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La Sacem a profité du Printemps de Bourges pour présenter les résultats d'une étude sur le spectacle vivant musical en 2011, réalisée à partir des chiffres des droits d'auteur perçus par ses soins. Ces données correspondent - pour 80% - aux concerts de musiques actuelles et symphoniques, ainsi qu'aux spectacles d'humour. Le solde est constitué par les ballets, les cafés-concerts et les spectacles divers. Après avoir connu une forte hausse en 2009 (+13,1%), les perceptions de la Sacem au titre du spectacle vivant avaient reculé en 2010 (-4%). En 2011, elles repartent à la hausse, avec une progression de 1,9% pour atteindre un total de 76,9 millions d'euros. Cette somme représente 9% de l'ensemble des droits collectés par la Sacem, soit quasiment le même volume de droits que les produits physiques comme les CD et DVD.
Business is business. Aussi triste ou dramatique que soit le décès d'un chanteur, les affaires reprennent vite le dessus. Voire très vite. Dernier exemple en date: Sony Music qui a augmenté le prix de l'album de Whitney Houston quelques heures seulement après la découverte du corps inerte de la chanteuse dans la baignoire de sa chambre de l'hôtel Beverly Hilton, dans la nuit du 11 au 12 février. Selon une information du Guardian , la maison de disques a augmenté de 60% le prix de l'album "Houston's The Ultimate Collection" -réunissant les plus grands tubes de la voix du R'N'B. Son montant est ainsi passé sur iTunes (la plateforme d'achats en ligne d' Apple ) de 4,99 livres à 7,99 livres, rapporte le quotidien anglais.
Laurent Petitgirard, compositeur, chef d’orchestre et président du conseil d’administration de la Sacem a posté une tribune sur MusiqueInfo.com . Il y décrit son analyse sur les actuelles discussions autour de la campagne présidentielle, spécialement la possible suppression de l’Hadopi, promise par de nombreux candidats, dont François Hollande. « Hadopi est en place et fonctionne désormais depuis plus d’un an. Les créateurs, qui par essence sont plus proches de la révolution que de la répression, s’y sont associés, car ils y ont vu le refus d’une zone de non-droit et l’instauration d’une approche avant tout pédagogique dont l’aspect répressif leur a semblé très mesuré » rappelle le chef d’orchestre qui note d’ailleurs qu’à ce jour, pas une seule suspension (ni amende) n’a été infligée, dégommant le caractère liberticide du texte.
Les sociétés de perception, qui gèrent les droits des artistes et producteurs, n'avaient pas bonne réputation. Publié ces jours-ci, le rapport de la Commission permanente qui contrôle ces organismes ne va pas arranger les choses. Les rapporteurs jettent une lumière crue sur les rémunérations de leurs dirigeants. Accablant pour certains d'entre eux !
Comme le rappelle Emmanuel Berreta sur Le Point.fr , « les sociétés de perception, qui gèrent les droits des artistes et producteurs, n’avaient pas bonne réputation » . Publié ces jours-ci, le rapport de la Commission permanente qui contrôle ces organismes ne va pas arranger les choses. Un rapport qui devrait également horrifier les artistes dont le travail nourrit la bête… Le rapport note tout d’abord que les charges de gestion des sociétés collectives ont augmenté entre 2006 et 2008 trois fois plus vite que les perceptions.
La Sacem joue vraiment de malchance. Lorsqu'elle a voulu baptiser sa nouvelle société internationale destinée à gérer les droits d'auteur version numérique (autrement dit à contrer les pirates de l'internet), elle a choisi... FastTrack, le nom d'un fournisseur de sites pirates*. Les intéressés auraient légitimement pu porter plainte pour contrefaçon ! Si, au moins, notre Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ne traînait pas d'autres casseroles... Mais la Sacem, la plus importante des quinze sociétés françaises de perception et de répartition des droits (SPRD), a des petites soeurs qui vivent à ses crochets et qui, elles, accumulent allègrement les bévues.
Le scandale n’a pas été relayé par la presse, ou fort peu en tout cas, il s’agit de l’augmentation des tarifs que facture la SACEM aux commerçants (petits et gros) pour avoir l’immense privilège de mettre de la musique ou une radio. Jusqu'ici, un commerçant de type « coiffeur de quartier » devait s'acquitter d'une taxe d'un montant variant entre 24 et 35 euros par an, mais cette taxe augmente en 2011 d’au moins 200 % pour les petits salons et de 1070% pour les gros ! Une augmentation spectaculaire au moment même où les dirigeants de la SACEM sont montrés du doigt pour leur salaires « à la Steve Jobs »… Selon Bernard Stalter, président de l'union régionale de la coiffure d’Alsace, ces montants seraient donc portés à 90 euros pour 2011, pas excessifs, certes, mais Bernard Stalter précise : « Pire, cette redevance de base sera de 90 euros pour un salon de deux salariés, mais il faut compter 47 euros de plus par salarié » .
Alors que se tient à Cannes le Midem, marché international du disque et de l’édition musicale, le président du directoire de la Société des auteurs,compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), Bernard Miyet, dresse un premier bilan-perspective après plus de dix ans de mandat. Interview reproduite ici dans son intégralité. Après plus de dix ans à la tête de la Sacem, votre mandat s’achève d’ici l’assemblée générale du 19 juin au plus tard : quel bilan faites-vous de toute votre action, notamment face au numérique ? Que vous reste-t-il à accomplir, notamment via à vis de l’Europe : procès « Cisac », licences multiterritoriales, marché unique en ligne, … ?
Analyse - La Société qui collecte et redistribue les droits d'auteur en France est également revenue sur les critiques du gouvernement sur son organisation et les salaires de ses dirigeants. Malgré la poursuite de la chute des ventes physiques de disques, la Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique) a bouclé l'année 2009 dans le vert avec des perceptions (droits d'auteur) en hausse de 0,85% à 762,3 millions d'euros. Sur cette somme, 650 millions d'euros ont été redistribués aux ayants droit. Dans le détail, la baisse des ventes de CD/DVD (-11,7% de perceptions) a été en partie compensée par une hausse des droits versés par les médias, et notamment les télévisions publiques et par la manne de la copie privée qui touche de plus en plus de supports (dont les smartphones, les tablettes...). Cette dernière progresse de 11,6% à 55 millions d'euros.
Les dirigeants de la Sacem avaient rendez-vous, mercredi matin, avec les députés. L'objet de la rencontre : la rémunération élevée des dirigeants de la Sacem et certains débordements dans les notes de frais, épinglés par la Commission permanente (une dépendance de la Cour des comptes). Bernard Miyet, le président du directoire, a tenté de convaincre la commission des affaires culturelles que la commission permanente n'avait pas bien fait son travail. Selon lui, les salaires élevés ne sont pas si élevés quand on les compare au prix du marché des grands dirigeants. Ce serait donc une erreur que de leur appliquer la relative modestie des revenus de la haute fonction publique.
La Sacem démarre l’année par une mise au point. Pour sa première conférence de presse en 2011, mardi matin, la puissante société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique n’avait pas le cœur à présenter ses vœux mais plutôt à régler quelques comptes. Objectif: répondre point par point aux critiques d’opacité qui l’ont visée ces dernières semaines.
« La loi Création et Internet va remettre au centre du débat la création de la musique et sa valeur. » Bernard Miyet, président de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), ne laisse planer aucun doute sur la position de sa maison. Au nom des auteurs, les gestionnaires de la société de gestion de droits soutiennent sans réserve la future loi contre le piratage sur Internet présentée hier (mercredi 18 juin) en Conseil des ministres. Pour mémoire, le texte qui arrivera à l’automne entre les mains des parlementaires prévoit la création de l’ Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur l’Internet) qui pourra être saisie par les ayants-droits afin de poursuivre, sans passer par un juge, les internautes qui téléchargent illégalement. Un principe de riposte graduée sera ainsi instauré.