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Rentrée littéraire - Septembre 2015

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Nos premiers titres de la rentrée littéraire de septembre 2015

R KHAD. R STEF. R AMIS. "Oh, nous remporterons la victoire, Kommandant, déclara-t-il à l'heure du déjeuner, au Mess des officiers.

R AMIS

Le soldat allemand n'a que mépris pour les conditions objectives. - Certes, mais quelles sont-elles ? - Eh bien, l'ennemi nous surpasse en nombre. Sur le papier. Ach, mais 1 soldat allemand vaut 5 soldats russes. Nous avons le fanatisme et la volonté. R REVE. Avec cet auteur, après la lecture des Evaporés, il y a 2 ans, j'étais restée sur une impression mi-figue mi-raisin : l'écriture m'était apparue empreinte d'une certaine sensibilité, Reverdy était incontestablement parvenu à installer une atmosphère singulière, mais la présence de trop nombreux clichés m'avait personnellement un peu agacée.

R REVE

Rien de rédhibitoire toutefois, en tout cas rien qui m'eût détournée de son nouveau roman.Une fois encore, il a dès le début du livre réussi à m'entraîner dans son univers, qui n'est pas sans rappeler celui des Evaporés. Même si l'histoire est fort différente, on y parle à nouveau de disparition, de déracinement, d'un monde en mutation qui produit les conditions de sa propre perte. J'y ai perçu comme de la nostalgie, teintée néanmoins d'une certaine forme de vitalité qui me semble faire tout le charme de ce livre et être la marque de cet écrivain.Comme l'indique sans ambiguité le titre, Reverdy a choisi de faire le portrait d'une ville. Lien : R HARR. Un amour impossible est l'histoire d'amour de Rachel pour Pierre, la secrétaire d'origine modeste et le traducteur nommé à la base Américaine de la Martinerie, Pierre, un pur intellectuel de culture bourgeoise, l'homme de passage et la jeune fille de la petite ville qui n'a pas fait d'études....

Lui, le fils de famille refuse de l'épouser mais ils font un enfant.... L'amour maternel devient alors pour Rachel et Christine le socle d'une vie heureuse. Pierre voit très peu sa fille, des années plus tard, Rachel apprend qu'il la viole,le choc est immense. Un sentiment de culpabilité s'immisce petit à petit entre la mére et la fille. Christine repousse sa mére aprés l'avoir adulée pendant son enfance..... A la réception de ce livre j’ai été surprise et ma curiosité éveillée.

La couverture rouge orangée alliée au papier beige m’a séduite. Puis en le feuilletant j’y ai découvert des apartés étonnantes comme les intrusions de Lorchus diable lubrique, démon personnel de l’auteur qui affole la typographie ou des pages à découper selon les pointillés contenant des scènes « propres à choquer la sensibilité d’un jeune public ».Beaucoup d’éléments disparates viennent se glisser dans le récit mais ces digressions, souvent très drôles, s’intègrent très bien à la situation et en allègent le tragique sans l’esquiver.L’héroïne de cette histoire est au chômage.

Elle doit survivre avec 40 euros. Ce livre est digne des Mille et une nuits, mille et une nuits condensées en une seule nuit d’insomnie, un périple au long cours où se bousculent les souvenirs de Franz Ritter musicologue, malade, angoissé par la mort peut-être proche, qui revit ses voyages en Orient, ses rencontres multiples, sa passion pour Sarah, femme flamboyante et libre.

Les personnages fictifs se mêlent aux personnages réels pour nous offrir toute la magie de l’Orient, avec ses parfums, sa sensualité et sa beauté, sa cruauté aussi, orient réel ou rêvé. . « Berlioz n'a jamais voyagé en Orient, mais était, depuis ses vingt-cinq ans, fasciné par Les Orientales d'Hugo. Il y aurait donc un Orient second, celui de Goethe ou d'Hugo, qui ne connaissent ni les langues orientales, ni les pays où on les parle, mais s'appuient sur les travaux des orientalistes et voyageurs comme Hammer-Purgstall, et même un Orient troisième, un Tiers-Orient, celui de Berlioz ou de Wagner, qui se nourrit de ces œuvres elles-mêmes indirectes.