Politique : Des élus de gauche prônent la fermeté face aux Roms. Malgré l'indignation du PS, des maires demandent l'expulsion de camps illégaux de gens du voyage. La gauche s'indigne mais expulse quand même. Après le haut-le-cœur provoqué au PS par la décision de Nicolas Sarkozy d'évacuer 300 camps illégaux de Roms, certains maires de gauche se retrouvent coincés entre leur attachement aux valeurs humaines et le pragmatisme de terrain qu'ils revendiquent. Vendredi à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, la préfecture a ainsi annoncé l'expulsion d'un camp de gens du voyage.
Une intervention décidée après une requête devant la justice du maire socialiste de la ville, Jean Espilondo. «Les collectivités locales n'ont pas attendu que Nicolas Sarkozy s'empare de cette question pour tenter d'y répondre», fait valoir un proche du maire d'Anglet, a l'unisson du PS, qui a dénoncé vendredi l'«agitation frénétique» du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux. À gauche, certains semblent pourtant apprécier la décision du chef de l'État. «Cambriolages» Politique : Roms : une «politique ignoble» pour le villepiniste Grand. Le député de l'Hérault Jean-Pierre Grand, proche de Dominique de Villepin, compare à une «rafle» l'évacuation d'un camp de Roms, samedi à Montreuil.
Quelques voix s'élèvent à droite pour dénoncer l'offensive sécuritaire de Nicolas Sarkozy. Après Christine Boutin, Yannick Favennec ou Etienne Pinte, c'est au tour du député villepiniste Jean-Pierre Grand de sortir de son silence. Choqué par l'évacuation d'un camp de Roms à Montreuil, samedi matin, il estime que «cette politique de démembrement des camps illégaux tourne à l'ignoble».
«Peut-on être un député de la République et laisser faire cela sans réagir quand on découvre que les forces de l'ordre, intervenant très tôt le matin, trient les familles, les hommes d'un côté, les femmes et enfants de l'autre, avec menace de séparer les mères et les enfants?» , s'insurge le député de l'Hérault. Pour Boutin, «il faut cesser de cultiver la peur» Des discordances que Xavier Bertrand cherche à minimiser. France : Roms et gens du voyage : le gouvernement durcit le ton.
Le ministre de l'Intérieur annonce une série de mesures, notamment l'expulsion immédiate des Roms ayant commis des atteintes à l'ordre public et le démantèlement de la moitié des camps illégaux d'ici trois mois. A l'issue des discussions qui se sont tenues mercredi à l'Elysée, le gouvernement a livré ses solutions pour mettre fin au «comportement de certains roms et gens du voyage.» • La moitié des camps illicites seront démantelés d'ici trois mois, a annoncé le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. Le nombre de camps visés est estimé à 300. Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs promis que le gouvernement allait «poursuivre la politique de développement des aires d'accueil» des populations nomades, des zones inégalement réparties sur le territoire national. • Les Roms ayant commis des atteintes à l'ordre public ou des fraudes seront reconduits en Bulgarie ou en Roumanie.
L'opération sera «quasi immédiate», a signalé le ministre de l'Intérieur. Valls: ''le sarkozysme, c'est du bougisme'' Le député-maire PS d'Evry, Manuel Valls, a estimé ce matin sur RMC que la réunion sur les gens du voyage à l'Elysée, illustrait "ce qu'est aujourd'hui le sarkozysme", à savoir, selon lui, "du bougisme": "On tire sur tout ce qui bouge, il n'y a pas de hiérarchie dans les priorités, il n'y a pas de cap". "On peut même se demander si ce type de réunion doit avoir lieu à l'Elysée", a-t-il poursuivi. "On désigne des populations à la vindicte, on crée une immense confusion" et "une nouvelle fois, le président de la République, son gouvernement et sa majorité jettent les Français les uns contre les autres, c'est insupportable", a-t-il dit. Or, avec "la crise morale de l'affaire Woerth-Bettencourt" et "la crise de gouvernance", "on a besoin d'apaisement", selon l'élu socialiste.
"Les gens du voyage travaillent pour la plupart et sont des compatriotes. Gens du voyage : ''des boucs émissaires'' Noël Mamère (Verts) a dénoncé hier soir auprès de l'AFP les déclarations de Nicolas Sarkozy sur les gens du voyage et sa décision de tenir une réunion à leur sujet, jugeant que le chef de l'Etat "invent(ait) une nouvelle catégorie de boucs émissaires". "Je suis indigné par cette nouvelle décision du président de la République, qui pour mieux faire oublier l'affaire d'Etat dans laquelle il est empêtré (allusion au dossier Woerth/Bettencourt, ndlr) invente une nouvelle diversion et une nouvelle catégorie de boucs émissaires", a déclaré le député-maire de Bègles (Gironde).
Selon lui, le président "livre en pâture au bon peuple de France des gens qui ont toujours été rejetés aux marges de la société" et "joue sur les amalgames, fait croire que tous les Roms, tous les gens du voyage sont tous des étrangers". France : Gens du voyage, Roms : une réalité méconnue. FOCUS - Le statut de «gens du voyage» a été créé dans les années 1970 et concerne près de 400.000 personnes, à l'exception des Roms.
Explications. • Qui sont les «gens du voyage» ? En France, on utilise indistinctement les termes «gens du voyages», «roms» ou «tsiganes» mais ils recouvrent pourtant des réalités différentes. Le statut de «gens du voyage» a été créé par l'administration en 1969. La notion «gens du voyage», qui évite l'«ethnicisation», n'est utilisée qu'en France et en Belgique. Les communautés sont très diverses. . • Combien sont-ils ? Environ un tiers des gens du voyage sont restés itinérants, un tiers sont semi-sédentaires et un tiers sont sédentaires mais voyagent durant l'été. . • Quelles obligations doivent-ils remplir ? Pour accéder au droit de vote, un individu doit faire valoir un rattachement de trois ans ininterrompus. Le «livret spécial» ne s'accompagne d'aucun visa tandis que le «livret» doit être visé une fois par an par la police ou la gendarmerie.
Roms: le PS dénonce les édérives'' Convoi de Tziganes : remous en Belgique. Les tribulations en Belgique d'un groupe de Tziganes voyageant à bord de 200 caravanes et mal accueillis en Flandre (nord) comme en Wallonie (sud) illustrent les difficultés d'intégration des gens du voyage dans le pays, a rapporté aujourd'hui la presse belge. Ce groupe est constitué de membres d'une mission évangélique protestante pentecôtiste, Vie et lumière, très implantée chez les gens du voyage, tout particulièrement en France où la question des Roms est d'actualité à la suite d'incidents violents entre certains d'entre eux et les forces de l'ordre. La question doit être débattue aujourd'hui par le gouvernement français. En Belgique, le groupe a commencé à se rassembler mi-juillet en vue de participer à un grand rassemblement de Vie et Lumière prévu le 22 août en France, grossissant jusqu'à 200 caravanes et ayant de plus en plus de mal à trouver des aires de stationnement autorisées suffisamment grandes.
Demain, un tribunal doit se prononcer sur leur présence à Dour. Roms: les annonces de Brice Hortefeux. Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a annoncé aujourd'hui plusieurs mesures à l'issue de la réunion organisée à l'Elysée sur "les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms". Il a notamment été décidé que, "dans un délai de trois mois, la moitié des camps illicites serait démantelée" a fait savoir M. Hortefeux à l'issue de cette réunion, qui a duré environ 1h15.
Le ministre a chiffré à environ 300 le nombre de "camps ou squatts" recensés dans le pays. Il a également indiqué que les autorités "procéderont à la reconduite quasi-immédiate des Roms qui auraient commis des atteintes à l'ordre public ou à des fraudes, en direction de la Bulgarie et de la Roumanie". Brice Hortefeux a en outre annoncé un échange de policiers entre la France et la Roumanie, à l'issue d'une réunion à l'Elysée destinée à lutter contre les "comportements" de certains Roms et gens du voyage. » FOCUS - Gens du voyage, Roms : une réalité méconnue. Roms: pas de stigmatisation (Hortefeux) "Naturellement, il n'est pas question de stigmatiser une communauté dans son ensemble, ce n'est à l'esprit de personne", a affirmé Brice Hortefeux, invité du 20H00 de TF1. Nicolas Sarkozy avait annoncé, au Conseil des ministres du 21 juillet, la tenue d'une réunion sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms", après les incidents survenus à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), où un jeune homme a été tué par les gendarmes.
"Faut-il se voiler la face? Faut-il se cacher la réalité? ", a-t-il demandé. "Il y a, dans cette communauté, des comportements qui ne sont pas acceptables", a-t-il répondu.Tout en distinguant "la communauté Rom" et "la communauté des gens du voyage", le ministre de l'Intérieur a affirmé que les premiers, qu'il évalue "aux alentours de 8.500 sur notre territoire, occupaient souvent des campements illicites". Maires: ''tout pour les évincer'' Roms: ''stigmatisation ethnique'' (NPA) Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a dénoncé aujourd'hui "une opération de stigmatisation ethnique" en réagissant aux mesures annoncées par Nicolas Sarkozy et le gouvernement pour réprimer les comportements délictueux chez les Roms et les gens du voyage.
"Le NPA dénonce cette opération indigne de stigmatisation ethnique de toute une population, et plus largement cette +guerre aux pauvres+ engagée au nom de la lutte contre la délinquance, alors que le gouvernement est incapable d'assurer le respect du droit au logement pour tous", écrit le NPA dans un communiqué. "Le NPA appelle l'ensemble des forces politiques, syndicales et associatives à s'opposer à cette politique et à se mobiliser contre la perspective d'une répression accrue", ajoute-t-il, en fustigeant "une opération de diversion sur fond de surenchère sécuritaire et xénophobe".
Roms: le PS et les Verts ''nient la réalité'' Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a estimé ce matin que le PS et les Verts "préfèrent nier la réalité" concernant "les problèmes que pose le comportement de certains" chez les gens du voyage, comme ils le font "pour les questions d'immigration". "Comment peut-on accuser le gouvernement de faire de l'amalgame au seul motif qu'une réunion porte sur les problèmes que pose le comportement de certains ressortissants des Roms et des gens du voyage au regard de l'ordre public et de la sécurité", demande dans un communiqué M. Lefebvre. "On nous dit que ces communautés ne peuvent être mises sur un même plan alors même que le collectif, dit des Tziganes, qui demande à être reçu par l'Elysée regroupe lui-même Roms et gens du voyage", argue-t-il. "La vérité sur cette question comme sur beaucoup d'autres, est pourtant simple: il y a ceux qui regardent la vérité en face et qui agissent.
Politique : Roms : Sarkozy ne plie pas face à la gauche. Le président de la République a confirmé ce mercredi la fermeture de camps illégaux installés par les Roms et les gens du voyage. «Les lois de la République s'appliquent à l'ensemble des personnes présentes sur le territoire national, y compris aux populations nomades.» En dépit de la polémique que ses déclarations de la semaine dernière avaient provoqué, Nicolas Sarkozy reste déterminé. La réunion ministérielle sur les gens du voyage et les Roms a bien eu lieu ce mercredi en fin d'après-midi, à l'Élysée.
Preuve que le président compte occuper le terrain de la sécurité et riposter aux violences qui ont eu lieu les 17 et 18 juillet à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) et à l'attaque d'une gendarmerie dans cette commune. Six membres du gouvernement étaient présents : le premier ministre, François Fillon, Michèle Alliot-Marie (Justice), Brice Hortefeux (Intérieur), Éric Besson (Immigration), Pierre Lellouche (Affaires européennes) et Benoist Apparu (Logement). Conscient du «risque d'amalgames» Sarkozy accsué de stigmatiser les Roms.
Les associations de défense des Roms ont accusé aujourd'hui le président Nicolas Sarkozy de "stigmatiser" les Roms et les gens du voyage. Quelques jours après des violences dans la vallée du Cher qui ont succédé à la mort d'un jeune de la communauté du voyage, le chef de l'Etat a annoncé une réunion à l'Elysée le 28 juillet sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms". "Le président de la République a choisi la stigmatisation raciste des populations Roms et Gens du voyage par des amalgames inacceptables, en annonçant l'expulsion, ciblée ethniquement, de tous les campements en situation irrégulière", dénonce la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) pour laquelle ces populations "sont les boucs-émissaires des carences d'Etat". En baisse dans les sondages et en pleine affaire Woerth, M.
Sarkozy "cherche à détourner l'opinion vers des cibles faciles", a estimé La Voix des Roms. Gens du voyage: Sarkozy veut la ''guerre'' Le président Nicolas Sarkozy "veut nous faire la guerre mais, attention, nous sommes plus déterminés que les tsiganes d'autrefois à ne pas nous laisser faire", menace Alain Daumas, président de l'Union Française des Associations Tziganes (UFAT), selon lequel la réunion, mercredi, à l'Elysée "sur les problèmes posés par les Tziganes est une première depuis la Libération".
Le chef de l'Etat a annoncé la réunion consacrée aux Roms et aux gens du voyage en même temps que sa volonté de mener "la guerre" à la délinquance, après des violences à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) où une gendarmerie a été attaquée à la suite de la mort d'un jeune membre de la communauté des gens du voyage au cours d'une course poursuite. Cette initiative relève "d'une politique de nature raciale", accuse dans un communiqué un collectif d'associations tsiganes, ces populations sont soumises en France à "un véritable régime d'apartheid en raison d'une législation d'exception". France : Réunion polémique à l'Elysée sur les gens du voyage. Une rencontre interministérielle se déroule mercredi après-midi à l'Elysée pour «faire le point» sur les Roms et les gens du voyage, dans le cadre de la lutte contre la délinquance.
La gauche et les associations dénoncent un amalgame dangereux. Pour Nicolas Sarkozy, le rendez-vous s'inscrit dans le cadre d'une «guerre» contre la délinquance. Pour la gauche et les associations, c'est un «dangereux amalgame». Une réunion consacrée, selon les termes du président, aux «comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms» doit «faire le point» mercredi après-midi à l'Elysée sur ce sujet et «décidera les expulsions de tous les campements en situation irrégulière». Cette réunion avait été annoncée la semaine dernière après des violences à Saint-Aignan, dans le Loir-et-Cher, où une gendarmerie a été attaquée et de nombreuses dégradations commises à la suite de la mort d'un jeune homme, membre de la communauté des gens du voyage, au cours d'une course-poursuite.