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Éco partie 3

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Protectionnisme et altermondialisme. Ce texte[1] propose une critique du protectionnisme présenté comme alternative au libre-échangisme.

Protectionnisme et altermondialisme

Il part du principe que le débat sur les alternatives à la mondialisation capitaliste est mal posé chaque fois qu’on cherche à l’enfermer dans le dilemme « libre-échange ou protectionnisme ». Il est tout à fait possible en effet de critiquer certaines propositions protectionnistes sans pour autant se faire l’avocat du libre-échange. C’est même un préalable à la recherche de voies alternatives. Une analyse tronquée de la mondialisation capitaliste Les programmes protectionnistes reposent toujours sur plusieurs idées fausses plus ou moins explicites. Le libre-échangisme n’est pas la cause essentielle de la compression salariale Une telle présentation n’est pas satisfaisante parce qu’elle mélange deux processus qui sont certes étroitement imbriqués mais qu’il est nécessaire de distinguer. Pour le montrer, on peut utiliser l’argument chronologique.

Graphique 3 Graphique 4 Source : World Bank, Traité transatlantique : un système d’arbitrage toujours aussi « anti-démocratique » Un nouveau cycle de négociations des accords de libre-échange Europe-Etats-Unis a débuté le 19 octobre, toujours dans le secret.

Traité transatlantique : un système d’arbitrage toujours aussi « anti-démocratique »

Le volet « arbitrage » pourrait être revu. Effet de la pétition contre le grand marché transatlantique récoltant 3 millions de signatures en un an ? De la multiplication des déclarations de collectivités territoriales contre les projets d’accords de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada - Transatlantic Free Trade Agreement/Tafta (appelé aussi Transatlantic Trade and Investment Partnership/TTIP) et Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) ? Cecilia Malmström, commissaire européenne chargée du commerce international, tente de vendre une version édulcorée du mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats prévu dans le Tafta. Lire aussi Traité transatlantique: une harmonie encore à trouver. La théorie de l’échange. L’essoufflement du commerce mondial. Lors de la récente crise mondiale, la demande globale s’est effondrée et, avec elle, les échanges internationaux.

L’essoufflement du commerce mondial

Ce « grand effondrement » a été suivi par un fort rebond du commerce international avec la reprise mondiale (cf. graphique 1). Pourtant la croissance des échanges n'a pas réussi à retrouver son rythme d'avant-crise. En effet, elle atteignait en moyenne 7,1 % par an entre 1987 et 2007, mais seulement 3 % par an entre 2012 et 2013. Alors qu’au cours des quatre précédentes décennies, décrites par certains comme une période d'« hypermondialisation », le volume du commerce s’accroissait deux fois plus rapidement que la production mondiale, la première semble désormais croître plus lentement que la seconde (cf. graphique 2).

GRAPHIQUE 1 Croissance des échanges internationaux source : Constantinescu et alii (2014a) Certains suggèrent que ce ralentissement serait avant tout conjoncturel et qu’il s’expliquerait en l’occurrence par la crise de la zone euro. Références. Les trois grandes faiblesses du commerce extérieur français. Un mauvais positionnement, une taille trop petite et des coûts trop élevés expliquent le retard hexagonal des entreprises françaises en matière de commerce international.

Les trois grandes faiblesses du commerce extérieur français

Les faiblesses françaises à l'export sont connues et identifiées depuis des années. Aucun gouvernement n'a réussi, malgré ses efforts et ses incantations, à corriger franchement la situation. Aujourd'hui, les excédents commerciaux allemands (près de 200 milliards d'euros en 2013!) Mondialisation et inégalités. Une nécessaire clarification des termes Examinons en premier lieu le sens de ces termes.

Mondialisation et inégalités

Mot à la mode depuis les années 1990, la mondialisation – qui aurait débuté au dernier tiers du XIXe siècle - est devenue depuis un concept certes vaste, mais qui peut être circonscrit de la manière suivante : si l’on s’en tient à une dimension strictement économique, il désigne une intégration économique mondiale comprenant l’internationalisation des échanges de biens et services et des capitaux à la faveur d’un démantèlement des frontières physiques et réglementaires.

Ce mouvement dominant, qui a également favorisé le déplacement des populations (migrations internationales), a concouru à l’émergence d’acteurs mondiaux que sont les firmes transnationales et à une intensification de la concurrence. En revanche, la notion d’inégalités, même limitée à l’examen de la disparité des revenus, mérite qu’on s’y arrête plus longuement. A ce stade, il convient de préciser quels sont les points de comparaison.