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Droite

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Le pire et le meilleur du gouvernement. Inquiet de mon rythme de publication, le Faucon m'a demandé, à partir de ce blog, de citer le meilleur et le pire ministre du gouvernement actuel. Pour moi, les deux questions sont difficiles. Trouver quelqu'un de bien dans cette triste équipe est un exercice délicat. Choisir le pire du pire l'est encore plus. Tiens, d'ailleurs, je voulais décerner la palme à Frédéric Lefebvre, avant de me rappeler qu'il n'est pas ministre. Pour le pire, j'hésite entre Eric Besson et Brice Hortefeux. Du côté des meilleurs, le premier nom qui m'est venu est celui de Bruno Le Maire, apparemment assez apprécié chez les agriculteurs, ce qui est un bon signe, et qui semble avoir compris qu'il fallait faire de la politique avec sobriété et pas de la communication avec grandiloquence. Décidément, une chaîne bien peu réjouissante.

Le paquet fiscal commence à se disloquer... Pourquoi on aime tous Philippe Séguin. J'ai toujours été impressionné par l'impact que la disparition d'une personne pouvait avoir sur les vivants. C'est vraiment le cas pour Philippe Séguin, décédé jeudi. Certes, malgré son réel ancrage à droite (je me demande encore pourquoi tout le monde le trouve brusquement social), le personnage attirait un certain respect de part son passé politique et son action récente à la Cour des Comptes. Cependant, il y a encore quelques jours, je suis persuadé que la majorité des Français ne savait même pas que Séguin en était le président, ni même que la Cour des Compte existait. En clair, il était difficile de prévoir un tel déferlement d'hommages qui ont perturbé la dernière tentative de retour de Lionel Jospin sur la scène politique. Il y aurait cependant une explication qui pourrait nous permettre de saisir les réactions, autant des militants de droite que de gauche.

L'explication réside à l'Élysée. Non au deal M. Pierre Méhaignerie, centriste et donc considéré comme plus modéré que les caciques de l'UMP, vient de lancer une proposition dans le Monde qui risque bien de nous exploser à la figure, nous, gens de gauche. J'allais, cher lecteur, t'expliquer pourquoi, mais mon petit camarade de droite Authueil l'a très bien fait à ma place, et je te renvoie à son billet du jour. Nous avions eu durant l'été une petite discussion sur l'ISF. Cet impôt a une logique très particulière : il taxe le patrimoine et incite le capital à une certaine mobilité. Il fut une mesure-phare de la gauche des années 1980 et tient à cœur de nombreux électeurs de gauche. Il s'agit donc de taxer davantage les revenus des plus riches, mais de supprimer une partie des taxes sur le patrimoine. Certes, cher lecteur, l'ISF ne rapporte que peu de choses au budget de l'Etat, mais il est symbolique et il a une mécanique particulière que l'impôt sur le revenu ne compense pas.

Le PS ne doit pas tomber dans le panneau. Pour François. J'aime les hommes politiques quand ils sont capables de porter le débat démocratique à son paroxysme. Ainsi, François Fillon le démontre aujourd'hui, grâce à cette magnifique phrase : "Il n'y a pas d'autre solution pour sauver nos régimes de retraite que de travailler plus longtemps, alors même que la vie s'allonge. Si ça n'est pas le cas alors il faudra débattre ensemble de la question de l'âge légal de la retraite" François Fillon n'a donc aucun choix, quelle que soit l'école politique qu'il défend : il ne peut pas privatiser les retraites, il ne peut pas les rendre complètement publiques, il ne peut pas augmenter les cotisations sociales, il ne peut pas travailler à la baisse du chômage pour permettre aux cotisations de rentrer, il ne peut pas pousser le patronat à augmenter les salaires et ne peut pas jouer sur l'État pour qu'il le fasse de son côté… Aucune solution, d'aucune autre école politique, ne peut prévaloir.

Heureusement, François Fillon a du soutien du côté des médias. Mme Albanel, Franchement, si j'étais Christine Albanel, je me poserais de vraies questions sur ce pauvre projet de loi dit HADOPI. Dès son démarrage, ce projet a suscité une véritable levée de bouclier, autant dans la population des internautes que chez les blogueurs et chez de nombreux hommes politiques, de droite comme de gauche. Le soutien très récent d'un groupe d'artistes de gauche n'a pas changé le sentiment que cette loi, mettant en place une double-sanction pour les soi-disant pirates, était directement issue d'un lobbying intense des entreprises diffusant les œuvres des artistes. Il y avait d'abord eu les pétitions, manifestations et nombreux billets dénonçant le projet. Et puis, est arrivé ce vote très rare, durant lequel l'opposition est parvenue à faire rejeter le projet. Le gouvernement n'a pourtant pas lâché et a remis le projet à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.

Vu cette belle série, cher lecteur, on ne peut que constater, une fois de plus, que ce projet est à l'agonie. Eric Besson, HADOPI rejeté. Tiens, le Parlement, par l'intermédiaire de l'Assemblée nationale, vient de rejeter le texte HADOPI. Cet article du Monde nous explique que cela est dû à une géographie complexe de la présence des députés. Ne trouves-tu pas scandaleux, cher lecteur, que seulement 36 députés soient présents en séance ? Même si je vois bien la stratégie de la majorité (se dépétrer de ce texte en faisant croire à une erreur de gestion), je trouve que c'est vraiment problématique. Cependant, il s'agit à l'évidence d'une manoeuvre : on peut supposer que le gouvernement a demandé aux députés de ne pas venir voter le texte. Un cas un peu différent s'était produit sur la loi sur le PACS : l'opposition avait réussi à faire rejeter la loi en venant en force, par surprise, à une séance où peu de députés de la majorité étaient présents.

Le gouvernement n'avait cependant pas lâché et le projet était finalement passé. Les militants. Je suis d'acc. Dominique de. Ce matin, avant de me rendre au travail, j'ai eu l'occasion d'entendre sur France Inter l'interview de Dominique de Villepin, ancien premier ministre de Jacques Chirac.

Le parcours de ce politicien de droite est curieux : d'abord promis à une brillante carrière politique, voire même à la succession de Chirac, le voici aujourd'hui détruit par la machine sarkozyste, assez isolé politiquement et empêtré dans des affaires judiciaires qui, si jamais elles s'avèrent non-fondées, risquent quand même de le gêner un bon moment. Malgré tout, Villepin continue régulièrement à s'exprimer en proposant une autre vision politique de droite, assez gaulliste dans le fond et dans la forme.

Ce matin, concernant la crise financière, il a tenté de définir d'autres axes politiques que ceux soutenus par l'actuel président dans son plan de relance. Cependant, il y a un point sur lequel l'homme perd toute crédibilité. Passons un bo. Depuis, ce matin, circule sur l'ensemble des blogs cette magnifique interview de Serge Dassault, le fringuant maire de Corbeil-Essonnes. Bon, cher lecteur, je crois que je ne peux pas m'empêcher de te faire partager ce grand moment pour l'UMP. Dassault considère que la France est encore à l'âge de la "lutte des classes", et nous le prouve avec un discours que de nombreux patrons du XIXe siècle ne pourraient pas renier. Voilà un homme politique qui estime que la France devrait prendre modèle sur la Chine pour l'organisation, du travail.

Quand on écoute son discours, cher lecteur, on sait de quel côté se situe cette fameuse lutte. Enjoy !!! Dassault, le vrai visage de l'UMPenvoyé par dagrouik On dirait les pires piliers de bar de mon quartier. Merci à Dagrouik et à PMA pour le lien.

Sarkozy

J.-M. Le Pen. C'est vrai qu'en ce moment, l'actualité politique et économique ne donne pas envie de se réjouir. Entre le bordel au PS, la rehausse du chômage, la crise économique qui semble s'installer chez nous, EDVIGE, les politiques contre les étrangers, j'en passe et des meilleurs, le militant de gauche lambda a de quoi être abattu. Je regarde d'ailleurs avec toujours autant d'étonnement l'optimisme invétéré de la droite française devant les difficultés qui s'avancent et l'inefficacité patente de la politique gouvernementale pour relancer la machine et redresser le budget de l'Etat. Mais il y a une bonne nouvelle, tombée ce matin dans nos journaux : Le Pen prend sa retraite. Enfin, le leader d'extrême-droite décide de jeter l'éponge. Il a écumé la vie politique française pendant une cinquantaine d'année.

Le Pen a débuté sa carrière derrière Pierre Poujade dans les années 1950, se faisant élire député en 1956 pour la première fois. Emeutes urbaines de Grenoble : c'est encore la démocratie qui trinque. Ah, cher lecteur, une bonne vieille émeute urbaine. Cette fois-ci, c'est Grenoble qui a subi ce phénomène, rappelant les événements de 2005. Immédiatement, les blogueurs, nombreux, se sont jetés sur le sujet et en ont tiré des conclusions. Contrairement à tout ce petit monde, cher lecteur, je crois qu'il faut adopter une posture de démocrate. En effet, comme dans toute affaire criminelle, une enquête est en cours et devrait aboutir à des conclusions qui seront rendues publiques et que nous pourrons juger.

Beaucoup de blogueurs, agacés et souhaitant l'arrivée d'une politique de la matraque pour résoudre nos problèmes de sécurité, assènent sur notre pays ce concept-choc : "il l'a bien mérité, ce Karim Boudouda ! " Ainsi, mes camarades se vautrent dans le même travers qu'ils reprochent aux gamins des cités et participent à la sape de l'autorité. Reprenons l'histoire. Car je te le rappelle, cher lecteur : notre droit a aboli la peine de mort.