarkozy, producteur de rap (il a notamment produit Doc Gynéco), pour l'un de ses projets, un conseiller de l'Elysée serait intervenu auprès de cette dernière pour qu'elle revienne sur sa décision et apporte son soutien au fils du président.
Selon le site Electronlibre.info, qui a révélé cette affaire samedi, la SCPP aurait alors promis de tout arranger et que, «lors de la prochaine commission, l’affaire serait réglée dans le sens qu’il convient». Ce coup de pouce de l'Elysée pour aider l'un des fils du président en intervenant auprès d'un organisme indépendant survient quelques semaines après la bronca entourant l'arrivée de Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public de la Défense. Hadopi : premiers avertissements cet été selon la SCPP.