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Droite

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Les blogueurs libéraux, ayatollahs du climat. Depuis environ deux semaines, la blogosphère libérale est totalement réchauffée, qu'elle soit française ou étrangère. Est-ce à cause de l'interventionnisme massif de l'Etat dans l'économie ? Non pas… Leur problème est le Climategate. De quoi s'agit-il ? A partir de données piratées auprès du GIEC, certains libéraux considèrent que le réchauffement climatique n'est pas causé par l'homme, et le disent avec force.

Je vais peut-être te surprendre, cher lecteur, mais j'admets partager certaines préoccupations des libéraux sur cette question. Dans ce cadre, je comprendrais que les libéraux, toujours inquiets de l'intervention de l'Etat, s'inquiètent et se manifestent. Or, leur stratégie est totalement différente. En clair, des politiciens font de la science. Je ne vois toujours pas quel serait l'intérêt du GIEC, et les objectifs des Etats, à promouvoir une fausse version de l'histoire.

Les ondes sont sinusoïdales, et le gouvern. Il y a quelques semaines, j'avais répondu à une question de LOmiG concernant le Grenelle des ondes et l'usage du téléphone portable et des antennes-relais. Cette polémique avait démarré suite à l'ouverture du Grenelle des ondes. Aujourd'hui, ce Grenelle s'achève et me pose quelques questions que je voudrais te soumettre. Le sujet est délicat : depuis l'origine, le téléphone mobile suscite des inquiétudes, que les incertitudes scientifiques n'ont pas réellement permis de déblayer.

Les polémiques ont été nombreuses, amenant généralement à voir s'affronter des associations à des entreprises de téléphonie défendant leurs bouts de gras. On aurait espérer que ce Grenelle ferait émerger des aspects consensuels, et que, si cela n'était pas possible, l'Etat tenterait de trancher dans un sens ou dans l'autre. Dans ce cas, je ne vois pas pourquoi on envisage des mesures à destination des enfants. En effet, il est évoqué d'interdire le portable à l'école. L’étonnant retour d’Alain Juppé sur notre. Les hommes politiques sont marrants. Ce matin, j'ai entendu Alain Juppé sur France Inter. L'ancien premier ministre a eu une carrière politique qui n'a pas été simple. Il a supporté l'une des grèves les plus importantes des 30 dernières années en 1995 et a été le premier ministre de la Ve République le plus impopulaire, il a dû payer pour les errements de la mairie RPR de Paris par une peine d'inéligibilité et s'exiler ensuite un an au Canada, il a enfin tenté un retour au premier plan en étant l'un des principaux ministres de François Fillon dans son premier gouvernement, avant de démissionner, à cause de son échec aux législatives.

Depuis, l'ancien Premier ministre semblait se consacrer uniquement à sa bonne ville de Bordeaux. Franchement, cher lecteur, ce type de discours me fait bien rigoler. On oublie de dire que Juppé a été le promoteur de ce système. Doit-on déjà à la crise d'avoir amené Alain Juppé à changer radicalement de position idéologique ? Laurence Parisot démontre que le patronat. La semaine dernière, Laurence Parisot avait fait sensation en montant une véritable offensive contre le leader de la CGT Bernard Thibault.

Évidemment, le moment était stratégique : il s'agissait de tenter de casser la dynamique du mouvement social qui devait se dérouler deux jours plus tard. Les journaux ont largement relayé ce message, et les réactions des politiques ont été nombreuses, allant des leaders des partis de gauche aux représentants des syndicats eux-mêmes. Vu que j'étais à l'étranger à ce moment-là, je n'ai pas réellement pu me questionner sur le sens de cette déclaration et réagir à chaud. En soi, cela permet d'avoir un peu de recul. Sur le moment, on peut s'étonner d'une telle véhémence de la patronne des patrons, alors que dans le même discours, elle invite le même Thibault à entamer le fameux dialogue social.

Quelques réflexions donc, cher lecteur. Il y a ensuite une logique que je ne parviens pas à saisir convenablement. Quels enseignements du remaniement ministé. Cela semble être passé inaperçu, mais notre gouvernement a été quelque peu modifié ces derniers jours. Les choix qui ont été faits par le président de la République m’inquiètent réellement pour l’évolution de notre pouvoir politique, et sur l’aspect de plus en plus soumis au président de ce gouvernement. Tout d’abord, ce remaniement visait à permettre au président de reprendre la main sur l’UMP, apparemment trop phagocytée par le bouillonnant et ambitieux Jean-François Copé. Voici donc à la tête du parti Xavier Bertrand, l’un des seuls hommes politiques de droite qui avaient un peu de poids dans le gouvernement. Sarkozy parvient donc à la fois à écarter Bertrand du pouvoir et, en même temps, à le rendre redevable de son accession à la tête de l’UMP.

Pour remplacer Bertrand aux affaires sociales, voici l’arrivée de Brice Hortefeux. Comme un épiphénomène, Nathalie Kosciusko-Morizet est sortie du secrétariat à l’écologie pour être mise au placard à l’économie numérique.

Sarkozy.

Christine Lagarde annonce un projet de loi. Ce matin, le journal Aujourd'hui a annoncé que Christine Lagarde préparait un projet de loi sur le crédit revolving. Il s'agirait d'obliger les professionnels du crédit à être plus clairs concernant les conditions des prêts qu'ils accordent. La loi, selon Martin Hirsch, devrait amener à un "taux d'intérêt faible, une probabilité de taux de surendettement faible, et des possibilités d'avoir des mensualités supportables". J'avais, il y a quelques semaines, fait un article pour dénoncer les abus des grandes surfaces avec les cartes de crédit revolving. Je devrais donc me réjouir, cher lecteur, de ce projet de loi qui devrait amener à limiter un peu les choses.

Je trouve pourtant que l'on se moque de nos compatriotes avec ce type d'annonce. Depuis le début du mandat de Sarkozy, le gouvernement ne cesse d'insister sur l'idée de gain et de consommation. La crise a accru le phénomène : cela se retrouve dans les raisonnements sur le travail du dimanche par exemple.