Printemps érable, colère durable. Chaque soir, le scénario est le même.
Autour d’une petite place du centre-ville de Montréal, des dizaines de manifestants arborant un carré rouge, le symbole de la contestation étudiante, se rallient à la tombée de la nuit. Parfois armés de trompettes et de tambours, ils sillonnent les rues de la métropole, avant d’être dispersés par la police, qui les suit à la trace. Depuis plus de trois mois, 150 000 étudiants et lycéens québécois font front contre leur gouvernement. Né de l’opposition à la hausse des droits d’inscription, le mouvement s’est mué en véritable contestation sociale et politique. Le «printemps érable», baptisé ainsi en clin d’œil au printemps arabe, ne veut pas finir.
Le gouvernement a dévoilé, jeudi, un projet de loi spéciale pour suspendre les cours jusqu’au mois d’août dans les établissements touchés par la grève. Depuis ses débuts, le mouvement étudiant n’a jamais cessé de surprendre par son ampleur. Managérial. Peluche. Anabelle NICOUD Correspondante à Montréal. La Suisse aussi pense au-delà du PIB. L'Office fédéral de la statistique a dévoilé, vendredi 11 mai, sa première batterie d'indicateurs complémentaires au Produit intérieur brut.
Parce que, « à lui seul, le PIB ne donne pas une image complète des évolutions de la société, de l'économie et de l'environnement », l'Office fédéral de la statistique (OFS) suisse a développé une série de 25 indicateurs à mettre en relation avec le produit intérieur brut. Tout en prenant soin de préciser : « Le but ne consiste cependant ni à élargir ni à remplacer la base conceptuelle du PIB. » Le but est de « réunir des informations statistiques existantes pour les replacer dans un contexte social et économique global ». Ces 25 indicateurs englobent… La suite de cet article est accessible sur abonnement.
Je suis abonné·e,je me connecte Je m'abonne à partir de 1€ Divorcer devient un luxe. « En Italie, le problème central des douze derniers mois a été celui de la survie ».
Le rapport 2012 du Centre d'Études en Investissement Social (CENSIS) établit un constat alarmant de la situation socioéconomique de la Péninsule, mordue par la crise, après être entrée en récession fin 2011. « Aucun sujet de la société - individuel ou collectif, économique ou institutionnel - n'a été épargné » précisent les auteurs de cette mine d'indicateurs sur la santé du pays. Au cours des derniers mois, sous l'effet d'une combinaison d'« évènements énormes » et de « phénomènes extrêmes » - référence à la crise de l'euro et à ses répercussions politiques et sociales internes à l'Italie - le chômage, la pauvreté et l'inquiétude des Italiens face à l'avenir ont augmenté de concert. Les chiffres avancés révèlent qu'en 2012, 8 millions d'Italiens vivaient avec moins de 1000 euros par mois.
Une chute du niveau de vie qui n'avait pas été observée depuis plus de 27 ans. Un Italien sur trois confronté au risque de paupérisation. Italie.