Pour les Nuls piratés sur BitTorrent : 7000 $ d'amende. Et 7000 $ de plus, pourrait-on dire, alors qu'un homme et une femme viennent d'être condamnés, à New York, à payer ce montant en dommages-intérêts, pour le téléchargement d'un ebook For Dummies [NdR : Pour les Nuls, publié en France chez First], en ayant recours au réseau Torrent. Laura Taylor Swain, juge fédéral qui a tranché l'affaire, a reconnu que l'éditeur John Wiley and Sons était bien lésé dans cette affaire.
John Wiley and Sons, c'est outre-Atlantique le premier éditeur à avoir décidé de saisir la justice pour lutter contre le partage des ebooks For Dummies, et de s'attaquer aux utilisateurs du réseau BitTorrent. Preuve que non seulement il a des avocats solides, mais surtout du temps à perdre. Fin 2011, les premières procédures avaient été lancées, et dans les mois qui ont suivi, l'éditeur a déposé plus d'une douzaine de plaintes concernant des téléchargements illégaux de livres numériques.
Ce qui n'a pas été le cas de tout le monde. Pour approfondir Pour approfondir. Plusieurs ministres présents au gala de l'Union des Artistes. Catherine Deneuve perchée sur un trapèze à 15 m de haut, Gérard Jugnot en Monsieur Loyal, Marie Gillain défiant les airs, Armelle et ses poules savantes, Kad et Olivier prestidigitateurs... : une quarantaine de comédiens, chanteurs et humoristes se sont mobilisés, lundi soir, pour le 51e Gala de l'Union des Artistes. En présence de Valérie Trierweiler, des ministres de l'Intérieur, de la Culture et de la Francophonie, Manuel Valls, Aurélie Filippetti et Yamina Benguigui, parmi de nombreuses personnalités du spectacle et des médias, cette grande soirée de solidarité avec les artistes démunis, était mise en scène et présentée par Gérard Jugnot, sous le chapiteau du cirque national Gruss, a constaté un journaliste de l'AFP.
France 2 la diffusera pendant les fêtes de fin d'année. "Jean-Paul Belmondo et Jean Marais ont participé au gala des artistes. Il faut retrouver cet élan de fraternité et de solidarité qui se perd un petit peu... ", a déclaré à l'AFP Marie Gillain. Grande-Bretagne : les fermetures de bibliothèques jugées illégales. Usine Ford en Belgique : la Sabam remboursera les grévistes. La Sacem belge menace de faire trinquer des ouvriers en grève. Droits d'auteur : Google trouve un accord avec des éditeurs américains. Google a annoncé jeudi avoir trouvé un accord amiable avec l'Association Américaine des Editeurs (AAP), mettant fin à la plainte déposée il y a sept ans contre le service de numérisation de livres du géant de Mountain View.
Celle déposée par la Guilde des Auteurs, en revanche, reste ouverte. Selon les termes de l'accord amiable, dont l'essentiel reste confidentiel, Google pourra continuer à numériser les livres encore couverts par le droit d'auteur, publiés par les cinq éditeurs américains qui avaient porté plainte en octobre 2005. Il s'agit de McGraw-Hill, Pearson Education, Penguin, John Wiley & Sons, et Simon & Schuster.
Google précise que les autres éditeurs pourront signer des accords individuels pour bénéficier de conditions similaires. Aux termes de l'accord, les éditeurs auront la possibilité de choisir de rendre les ouvrages numérisés disponibles sur Google Livres, ou d'en interdire la mise à disposition. Un site veut mettre fin au "mensonge" des conditions d'utilisation sur Internet. Un site tente de mettre fin au "plus grand leurre d'Internet", ciblant le processus auquel tout utilisateur s'étant inscrit à un service s'est plié en cochant la case se trouvant devant ces mots : "J'ai lu et j'accepte les conditions d'utilisation.
" Une acceptation toute relative, sans laquelle il est inutile d'espérer avoir ne serait-ce qu'une boîte e-mail. Objectif : expliquer en quelques mots simples des pages et des pages de textes juridiques. Le projet, lancé en juin par Hugo Roy, un étudiant de Sciences Po, vise à mettre à la disposition des internautes des synthèses des conditions d'utilisation de nombreux sites ou services, en dévoilant les pièges cachés dans les plis de ces paragraphes empilés au bas des formulaires d'inscription ou dans des fenêtres pop-up. "Leur valeur légale repose sur le fait qu'elles sont 'acceptées' par les utilisateurs, alors que presque aucun d'eux ne prend la peine de les lire.
Pour l'heure, de nombreux sites ne sont pas classés. Google applique sa loi anti-piratage à tous, sauf à lui-même ? Ce matin, nous rapportions que Google a décidé de prendre en compte le nombre de demandes de suppressions de contenus pour classer les sites dans les résultats de son moteur de recherche. Plus un site fait l'objet de demandes de suppressions d'URL par les ayants droit, pour violation de droits d'auteur, plus il est déclassé pour disparaître au fin fond des pages de résultats. Mécaniquement, la sanction permet aux sites les plus "légitimes" de remonter en prenant la place des sites pirates, ou préjugés comme tels. En tant que premier site au monde de vidéos, souvent utilisé pour reproduire des contenus sans autorisation, YouTube devrait être parmi les premiers à subir à foudre de sa maison mère Google, et à se retrouver déclassé.
Mais le site échappe à tout risque de répression, au contraire de ses concurrents. Et c'est le cas de l'ensemble des produits Google. La raison est simple. YouTube et Dailymotion privés de Jeux Olympiques. Envie de voir ou de revoir le combat de boxe du Français Alexis Vastine, dont on dit la victoire volée au bénéfice de l'Ukrainien Taras Shelestiuk (qui affrontera en demi-finale un boxeur britannique à la victoire elle-même contestée) ? N'espérez pas la trouver sur YouTube, pas même sur la chaîne officielle des Jeux Olympiques qui choisit ses rediffusions (et quand elles sont disponibles, l'embed est interdit). Mise sous pression par le Comité International Olympique (CIO), la filiale de Google exerce un contrôle très étroit sur les vidéos publiées par les internautes, et supprime automatiquement toute diffusion des épreuves des JO.
Même les extraits de quelques secondes sont purgés. Sachant que YouTube reçoit chaque minute plus de 72 heures de vidéo, on mesure l'exploit. Idem pour regarder la course d'Usain Bolt, impossible à voir sur YouTube dans une qualité normale. Sur la plateforme française Dailymotion, le constat est le même. Médaille d'or de la privation de libertés. La NASA censurée sur YouTube pour piratage de sa propre vidéo. Nous avons souvent critiqué la façon dont YouTube sanctionne d'abord et vérifie ensuite, lorsqu'un tiers prétend détenir des droits sur une vidéo qu'il héberge.
En voici un nouvel exemple, spectaculaire, qui démontre à quel point d'absurdité en est arrivée la protection automatisée des droits d'auteur sur des plateformes qui font confiance à des logiciels pour déterminer s'il y a contrefaçon. Dimanche, la NASA a publié sur sa chaîne officielle YouTube une vidéo montrant l'atterrissage de Curiosity sur la planète Mars, tel que vécu par ses équipes. Mais dix minutes plus tard, la vidéo était supprimée par YouTube, au motif que "cette vidéo contient des contenus de Scripps Local News, qui l'a bloquée pour motifs de droits d'auteur". Le groupe Scripps possède de nombreux quotidiens régionaux et 19 chaînes de télévision aux Etats-Unis.
La vidéo a été mise hors ligne plusieurs heures, avant que Scripps ne réagisse pour retirer sa demande auprès de YouTube. Sur YouTube, les chants d'oiseaux sont protégés par le droit d'auteur. Peut-on revendiquer des droits d'auteur sur des chants d'oiseaux ? La réponse est évidemment non, et pourtant c'est ce qu'a fait la société Rumblefish, spécialisée dans la vente de licences de bandes musicales. Sur Slashdot, Eeplox explique qu'il a l'habitude de publier sur YouTube des vidéos prises dans la nature, et qu'il n'y ajoute jamais de piste musicale. Mais lorsqu'il a publié sa dernière vidéo, YouTube l'a informé qu'il utilisait du contenu protégé par Rumblefish. Ce dernier est détecté automatiquement par les algorithmes Content ID de Google. Plutôt que de bloquer les vidéos qui utilisent son contenu, Rumblefish propose aux utilisateurs de YouTube d'afficher des publicités.
Tous les revenus générés par ces publicités lui sont alors reversés, après commissionnement de Google, pour payer la licence d'exploitation de la chanson. L'auteur de la vidéo ne touche rien. Un pirate attaque la France devant la CEDH. C'est une première : un Français condamné à deux reprises pour téléchargement illégal a finalement saisi la Cour Européenne des Droits de l'Homme. La juridiction internationale, habilitée à statuer sur les requêtes touchant aux violations des droits individuels et politiques, constituera inévitablement le dernier recours judiciaire pour le Gardois James Climent.
Une histoire de pirate, à faire froid dans le dos des auteurs et autres éditeurs. L'intéressé, prénommé par ses parents en hommage à James Dean, défraye la chronique par son combat judiciaire autant que politique, qu'il mène avec le même acharnement que ses adversaires depuis plus de 5 années. Il est reproché au pirate d'avoir téléchargé illégalement plus de 10 000 chansons sur son disque dur, depuis qu'au mois d'Octobre 2005 les gendarmes ont visité sans crier gare le domicile de ses parents en région nîmoise. Sources : France 24 , Midi Libre Pour approfondir. Le droit d’auteur prolongé de 20 ans pour les oeuvres musicales.
Ça y est, cela avait été annoncé il y a quelques jours, c’est fait. L’Union européenne a voté ce lundi 12 septembre, un prolongement des droits voisins concernant les œuvres musicales. En repoussant le passage au domaine public de 50 à 70 ans après l’enregistrement de l’œuvre, le conseil des États membres confirme son attachement à faire plaisir aux majors du disque.
Une réforme pour les artistes? C’est comme cela que l’on essaie de nous faire avaler la pilule. On arrive en fait à un moment où tous les enregistrements des années soixante (période d’explosion des ventes), arrivent au terme de leurs 50 ans. L’IFPI (International Federation of the Phonographic Industry), qui est chargée de défendre les intérêts des majors, applaudit bien sûr cette réforme. Autre fait troublant (soyons candides!) On n’est plus à ça près! Entre Hadopi et le e-G8 , les majors du disque ont donc le vent en poupe, en France aussi, ces derniers temps. Certes, les majors vendent moins de disques. L'Europe va-t-elle laisser les dogmatistes écrire le futur du dr. Oops, l'Etat s'approprie les droits d'auteur d'un autre. Lorsque l'on crée l'Hadopi et que l'on défend aveuglément la protection systématique du droit d'auteur, il est de bon ton de montrer l'exemple.
Or ça n'est pas ce que fait l'Etat, qui va même jusqu'à se dire auteur d'une photographie qu'il n'a ni prise, ni commandée. Quand on cherche à illustrer l'Open Data, l'une des photographies qui revient le plus souvent est une photo de stickers "Open Data" prise par Jonathan Gray, un étudiant britannique qui travaille pour l'Open Knowledge Foundation, et milite à ce titre pour l'utilisation de licences ouvertes en Europe.
Elle a été publiée le 17 avril 2010 sur Flickr, sous une licence Creative Commons by-sa 2.0, qui autorise quiconque à l'exploiter à condition d'en citer l'auteur et de la rediffuser sous les mêmes termes. Or lorsque l'on se rend sur le site du ministère de l'économie, on découvre que la photographie est reproduite sans créditer Jonathan Gray, ni la re-diffuser sous licence CC.