No Domenech Day : on virerait le bonhomme, mais les idées... Au départ, j'ai adhéré à l'idée, en me disant que toute initiative visant à ennuyer l'entraineur ne pouvait être que positive. Je reste tout à fait persuadé que la politique de Domenech est un vrai danger pour notre pays, et je ne vais surtout pas me priver du projet d'une belle manifestation.
Mais je doute du succès réel de ce mouvement. On peut tout à fait admettre tous les mauvais côtés de la personnalité de notre entraineur, mais il y a trois réserves fortes qu'il faut énoncer avant de se lancer. Tout d'abord, il est évident que Domenech ne démissionnera pas, sauf s'il pense que la pression est très forte, ce qu'une simple manifestation ne suffira pas à dire. En Italie, Berlusconi n'a pas cillé. Nous irons donc manifester et puis nous rentrerons chez nous, et l'entraineur sera toujours là. Car la troisième réserve est bien là : si l'entraineur part, qui aura-t-on à la place, et avec quel programme ? Manifestons et travaillons ! Démenti cinglant ! L'Espagne risque de payer des années d'ina. Cher lecteur, comme tu le sais peut-être, l’Espagne est candidate à deux grandes compétitions sportives internationales qui auront lieu dans les prochaines années : les jeux olympiques de 2016 (avec Madrid) et la coupe du monde de football de 2018.
J’ai eu l’occasion de lire un article écrit par un de mes cousins ici concernant cette question. L’auteur rapporte que l’Espagne pourrait bien être menacée, malgré des résultats sportifs récents très positifs, par les comportements des supporters espagnols dans les stades. En effet, il semble que l’habitude de hurler sa haine des sportifs de couleur soit devenu récemment de plus en plus commune. Le racisme dans les stades est loin d’être une nouveauté. Il a touché, à différentes périodes, tous les pays européens occidentaux. Certes, ce sont souvent les hooligans anglais qui dominent dans les esprits, mais l’Allemagne, l’Italie et la France ont régulièrement connu des incidents de ce type. Franchement, cher lecteur, on se fiche du monde. Il faut assumer nos responsabilités : l'ex. En sortant hier soir, j'ai découvert, cher lecteur, cette affiche disséminée dans le métro parisien. Il s'agit d'une publicité pour le prochain match de l'équipe de France de football, qui aura lieu le 14 octobre 2008.
Elle nous appelle à soutenir l'équipe de France. Elle a été financée par la Fédération Française de Football (FFF). Sur le moment, j'ai réagi avec une certaine incrédulité. L'emploi du terme "reconstruire" laisse à penser que toute l'équipe de France est à reconstruire, alors qu'il s'agit plutôt de l'intérêt du public et de la confiance de nos concitoyens envers elle. Le vocabulaire me fait penser à la "Reconstruction" de l'après-guerre : on est quand même pas dans une telle situation. Faisons un petit retour en arrière, lors de la dernière coupe d'Europe de football.
Or, en 2008, il est apparu que les équipes européennes avaient changé. Là, le soir de la dernière défaite, Raymond Domenech a focalisé l'agressivité de tous avec sa demande en mariage à Estelle Denis.