La politique du gouvernement porte ses fruits (et ses gâteaux) en Seine-Saint-Denis. La banlieue flambe : responsabilités de no. Ce billet a été rédigé durant mes vacances, le 13 août 2009. Lundi 10 août au soir, au-dessus de ma bonne ville des Lilas, un (ou plusieurs, difficile à dire à cause de l'écho du bruit des pâles) hélicoptères tournent. L'un d'entre eux est passé à proximité de mon domicile et a éclairé mes fenêtres avec son projecteur. Cette présence était sûrement liée aux événements qui étaient censés se dérouler à Bagnolet, commune voisine, ce soir-là. Or, il ne s'est pas passé grand-chose. A chaque fois, je ressens une véritable gêne face au traitement médiatique de ces affaires. Si tu reprends l'ensemble du paragraphe, tu constateras que le seul élément sûr est qu'un jeune de 18 ans s'est tué en moto alors qu'il était pris en chasse par une voiture de police.
Apparemment, les médias et les institutions n'ont pas pris en compte les leçons de 2005. La réforme des collectivités territoriales. Cher lecteur, pour rénover la carte des institutions, Nicolas Sarkozy a demandé à Édouard Balladur de diriger une commission sur le sujet, qui a diffusé ses conclusions aujourd’hui.
Parmi ces jeunes rénovateurs, on pouvait aussi trouver Pierre Mauroy. Il y a de quoi espérer beaucoup avec un tel groupe de d’jeuns qui n’en veulent. Dès la publication, le débat a débuté sur la blogosphère politique. Nicolas s’est assez vigoureusement prononcé contre, Authueil a survolé l’ensemble sans vraiment se prononcer (son député doit être élu local) et Falconhill rejoint Nicolas sur son opposition, partant ensuite dans un long exposé sur la situation géographique, apparemment complexe, de sa cité. Lorsqu’on touche à ces diverses institutions, on touche aux racines des citoyens et à ce qui leur sert de référence spatiale. Globalement, je me satisfais de certaines mesures, et en particulier de l’arrivée de l’élection dans les intercommunalités.
PS : carte tirée de G. Vélib' s'étend en banlieue : est-ce effica. Depuis quelques jours, sur la commune des Lilas, où j’ai le bonheur de vivre, la ville vient de lancer les travaux visant à l’extension du réseau Vélib’.
La commune étant l’une des plus petites de France, il n’y aura que sept stations qui seront réparties sur l’ensemble du territoire de la ville. Vingt-neuf autres communes entourant Paris vont bénéficier de ce service. Pour le moment, le modèle Vélib’ fonctionne plutôt bien. Certes, le vélo est lourd et un peu difficile à manier (surtout dans les cotes, avec seulement trois vitesses et un plateau), mais le fait de pouvoir laisser un vélo sans en avoir la responsabilité est un vrai avantage, surtout dans une ville comme Paris où les vélos se font très souvent faucher.
De plus, le service reste peu coûteux. Cependant, ce système peut-il réellement s’étendre à longue distance ? Malgré tout, je doute de l’extension à longue distance de Vélib’. En clair, hors de l’hypercentre, le Vélib’ touche sa limite. Les municipalités de gauche dépensent parf. Cher lecteur, comme nous sommes dimanche, qu'il fait gris et que je suis fatigué, j'ai envie de t'entretenir d'un sujet léger, sans grand intérêt, mais qui m'énerve grandement.
Le 26 novembre, j'ai découvert que ma commune, la petite ville des Lilas (93), a décidé d'allumer les décorations de Noël. Sur le moment, je me suis dit : "hum, ils doivent faire un test pour vérifier que tout marche bien, et ils rallumeront tout cela dans quelques jours". Le lendemain, ma surprise et mon agacement ont augmenté : les lumières, flashs et autres projecteurs fonctionnaient bel et bien, et toute la nuit, de 17h30 jusqu'à 7h00 du matin.
Ma surprise s'est accrue lorsque j'ai pu me rendre compte que les autres communes du coin, Pantin et le Pré Saint-Gervais, avaient suivi la même voie. Tu vas me dire, cher lecteur : "Et alors ? " Nos communes sont des vieilles municipalités de gauche, sauf les Lilas qui sont passés à gauche en 2001.