Combats au Mali, alors qu'AQMI choisit un successeur à Abou Zeïd. Abou Zeid, doctrinaire rigide et émir cruel d'AQMI. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Hélène Sallon Le mystère reste entier sur le sort d'Abou Zeid, l'émir des zones sud contrôlées par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) dont les combattants sont engagés dans une guerre contre les forces françaises et africaines dans le nord du Mali. Vendredi 1er mars, les autorités françaises se sont refusées à confirmer la mort de l'émir d'AQMI, annoncée la veille par la chaîne algérienne Ennahar TV. Selon cette chaîne privée, Abou Zeid aurait été tué avec une quarantaine de djihadistes dans des combats dans l'extrême nord-est du pays, dernier refuge des islamistes radicaux.
Des tests ADN ont été pratiqués en Algérie sur deux membres de sa famille, afin de tenter de confirmer son identité, a rapporté, vendredi 1er mars, le quotidien algérien El Khabar. Lire : "L'Elysée et l'armée française ne confirment pas la mort d'Abou Zeid" L'identité de cet ancien trafiquant devenu djihadiste a longtemps fait l'objet de spéculations. L'Elysée et l'armée française ne confirment pas la mort d'Abou Zeid. Des officiers algériens auraient identifié l'arme d'Abou Zeid.
Confirmation de la mort d'Abou Zeid. Al-Qaida nomme un successeur à Abou Zeid. Paris n'a toujours pas de preuve de la mort d'Abou Zeid ou de Mokhtar Belmokhtar. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Le président tchadien Idriss Deby a réaffirmé lundi que les deux chefs islamistes Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar avaient été tués dans des combats dans le nord du Mali, assurant que les corps n'avaient pas été exposés par respect "des principes de l'islam", dans un discours retransmis à la télévision tchadienne. Lundi soir, la station Radio France internationale (RFI) a publié sur son site Internet une photo présentée comme celle du cadavre du chef islamiste Mokhtar Belmokhtar. La photo a été obtenue par l'envoyé spécial de la radio à Tessalit. Elle montre le visage maculé de sang d'un homme barbu, en treillis, difficilement identifiable, prise par un militaire tchadien à l'aide d'un téléphone portable.
Les morts d'Abou Zeid et de Belmokhtar, dit "le Borgne", tous deux Algériens, avaient déjà été annoncées par le Tchad en fin de semaine dernière. Mais ni Bamako ni Alger ne les ont confirmées. Mali : l'armée française juge "probable" la mort d'Abou Zeid. La feuille de route d'AQMI au Mali. RFI et Libération ont découvert à Tombouctou un document écrit de la main du numéro un d'AQMI, Abdel Malek Droukdel, sur la stratégie de la filiale africaine du groupe terroriste Al-Qaida dans le Sahel. Daté du 20 juillet 2012, quatre mois après la conquête du Nord-Mali par des groupes djihadistes, le texte de 79 pages, retrouvé dans les locaux saccagés de la radio télévision nationale ORTM, était destiné aux dirigeants d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et d'Ansar Dine.
Afin de donner naissance au territoire islamique de l'Azawad, problématique centrale du document, Abou Moussab Abdelwadoud, alias Abdel Malek Droukdel, prône une approche progressive et condamne la destruction des mausolées qui ont choqué la population de Tombouctou, la ville aux 333 saints, et les lapidations décidées par ses frères. "Vous avez commis une grave erreur. "Il faut éviter de mettre en œuvre des solutions globales sans tenir compte de l'environnement local", suggère-t-il. Mali : la scission au sein d'Ansar Eddine est un "bon signe" Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Hélène Sallon Véritable scission ou opportunisme ? C'est la question que se posent les experts après l'annonce, jeudi 24 janvier dans un communiqué, de la création d'un nouveau groupe au Mali, baptisé "Mouvement islamique de l'Azawad" (MIA), issu d'une scission d'avec le groupe islamiste armé Ansar Eddine ("Défenseurs de l'islam").
Alors qu'Ansar Eddine a joint ses forces aux autres groupes islamistes d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) pour lancer, le 10 janvier, l'offensive armée sur Konna et le sud du Mali, le MIA milite désormais en faveur d'une "solution pacifique" à la crise au Mali. Sur l'appel lancé par le MIA : Mali : scission au sein d'Ansar Eddine "Cette scission est réelle, avérée. On savait le groupe exposé à ces dissidences. "Ce n'est pas un coup de théatre. Cette alliance aurait été remise en cause pour des divergences de stratégie. "Ce noyau dur peut survivre. Qui est la brigade Al-Mouthalimin, qui revendique la prise d'otages en Algérie ? Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le | Par Hélène Sallon La brigade Al-Mouthalimin ("les enturbannés"), dirigée par Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Aboul Abbas ou "Le Borgne" ou encore "Mister Marlboro", a revendiqué la prise d'otages, mercredi 17 janvier, sur le site gazier du géant pétrolier britannique BP à In Amenas, dans l'est de l'Algérie.
L'opération a été baptisée du nom de Abdel Rahim Al-Mauritani, un combattant décédé. "Cette brigade est issue d'un groupe qui a fait dissidence ou a été exclue d'Al-Qaida au Maghreb islamique [AQMI] à la fin de l'année 2012", indique Dominique Thomas, spécialiste des réseaux islamistes. Dans cette vidéo en arabe diffusée début décembre, où Mokhtar Belmokhtar apparaissait pour la première fois à visage découvert armé d'une kalachnikov, il a annoncé sa rupture avec AQMI et la création de son nouveau groupe islamiste armé. La brigade serait constituée d'environ 200 à 300 militants, bien entraînés et bien armés. Mokhtar Belmokhtar, un pro du djihad spécialiste des enlèvements. Mokhtar Belmokhtar "prêt à négocier" si la France arrête ses opérations au Mali. L'armée tchadienne dit avoir tué le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar. Arrestation d'un responsable d'Ansar Eddine de Tombouctou.
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Un haut responsable d'Ansar Eddine ("défenseurs de l'islam"), un des groupes islamistes qui a occupé pendant des mois le nord du Mali et commis de nombreuses exactions, aurait été arrêté près de la frontière algérienne. "Mohamed Moussa Ag Mouhamed, le numéro trois d'Ansar Eddine, celui qui ordonnait de couper les mains, a été arrêté par un groupe armé. Il est conduit vers Kidal", a annoncé une source de sécurité malienne. L'information a été confirmée par un fonctionnaire au gouvernorat de Kidal, Abdoulaye Touré. "C'était l'idéologue d'Ansar Eddine à Tombouctou, la tête pensante de l'organisation là-bas.
Il a été arrêté à In Hallil, près de la frontière algérienne par un groupe arme allié. Les sources n'ont pas précisé qui avait arrêté Mohamed Moussa. Kidal, à 1 500 km de Bamako, a longtemps été le bastion d'Ansar Eddine.