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Affaire Merah

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L'énigme Mohamed Merah. Près d'un an après la mort de Merah, les failles du renseignement toujours en question. Affaire Merah : il y a un an et aujourd'hui. Un an après l'affaire Merah © REUTERS/Jean-Philippe Arles - 2013 Il y a un an Mohamed Merah entamait la série d'assassinats qui allait couter la vie à sept personnes, dont trois enfants, et faire deux blessés graves dont un militaire aujourd'hui paralysé. Le parachutiste Imad Ibn Ziaten a été la première victime du "tueur au scooter". Ce matin, Latifa Ibn Ziaten, la mère bouleversée d'Imad, a dévoilé une plaque à la mémoire de son fils, à l'ombre d'un pin, avec l'aide du maire socialiste Pierre Cohen.

"Ici le 11 mars 2012 a été lâchement assassiné l'adjudant Imad Ibn Ziaten, mort pour le service de la nation", dit la plaque commémorative sur le lieu même où le parachtiste est tombé. Le reportage à Toulouse, de Frédéric Bourgade Ensuite, sur la base aérienne de Francazal à laquelle il était affecté, elle a reçu des mains du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian la Légion d'honneur décernée à titre posthume à son fils, au cours d'une seconde cérémonie Sara Ghibaudo. Merah : l'incroyable raté des services secrets. Affaire Merah : l'inertie de la DCRI à Paris à nouveau pointée du doigt. Le tueur présumé de Toulouse aurait fait la guerre avec les talibans. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jacques Follorou Tous les spécialistes du renseignement français le redoutaient : le passage à l'action d'un "loup solitaire djihadiste" français, radicalisé en dehors des réseaux et groupuscules connus placés sous surveillance, en France comme à l'étranger.

La décrépitude d'Al-Qaida, avant même l'élimination d'Oussama Ben Laden par les forces spéciales américaines, le 1er mai 2011, est sans effet sur un système déterritorialisé échappant à toute forme d'organisation et de structures, alimenté par un mécanisme de "franchise" où la simple invocation d'Al-Qaida vaut appartenance. Mohammed Merah, 24 ans, le suspect présumé des attaques de Montauban et de Toulouse, présente ce profil. Après avoir été entraîné dans des camps qui accueillent des talibans pakistanais, des djihadistes étrangers et des membres du puissant réseau Haqqani, il aurait franchi la frontière au sein de groupes envoyés se battre contre les soldats de l'OTAN en Afghanistan. Exclusif : les documents des renseignements français où Mohamed Merah apparaît dès 2006, à l’âge de 18 ans. INFO ET DOCUMENTS FRANCE 3 MIDI-PYRENEES - Les services de renseignements français suivaient Mohamed Merah depuis 2006 et une note de renseignement datée de mai 2007 le qualifie de «djihadiste radical».

Notre journaliste Bruno Frédiani s’est procuré un premier document, émanant de la direction centrale des renseignements généraux et daté du 19 octobre 2006. L’objet du document est le suivi et l’identification d’Abdelkader Merah, son frère aîné, qualifié dès cette époque de «militant salafiste», membre du groupe d’Artigat, du nom d’une commune d’Ariège où réside Olivier Corel, un franco-syrien surnommé «l’imam blanc». © France 3 Midi-Pyrénées Des notes et des documents photographiques Surtout, il y est pour la première fois question de son «petit» frère, Mohamed.

Mohamed Merah a alors tout juste 18 ans. ​ On le sait, à la suite de ce rapport, Mohamed Merah sera alors inscrit au fichier S ("Sureté de l'Etat) pour ses liens avec la mouvance salafiste. Que nous disent ces documents ?