Afghanistan: un an de captivité pour les journalistes français. Il y a un an, l'enlèvement... Le comité de soutien aux deux journalistes de France 3 retenus en otage en Afghanistan prennent une journée d'avance sur le calendrier en organisant ce mercredi une multitude de manifestations à travers le pays, afin de marquer le premier "anniversaire" de la captivité d'Hervé Ghesquières et Stéphane Taponier (lire l'encadré).
Le 30 décembre 1009, les deux journalistes travaillant pour le magazine "Pièces à conviction" suivaient des militaires français déployés en Afghanistan depuis quelques semaines déjà quand ils ont décidé de se rendre seuls en Kapisa, une région réputée à risques, pour compléter leur reportage. C'est là qu'ils ont été enlevés avec leurs trois accompagnateurs afghans, Mohamed Reza, Ghulam et Satar, par des taliban présumés. L'information ne devait filtrer que le 31 décembre au soir alors que le ministre de la Défense Hervé Morin devait ouvrir les festivités de la Saint-Sylvestre sur place. La polémique des premiers temps Deux visages au JT. Les familles des otages reçues au Quai d’Orsay - Faits - Otages Stéphane Taponier et Hervé Ghesquiere. Le comité de soutien à Ghesquière et Taponier peu optimiste, actualité Reuters : Le Point.
PARIS (Reuters) - Le comité de soutien aux deux journalistes français retenus en otage en Afghanistan depuis un an a peu d'espoir de les voir libres avant Noël. Florence Aubenas, qui préside le comité de soutien, et Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans Frontières, ont remis jeudi à l'Elysée une pétition réclamant des négociations pour la libération d'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, reporters à France 3 enlevés le 29 décembre 2009. "On vient remettre cette pétition parce que 80.000 Français ont signé pour demander des négociations pour la libération d'Hervé et Stéphane", a déclaré Florence Aubenas.
"Ces 80.000 signatures, c'est 80.000 questions. Où sont-ils, que font-ils, pourquoi ça traîne, comment se fait-il qu'on nous ait promis trois fois qu'ils allaient sortir et qu'ils ne sortent toujours pas ? " La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a déclaré cette semaine espérer une libération des deux journalistes "dans de très brefs délais. " Manifestations et rassemblements pour les otages en Afghanistan.
Les journalistes Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, ainsi que leurs trois accompagnateurs, ont été enlevés alors qu'ils tournaient un documentaire en Afghanistan il y a tout juste un an, mercredi 29 décembre. Pour marquer cette date, de nombreuses manifestations, rassemblements et concerts sont prévus dans plusieurs villes de France. Taponier et Ghesquière figurent parmis les Français détenus le plus longtemps à l'étranger ces dernières décennies. A Paris, les visages des deux journalistes sont projetés sur l'Arc de Triomphe depuis mercredi matin. Au-dessus s'affiche le message "Libérez Stéphane et Hervé et leurs trois accompagnateurs". "En projetant leurs visages sur l'Arc de Triomphe, nous souhaitons rappeler aux autorités françaises que les promesses d'une libération prochaine ne nous suffisent plus. Au président Nicolas Sarkozy de faire du sort des deux journalistes une priorité nationale", a expliqué Reporters sans frontières (RSF), à l'origine de cette opération.
"Le premier Noël, on était démuni" Joëlle Kauffmann est membre du comité de soutien créé pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux journalistes otages depuis un an en Afghanistan. Entre 1985 et 1988, c’est son mari, Jean-Paul Kauffmann, lui aussi journaliste, qui a été retenu, au Liban. Une expérience particulièrement difficile à vivre, notamment au moment des fêtes de fin d’année. "La première année, on était tellement démuni", se souvient Joëlle Kauffmann, au micro d’Europe 1. Son mari "avait été enlevé en mai, on était complètement dans le creux, on ne savait pas quoi faire, mes beaux parents étaient horriblement tristes", raconte-t-elle.
"Le second Noël, je suis partie toute seule parce qu'on avait peur du danger. Pour elle, les familles doivent continuer à envoyer des messages, même si ce sont des "bouteilles à la mer". Ghesquière et Taponier, otages en Afghanistan depuis un an - Média. Des rassemblements de soutien sont organisés, mercredi 29 décembre, dans plusieurs villes pour marquer la première année de détention des journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, enlevés le 30 décembre 2009 alors qu'ils réalisaient un reportage en Afghanistan.
Les parents de Stéphane Taponier ont, eux, pu visionner mardi une vidéo récente apportant une preuve de vie des otages. "On a vu qu'ils étaient amaigris, mais, disons, assez calmes", a déclaré Gérard Taponier, père de Stéphane, mardi soir sur France 3, après avoir visionné dans l'après-midi la dernière vidéo des deux otages parvenue aux autorités françaises.
Sur cet enregistrement, réalisé "probablement vers la mi-novembre", selon le porte-parole du Quai d'Orsay Bernard Valero, les deux journalistes demandent "que le gouvernement français fasse tout son possible pour les libérer le plus rapidement possible", a ajouté son épouse Arlette. "Ils souhaitaient aller au contact des villageois" (Nouvelobs.com avec AP) Patrick Damien: Padam92 Daily is out! http... Otages en Afghanistan: Leur vie tient la m diatisation. Cela fait un an que Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière ont été enlevés en Afghanistan. Malgré des annonces de libérations imminentes, seules des vidéos des otages sont parvenues en France. Depuis le début, le gouvernement français opte pour la stratégie de la discrétion, imposant même un black-out total sur l’identité des journalistes au début de leur captivité, arguant de «questions de sécurité» et de négociations facilitées.
Mais les proches de journalistes réclament une plus grande mobilisation, qui servirait de «bouclier médiatique». S’ils ont obtenu gain de cause sur l’identité des journalistes et le décompte quotidien des jours de captivité, la discrétion la plus totale reste de mise. Mais les journalistes de France3 sont toujours retenus en Afghanistan. «Il n’y a pas de bonne méthode pour négocier», assure Pierre Moreau-Defarges, chercheur à l’Ifri. Un otage oublié «n’a aucune valeur» «Discrétion indispensable» contre médiatisation inefficace?
Un soutien pour les otages.