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Maxencemilanini

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Corse : fin du blocage d'un centre d'enfouissement des déchets. Depuis un mois, la collecte se faisait au compte-gouttes en Corse. Le collectif Pà un pumonte pulitu ("Pour la Corse-du-Sud propre") occupait le Pôle environnemental de Vico, centre d'enfouissement des ordures situé à trente minutes d'Ajaccio. Mercredi, ce collectif, créé en septembre 2015, a décidé de quitter le site, après négociations avec les responsables du syndicat de valorisation des déchets en Corse (Syvadec), propriétaire du centre, et le préfet. Le 23 décembre, le président du Syvadec, François Tatti, avait saisi en référé le tribunal administratif pour que cesse l'occupation du site. Quatre sites d'enfouissement. La Corse comptait il y a quelques mois encore quatre sites d'enfouissement.

Un seul site pour toute la Corse. En septembre dernier, lors d'une première alerte et d'un premier blocage, le collectif avait signé un accord avec le Syvadec : Vico, jusqu'au 31 décembre 2015, devait seulement accueillir les déchets des 33 communes qui composent le canton, d'où le conflit. Déchets : on est encore loin du compte et beaucoup d’efforts restent à faire. Le plan d’action pour la réduction et le traitement des déchets ménagers de Corse de mai 2016 (délibération 16/113 du 27/05/2016 de l’Assemblée de Corse), fixe l’objectif de 60% de valorisation des ordures ménagères et assimilées (OMA) dans un délai de 5 ans pour les collectivités rurales et urbaines. La Corse en prend-elle le chemin ? En suivant le lien TableauDeBordAdherentsM-2.xls sur le site du Syvadec, on peut recueillir les tonnages résiduels et valorisables mois par mois, de janvier à août 2016 pour toutes les collectivités adhérentes.

Non indiqué par le Syvadec, le taux de valorisation des OMA pour ces huit mois de 2016 est pourtant plus parlant qu’une liste de chiffres. Reportés sur les cartes des intercommunalités, ils donnent une image de l’investissement des collectivités en matière de gestion des déchets… en n’oubliant pas que ce qui n’est pas trié est enfoui. Quelques définitions nécessaires pour la lecture des cartes ci-dessous : OMA : ordures ménagères et assimilées. Le blog du PADDUC. Le problème des déchets en Corse reste particulièrement aigu, même si la situation s’est améliorée ces dernières années.

Plusieurs facteurs à cela, l’insularité, le relief montagneux qui entraine des difficultés de transport, la faible densité de population et le phénomène touristique. Il convient tout d’abord de rappeler que tout traitement thermique a été abandonné en Corse, ce qui nous oblige à plus de sobriété, car le seul exutoire pour les déchets sont les sites de stockage (ISDND), qui ont une capacité maximum quasiment atteinte et qu’il faut développer. Des efforts sont à réaliser également en matière de déchèteries, quais de transfert, compostage et collecte sélective.

A noter en outre qu'il existe peu d’équipements de valorisation en Corse ce qui oblige ainsi à transférer les déchets destinés à être recyclés sur le Continent. Toutefois récemment un centre de tri s’est ouvert à Biguglia et il existe 5 centres de compostages. 1° - Un gisement important de déchets en Corse. Crise des déchets et postures : Pourquoi pas un ensemble de solutions complém... Puisque nous sommes condamnés au tout-tourisme en matière de développement et que nous ne contrôlons pas grand-chose en la matière… nous pouvons penser qu’avec la saison estivale et l’afflux grandissant en nombre de touristes dans l’île, (chaque année on en espère toujours plus pour dire que la saison est réussie) les déchets vont augmenter et qu’en septembre les structures actuelles auront à les traiter et les autochtones resteront, pardonnez-moi si je suis grossier, « avec leur merde sur les bras » et la note à payer… et ce d’autant que les gros pourvoyeurs de déchets en emballages de tous ordres, notamment la grande distribution auront encore augmenté leur commandes de produits de toutes nature ne fut-ce que pour nourrir les estivants, l’île étant assistée de plus en plus et les productions locales marginales voire marginalisées ..

Alors pourquoi s’arcbouter sur des positions postures, telles le tout-enfouissement par exemple alors qu’il y a le feu à la maison… ? Les risques environnementaux et sanitaires liés à l’incinération. Le Cniid informe, depuis plus de 10 ans, sur les liens entre incinération et risques sur l’environnement et la santé. Malgré les évolutions réglementaires et technologiques, le procédé d’incinération reste un producteur et un diffuseur de substances polluantes dans l’environnement, avec des effets sur la santé humaine. L’émergence des normes d’émissions des incinérateurs Avant 2002, en France, aucune limitation n’était imposée aux incinérateurs, dont les émissions n’étaient pas contrôlées.

Seules quelques recommandations d’exploitation étaient données dans un arrêté de 1991. En 2000, une directive européenne vient fixer pour la première fois des normes d’émissions pour les incinérateurs (en 1989 une première directive européenne imposait seulement une limite pour les poussières et le monoxyde de carbone). C’est pendant la période légale de transposition de la directive par les Etats, en 2001, qu’éclate le scandale de la contamination à la dioxine par l’incinérateur de Gilly-sur-Isère. L'impact sanitaire des incinérateurs - Ministère de l'Environnement, de l'Ene... 4 janvier 2010 (mis à jour le 17 janvier 2011) Comme les autres modes de traitement des déchets, l’incinération est susceptible d’avoir un impact sur la santé.

Depuis plusieurs années, de nombreux travaux ont été menés pour améliorer les connaissances sur le sujet. Ils ont permis de grands progrès dans la connaissance de l’impact des usines d’incinération d’ordures ménagères. En novembre 2006, l’InVS (Institut de veille sanitaire) et l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) ont rendu publics les résultats d’une étude d’imprégnation des populations riveraines d’usines d’incinération.

Cette étude a mis en évidence que l’imprégnation des riverains d’usines d’incinération n’est pas supérieure à celle de la population générale, sauf pour le cas des riverains qui consomment une quantité importante de produits animaux locaux et pour les riverains d’usines anciennes, ayant connu des rejets importants de dioxines par le passé. Incinération des déchets : avantages et inconvénients. Avantages de l’incinération des déchets Un Français produit, en moyenne, quelque 350 kilogrammes de déchets ménagers par an. La plupart sont mis en décharge mais l’incinération des déchets ne cesse de progresser. L'incinération avec récupération d'énergie. Réduire le volume des déchets, de presque 90 %, c'est bien. En profiter pour produire de l’énergie, c'est mieux. En brûlant une tonne de déchets ménagers, on peut en effet produire environ 700 kWh d'électricité ou, mieux encore, jusqu'à 1.500 kWh de chaleur.

Si la rentabilité de la valorisation énergétique des déchets n'est pas toujours assurée, la récupération est aujourd'hui globalement compétitive, d'autant qu'elle est totalement indépendante des prix du pétrole et du gaz. Inconvénients des usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM) En vitesse de croisière, il règne, au cœur d'un incinérateur, une température de plus de 850 °C. Un vrai progrès du côté des émissions.