La grève, un droit décidément comme les autres. C'est assez étonnant, quand y pense, les relations que nos concitoyens peuvent avoir avec le droit de grève. Comme avant chaque mouvement, il est toujours intéressant d'écouter les grandes radios ou de lire les sites des journaux et leurs merveilleux commentaires de lecteurs. Très souvent, on y condamne les "gauchistes" (impossible qu'un autre citoyen se lance là-dedans), ultra-majoritairement fonctionnaire (parce que le salarié du privé aime le travail et n'en rate jamais une journée) et qui font, en fait, de la politique à travers la grève et ne comprennent rien à l'économie (parce que ça, Môssieur, c'est une science que seul un homme de droite peut maîtriser...). Pourtant, cette vision-là serait facile à démonter s'il n'y avait pas aussi une autre idée, très dominante, sur l'illégitimité de l'action de grève en soi.
En clair, le droit de grève serait moins légitime que les autres parce qu'il embête les gens. C'est pourtant le cas de tous les droits. Arrêtons cinq minutes de bloguer sur l'actualité immédiate, et p. Cher lecteur, je vais encore avoir l'air de cracher dans la soupe, mais je suis un peu surpris de l'évolution récente des débats blogosphérique, twitteriens, politiques et médiatiques pour ne pas lancer un cri d'alarme. Nous vivons assurément une période-clé de notre histoire.
Contrairement à ce que pouvait prophétiser Fukuyama il y a quelques années, nous sommes bien loin de la fin de l'histoire. Depuis 2008, le système économique mondial, théorisé dans les années 1950 et progressivement construit durant les années 1970 et 1980 est en train de s'écrouler. Actuellement, nous sommes tous dans l'urgence et il est difficile de se livrer à des analyses complexes sans avoir un minimum de recul. Certains se livrent à des tentatives d'analyse en s'appuyant sur de grands auteurs du passé. Cette semaine, la blogosphère de gauche a discuté sur la potentielle candidature de Strauss-Kahn en 2012.
Certains s'essaient à faire des propositions, même si cela est parfois maladroit. Le Téléthon : j’ai beau essayer d’être indulgent, je n’y arrive. En ce pluvieux samedi, dans ma proche-banlieusarde commune des Lilas, la municipalité avait fait fort. Depuis ce matin, une large tente était installée sur la place de la mairie, dans le but de promouvoir le Téléthon. Nous avons donc eu droit à de la musique de mauvaise qualité tout au long de la journée, pour nous encourager à venir faire une promesse de don. J'aurais presque donné pour qu'ils baissent le son. Depuis le début de cette opération, j'ai toujours ressenti une gêne profonde. Les programmes du Téléthon n'ont cessé de déverser sur les chaînes de télévision française des flopées de bons sentiments. De plus, l'usage des enfants malades pour attirer les dons, l'oubli des autres maladies et le fait que cette initiative vienne du désengagement des pouvoirs publics de la recherche fondamentale, n'ont cessé de faire croître mon rejet.
Pourtant, l'AMF a eu de réels résultats, et en particulier le décryptage de la carte du génome humain, dont les implications futures sont énormes. Doit-on forcément être dirigé par des egos surdimensionnés ? Identité nati. Le débat démo. La publicité. Cher lecteur, comme tout bon habitant de la proche banlieue parisienne, j'ai la joie et le bonheur d'être un usager du système de transport public parisien. Souvent, les transports en commun sont pénibles à supporter, par leurs lenteurs, les structures parfois mal fichues du réseau qui t'empêchent de te rendre là où tu veux en moins d'une heure, les pannes récurrentes sur certaines lignes de RER.
A chaque fois que je me rend en province, je me dis que les habitants des autres villes comme Lyon, Marseille ou Nantes s'en sortent mieux. Malgré tout, les transports marchent assez bien à Paris, sont peu sujets aux incidents dans la majorité des cas et sont finalement peu coûteux. Pourtant, cher lecteur, je dois te dire qu'il y a une chose qui m'insupporte vraiment dans le métro : la publicité.
Je trouve le procédé très discutable car les usagers sont soumis à la publicité de manière obligatoire. En effet, pour se rendre dans certains endroits, l'usage des transports est une nécessité.
Gauche en général.