La crise en France ? Quelle crise ? Nulle provocation dans cette interrogation, qui peut paraître extravagante, mais la simple exigence de porter un regard clinique et lucide sur ce qui est présenté depuis près d'un an et demi comme la catastrophe du siècle, la grande crise de la mondialisation, l'écroulement d'un monde et le basculement dans l'inconnu. 1.
Amorcée le 15 septembre 2008 avec la faillite de Lehman Brothers, qui restera dans l'Histoire comme le krach du jeudi 24 octobre 1929, la crise aurait détruit à ce jour 50 000 milliards de dollars - l'équivalent d'une année de PIB mondial - et nécessité plus de 2 500 milliards de dollars - l'équivalent du PIB de la France - pour sauver le système financier mondial. Il y a plus d'un an, chacun pouvait craindre pour son argent déposé en banque et l'Etat promettait de garantir les dépôts des épargnants à hauteur de 70 000 euros. Aujourd'hui, qu'on s'en félicite ou qu'on s'en indigne, les banques françaises sont plutôt en bonne forme. 4. La crise financière. Toutes les crises financières n’ont pas eu l’ampleur de la crise actuelle ni le même impact sur l’activité économique.
L’origine de la perturbation, les défaillances de la régulation, les mécanismes de la contagion financière et économique sont différents d’une crise à l’autre. Mais toutes ces crises financières qui jalonnent l’histoire du capitalisme, ont des dimensions communes. Origine d’une crise : Néoclassiques versus Keynésiens En économie, il existe principalement deux conceptions d’une crise propres à chaque courant de pensée : Pour les Néoclassiques, elles sont dues à des chocs exogènes, qui, selon leur impact sur des « marchés efficients » (c’est à dire des marchés efficaces, autorégulés, où l’information circule parfaitement) nécessitent un réajustement plus ou moins brutal.Pour les Keynésiens, elles sont dues à des chocs endogènes, c'est-à-dire inhérents au système financier, par définition instable.
Phase 1 : essor Phase 2 : euphorie Phase 3 : paroxysme et retournement. La France au bord de la récession. La France devrait connaître une brève récession au quatrième trimestre 2011 et au premier trimestre 2012 et il sera "difficile" d'atteindre l'an prochain la prévision de 1% de croissance sur laquelle le gouvernement a basé son deuxième plan de rigueur, a estimé jeudi l'Insee.
L'activité économique redémarrera faiblement au deuxième trimestre mais l'acquis de croissance pour 2012 sera alors fin juin de 0%. Pour atteindre 1% de croissance, il faudrait que le produit intérieur brut (PIB) croisse de 1,3% sur chacun des deux derniers trimestres, ont indiqué les experts de l'Institut national de la conjoncture et des études économiques au cours d'une conférence de presse jeudi. "Il est clair que cela est difficile, au vu de notre scénario" qui prévoit un lent redémarrage de l'activité en France, a déclaré Sandrine Duchêne, chef du département de la conjoncture de l'Insee. Une timide reprise de 0,1% est attendue sur avril-juin. Hausse forte du chômage.