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Constat d'une surconsommation de la population pour acceder à une notion de bonheur (donc la partie sociale)

Consommer rend-il heureux ? Dans le prolongement de l'émission Service Public (France Inter) de ce matin (podcaster), quelques éléments pour aller plus loin.

Consommer rend-il heureux ?

"Cette question semble avant tout relever du domaine individuel, ne serait-ce que parce que chacun à sa manière à soi de définir le bonheur. Nous devrions être capables d’évaluer le plaisir ou l’utilité que nous retirons de notre consommation. Si nous nous comportons comme l’homo oeconimicus rationnel des économistes, nous devons cesser de consommer toujours plus à mesure que l’utilité que nous en tirons ne suffit plus à compenser la peine que nous nous donnons à gagner l’argent nécessaire pour acheter. Et pourtant… La question du lien entre la consommation et le « bonheur », depuis une quinzaine d’années, est l’objet de travaux scientifiques, de la part de psychologues mais aussi d’économistes, qui parviennent à des résultats étonnants… Le constat Ces constats empiriques sont, bien sûr, sujets à discussion.

Les explications L’effet d’adaptation Selon A. La société de consommation mène t'elle au bonheur ? La « société de consommation », c’est fou comme ce terme s’est progressivement doté d’une connotation vulgaire et insultante.

La société de consommation mène t'elle au bonheur ?

Alors que de plus en plus de voix s’élèvent contre cette société dans laquelle l’achat de biens devient une finalité et contre toutes les dérives compulsives qu’elle engendre, il est particulièrement intéressant de noter que l’INSEE mesure encore son indice de « moral des ménages » sur la seule base du degré de capacité à consommer. Dans nos cultures occidentales, le bonheur pourrait-il être corrélé à cette idéologie mercantile outrancière ?

Après tout, nous sommes parfaitement en droit de nous poser la question tant la société de consommation résiste avec brio aux incessantes critiques philosophiques, psychologiques, sociales ou environnementales. La société de consommation comme créatrice du bonheur Les limites à l’idéologie consumériste Les personnes les plus riches ne sont pas les plus heureuse. Bonheur et société : des médiations complexes. Le bonheur est une notion complexe et soulève des problématiques multiples.

Bonheur et société : des médiations complexes

Le bonheur revendiqué comme une demande sociale, politique et économique légitime Plus que jamais, dans le contexte international de crises (quelles qu'en soient les formes), le bonheur est un état revendiqué non seulement à titre individuel mais aussi à titre collectif. Pourquoi les indices de bonheur et de bien-être préoccupent-ils de plus en plus de nombreuses institutions qui s'attachent désormais à prendre le bonheur comme un indicateur du degré d'évolution des sociétés modernes et postmodernes ? Est-ce la précipitation des sociétés contemporaines dans des crises qui bouleversent leurs valeurs et intiment l'ordre de se définir ? La vie en société : à la recherche du bonheur. Le bonheur, un idéal qui rend malheureux? FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le philosophe allemand Wilhelm Schmid vient de publier un essai intitulé Le Bonheur.

Le bonheur, un idéal qui rend malheureux?

Alors que le sujet de philosophie proposé aux élèves de terminale S est «Vivons-nous pour être heureux ?» , FigaroVox lui a demandé sa définition du bonheur. Wilhelm Schmid vit à Berlin et enseigne la philosophie à l'université d'Erfurt. Le Bonheur (Éditions Autrement), court opus devenu un succès international, est son premier livre traduit en français. FigaroVox. - Votre livre s'intitule Le Bonheur. Wilhelm Schmid. - Il existe trois types de bonheur. La société face à la demande de bonheur. L’idée de bonheur « La révolution doit s’arrêter à la perfection du bonheur », a dit Saint-Just en 1794, sous la Terreur.

La société face à la demande de bonheur

Mais de quel bonheur s’agissait-il ? Comme pour tous les domaines, l’histoire des idées du monde occidental débute en Grèce. « La cité juste est heureuse », dit Aristote. Quand on sait de quelle cité les grecs parlaient, leur idée du bonheur semble avoir été une chasse bien gardée, plus d’un Grec sur deux était esclave… Les stoïciens ramenaient le bonheur à la vertu. C’est le point de vue de toutes les religions : est heureux celui qui respecte les principes de vie édictés par les fondateurs.

Il faut attendre Kant pour distinguer vertu et bonheur à partir d’une observation simple et combien évidente : l’homme est souvent malheureux dans l’accomplissement de ses devoirs : « Le bonheur est la satisfaction de toutes nos inclinations, tant en extension, c’est-à-dire en multiplicité, qu’en intensité, c’est-à-dire en degré » (Kant, 1781). Ces techniques in? Le bonheur, tributaire de la société. Le bonheur, concept compliqué et riche en définition.

Le bonheur, tributaire de la société.

Parfois l’assouvissement de tout les désirs et d’autres fois la réalisation de tout ce qui est « bien ». Dans chacune de ses définitions pourtant revient un élément qui est lui aussi omniprésent dans chacune de nos existences. La société. En effet, c’est elle qui détermine ce qui est « bien » ou « mal » pour chaque membre dont elle est constituée. Et c’est elle aussi qui fait d’une chose un objet désirable et plus ou moins nécessaire. Comme un tracée vers le bonheur, les immeubles créent des lignes horizontales qui guide le regard vers ce ciel pure. Cette réflexion semble donc s’opposer totalement à une pensée sartrienne qui placerait la société comme un enfer : « l’enfer c’est les autres ».