Marseille: au Ruisseau Mirabeau, camp tzigane devenu bidonville | Rue89. Camp du Ruisseau Mirabeau, à Marseille (Karim Dridi). C’est mon ami Sofiane Mameri qui m’a fait découvrir le camp de Ruisseau Mirabeau. Je me souviendrais toujours de ma première impression : UN CHOC ! Non, je n’étais pas entrain d’halluciner, j’étais malheureusement dans la réalité, non je ne m’étais pas télé-transporté au Brésil, j’étais bien en France à Marseille, aujourd’hui en 2008.
Karim Dridi. « Parce qu’ils appartiennent à ces sociétés qui n’ont pas tenu le journal de leur enfance, on croit tout savoir d’eux. Ruisseau Mirabeau est un lieu dit du quartier de Saint-André, où sont implantés de gros établissements industriels, spécialisés dans le traitement des métaux de récupération. La Seconde Guerre mondiale a mis fin à leur “itinérance”, et après maintes tentatives de les chasser, les pouvoirs publics finirent par tolérer leur existence, à une époque où Marseille ne possédait pas de terrain officiel (schéma départemental des aires de stationnement). Farouk. Tziganes: un maire donne des leçons d'illégalité à ses pairs. Camp tzigane (Kygp/Flickr). Alors que les communes françaises sont tenues d’accueillir les gens du voyage, Albert Vatinet, maire de Bormes-les-Mimosas (Var), ville habituée à accueillir le Président et sa suite en vacances au Fort de Brégançon, a pris sa plume pour inciter ses collègues à ne pas laisser les gens du voyage s’installer dans leurs municipalités, a révélé e-bleumarine.
Il donne même des conseils pour éviter tout « envahissement ». Problème : c’est illégal. Bormes-les-Mimosas compte près de 6 300 habitants. Or, la loi du 05 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage oblige les communes de plus de 5000 habitants à « mettre à disposition des gens du voyage une ou plusieurs aires d’accueil aménagées et entretenues ». Dans une lettre datée du 4 juillet , Albert Vatinet (divers droite) se plaint de « l’envahissement » de sa commune par des gens du voyage qu’il ne nomme pas comme tels : Pour se débarrasser des intrus, le maire donne des astuces : Tziganes: un maire donne des leçons d'illégalité à ses pairs.
Camp tzigane (Kygp/Flickr). Alors que les communes françaises sont tenues d’accueillir les gens du voyage, Albert Vatinet, maire de Bormes-les-Mimosas (Var), ville habituée à accueillir le Président et sa suite en vacances au Fort de Brégançon, a pris sa plume pour inciter ses collègues à ne pas laisser les gens du voyage s’installer dans leurs municipalités, a révélé e-bleumarine. Il donne même des conseils pour éviter tout « envahissement ». Problème : c’est illégal. Bormes-les-Mimosas compte près de 6 300 habitants.
Dans une lettre datée du 4 juillet , Albert Vatinet (divers droite) se plaint de « l’envahissement » de sa commune par des gens du voyage qu’il ne nomme pas comme tels : « Environ 450 personnes vivent désormais, en toute illégalité, à proximité de nos paisibles concitoyens. Pour se débarrasser des intrus, le maire donne des astuces : Jacques Laisné, préfet du Var, est cité à la fin de la lettre. La population locale est hostile et les faits divers se multiplient. Sarkozy et les gens du voyage : des années de stigmatisation. Dans la loi, l’Etat peut contraindre les communes à construire des terrains d’accueil pour nomades ; dans les faits, il s’abstient. La réunion sur « les gens du voyage et les Roms », convoquée par Nicolas Sarkozy après les heurts dans le Loir-et-Cher, a eu lieu ce mercredi après-midi 28 juillet.
Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a annoncé « que dans un délais de trois mois la moitié des camps illicites seraient démantelés. Camps ou squats, c’est-à-dire aux alentours de 300 ». Est également décidée : « [...] la reconduite quasi-immédiate des Roms qui auraient commis des atteintes à l’ordre public ou à des fraudes en direction de la Bulgarie ou de la Roumanie. » De nombreuses voix se sont élevées contre l’initiative de cette réunion élyséenne, critiquant notamment l’ethnicisation d’un enjeu social et la stigmatisation d’une communauté. En se montrant en première ligne sur ce dossier, Nicolas Sarkozy semble donner un signal fort depuis le sommet de l’Etat, mais reste attentiste. En France, les gens du voyage sont priés de circuler. Infosignalée par un internaute A l’entrée du parking du Carrefour de Soyaux, en Charente (DR). Depuis des années, des panneaux de signalisation routière interdisant aux gens du voyage la libre circulation aux alentours d’Angoulême : « stationnement interdit aux gens du voyage », « interdit aux gens du voyage ».
Un racisme ordinaire et courant qui, aujourd’hui, cristallise la colère des associations de défense des gens du voyages. Promenade sur les sources de la Touvre, en Charente (DR). Une plainte contre X pour discrimination a été déposée par l’association des gens du voyage du centre social des Alliers d’Angoulême. Habitués à être exclus ou laissés en marge des lieux publics, les gens du voyages réagissent aujourd’hui après un long travail de prise de conscience commune engagé par les associations. . « On fait une différenciation entre des Français » Il rappelle d’ailleurs que ces panneaux ne sont pas isolés et que d’autres actions sont à mener : Et « Interdit aux camping-cars » ? Gens du voyage: la discrimination affichée | Rue89. L'incantation sécuritaire cible les "gens du voyages" | Rue89.
C’est la guerre ! « Nous serons intraitables », « Il n’y aura plus d’excuses », « Nous allons éradiquer », « J’ai donné l’ordre de... », « Une nouvelle loi sera votée bientôt », etc. Depuis 2002, c’est le même discours qui est martelé. Il est bien plus ancien, il a même quelque chose d’éternel. Ceci ne surprend pas si l’on a compris que ce n’est précisément qu’un discours, qui a pour but de légitimer celui qui le prononce (a fortiori quand il est en grandes difficultés) et non de changer quoi que ce soit à la réalité.
La réalité n’est qu’un prétexte. La seule relative nouveauté du discours de Nicolas Sarkozy est d’avoir ressorti d’un vieux placard le « problème des gens du voyage et des Roms », à l’occasion d’une autre mini-émeute. Le comble est que cette instrumentalisation intervient alors que la France vient d’être condamnée par le Conseil de l’Europe. Mais nous divaguons ! Un maire UMP fait campagne sur le dos des gens du voyage. Infosignalée par un internaute Hormis dans les pages locales du Parisien, l’expulsion de gens du voyage d’un campement de Ris-Orangis (Essonne) a fait peu de bruit.
Pourtant, vous êtes au moins deux à avoir alerté Rue89 à ce sujet ces derniers jours. Plutôt outrés par ce que vous estimiez relever de dérapages électoralistes dans ce département d’Ile-de-France. Au cœur de vos réactions : le ton utilisé par un maire UMP des environs pour crier victoire. Dans un courrier envoyé à ses administrés le 1er mars et sur son blog, le maire écrit en gras : « Nous avons gagné ! Stéphane Beaudet n’était pourtant pas immédiatement concerné par le campement : le terrain en question appartient à l’Etat et est situé sur le territoire de Ris-Orangis.
. « Le terrain n’appartient pas à la commune, je ne peux donc pas engager de recours en justice pour faire fermer [le campement]. » Croisade contre ceux qui « pourrissent la vie des habitants » « Le départ immédiat des gens du voyage sera non négociable. » Des gens du voyage déplacés avant la venue de Sarkozy.