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Libéralisme.

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Aimons les libéraux, mais pas trop quand même. Dans un billet récent, Cycee me demande ce que je pense du libéralisme et des libéraux.

Aimons les libéraux, mais pas trop quand même.

Ce terme est déjà très vaste, parce que, de plus en plus, nos amis libéraux ressemblent à de véritables trotskystes, allant de groupuscules en groupuscules, se déchirant sur des questions très particulières alors qu'ils feraient mieux de se demander comment faire pour sortir de leur splendide isolement. Si tu es un habitué de ce blog, tu sais pourtant que je suis parmi ceux qui considèrent que les blogueurs libéraux sont des personnes de droite avec qui on peut discuter. Tu vas me dire, cher lecteur, que les libéraux ne sont pas tous de droite. C'est vrai, mais ceux qui trustent les hauts de la blogosphère le sont. Leur volonté de toujours dire que la gauche et la droite n'existent pas ne fait que confirmer cette lourde hypothèse.

Pourtant, malgré cela, je me sens bien plus à mon aise avec un libéral, même libertarien, qu'avec un réactionnaire. Une autre question est pendante à leur sujet. Deux visions politiques : compromis contre radicalité. Voilà, je trouve, un échange passionnant que je te propose de découvrir.

Deux visions politiques : compromis contre radicalité.

Hier, je publiais un billet sur Les Gueules concernant les difficultés que rencontrent en ce moment les transports. De manière assez indirecte, le libéral H16 a repris l'argumentaire mais en l'inversant complètement. Il y a là la véritable illustration de deux logiques politiques opposées. Il y a, dans ces deux billets, d'un côté l'idée que nous devons respecter les idées de l'autre et aboutir à des compromis, même en renonçant à certains de nos propres intérêts et de nos propres objectifs, et de l'autre une certaine radicalité visant à aboutir à son objectif idéologique et à son intérêt, en affrontant et en battant éventuellement les intérêts des autres. Cette radicalité, si elle permet de faire des billets un brin provocateur et plaisants à lire, est très inquiétante au niveau politique.

Méfiance, cher lecteur, contre ceux qui ne cherchent qu'à vous désigner des ennemis et à imposer un ordre. Comment les n. Guy Sorman, o. Etant un lecteur régulier de blogs libéraux divers et variés, j'ai été attiré hier par une émission de France Inter qui accueillait Guy Sorman, intellectuel libéral qui venait nous présenter ses idées.

Guy Sorman, o

Un blogueur, avec qui j'ai l'habitude de discuter, le cite souvent comme une référence. Elle permet de faire un point sur l'endroit où sont arrivés les libéraux français. Je te mets ici le lien vers cette émission. Une partie de ce programme a été consacrée à la question de savoir si l'économie était une science ou pas. Sorman a répondu par la pédagogie de l'exemple, du type "on sait ce qui marche ou pas", considérant que les théories socialistes, en général, ne marchent pas. Cela tombe bien, cher lecteur, car en ce moment, je suis en train de réactualiser mon cours de terminale générale sur la mondialisation. Voilà donc la conclusion de Carroué : la mondialisation produit bien des richesses, mais seulement pour certains territoires et pour certains habitants de ces territoires.

Une des contr. Il y a quelque chose que je trouve terrible depuis la fin du marxisme-léninisme, c'est le consensus général de notre société autour de l'idéologie libérale.

Une des contr

Alors que la fin du bloc de l'Est aurait dû nous amener à une démocratie apaisée et à un pragmatisme plus grand, nous nous sommes lancés en courant dans la direction inverse. Il est dommage que nous soyons toujours obligé d'aller aussi loin dans un sens pour se rendre compte qu'on aurait pu réfléchir un peu avant. Je suis sûr, cher lecteur, que tu connais même vaguement les fondements du libéralisme. Il faut différencier avant tout le libéralisme politique du libéralisme économique. Cette deuxième vision dit que le marché est toujours plus efficace grâce à l'effet positif de la concurrence. Pourtant, je trouve qu'il y a dans tout cela une contradiction fondamentale. Et pourtant, en réfléchissant bien, non! Le naufrage d.