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Septembre 2012, l'actualité de la taxe google

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Taxe Google : “Télérama” dévoile le projet des éditeurs de presse - L'actu Médias / Net. Pour sauver la presse, il faut taxer Google disent les éditeurs dans un projet de loi qu'ils viennent de transmettre au gouvernement. “Télérama” en a obtenu la copie. Dura lex, sed lex. La loi est dure, mais c’est la loi.

Sauf quand il n’y en a pas. Usée à force de tendre sa sébile devant l’Etat (pour toucher des subventions), la presse a décidé de renouveler un vœu déjà exprimé sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy : taxer Google et son milliard et demi d’euros de chiffre d’affaires en France en 2011. Depuis la semaine dernière, la toute jeune association de la presse d’information politique et générale (IPG, créée en mai 2012) se met en ordre de bataille, trois ans après les premières déclarations de Laurent Joffrin, grand militant de cette cause.

Présidée par Nathalie Collin, la coprésidente du directoire du Nouvel Observateur, l’association, a transmis au gouvernement une proposition de projet de loi visant à créer un système de droits voisins sur l’indexation des contenus. La presse pousse un coup de Google. Pourquoi pas une Lex Google à la française ? Le gouvernement allemand vient de donner son feu vert à ce projet de loi, qui prévoit d’obliger les agrégateurs de contenus (Google Actu en première ligne) à verser des commissions aux journaux dont ils référencent les articles. En France, où un projet équivalent fait son chemin depuis plusieurs mois chez les éditeurs, l’initiative germanique a mis du baume au cœur. L’association de la presse d’information politique et générale (IPG) a soumis la semaine dernière au gouvernement une proposition de loi qui veut, elle aussi, grignoter les profits records de Google.

En quoi consiste la proposition de loi ? Les promoteurs du projet y tiennent : «Ce qu’on demande, c’est une rémunération, pas une taxe» , insiste Nathalie Collin, coprésidente du groupe Nouvel Observateur (ex-coprésidente de Libération) et présidente de l’association de la presse IPG. Google doit-il de l’argent aux journaux ? Quel rôle l’État doit-il jouer ? Lexique Droit voisin. Taxe Google : “Télérama” dévoile le projet des éditeurs de presse - L'actu Médias / Net. En France aussi, la presse veut faire payer les liens hypertextes. Les mauvaises idées inspirent toujours ceux qu'elles arrangent. En Allemagne, la presse a réussi à obtenir du gouvernement d'Angela Merkel qu'il dépose au Parlement un projet de loi visant à instaurer un droit à rémunération des journaux lorsque leurs titres sont affichés sur les services d'indexation comme Google News.

En clair, il s'agit d'instituer une taxe sur les liens hypertextes lorsqu'ils sont affichés dans un certain contexte, au bénéfice des groupes de presse qui sont pourtant les premiers à bénéficier de l'afflux de visiteurs offerts par les services d'agrégation de contenus. Comme nous l'avions alors rappelé, la presse française avait déjà initié une idée similaire dès 2009, à travers le Groupement des Editeurs en Ligne (GESTE). A l'époque, il s'agissait d'obtenir de Google qu'il partage avec les journaux indexés une partie des revenus publicitaires générés par le service. "Nous ne sommes pas opposés à ce que le moteur de recherche intègre de la publicité sur Google News.

Taxe Google pour la presse : c'est mal ? non, c'est pire. Taxe sur le clic ! La presse veut le beurre, et l'argent du beurre. Il faut espérer que ça n'est qu'une très mauvaise blague, certes très drôle. Ou la France se rendra profondément ridicule aux yeux du monde entier, avec un raisonnement qui renvoie aux tous débuts de la démocratisation du net, où l'on se demandait s'il fallait interdire les liens vers les pages web (si si, certains y ont pensé). Nous savions déjà que la presse faisait pression sur le nouveau gouvernement pour bénéficier d'une taxe sur les liens hypertextes, lorsque ces liens agrégés par les moteurs de recherche ou les services de revues de presse conduisent aux articles des journaux. Nous avions été désagréablement surpris d'apprendre qu'Aurélie Filippetti accordait une oreille attentive à cette idée sordide, en estimant qu'il "serait normal que ces moteurs de recherche contribuent à financer la vraie valeur ajoutée produite par les journaux".

Comme si l'on taxait la RATP pour financer la valeur ajoutée produite par les lieux touristiques qu'elle dessert. Mais voilà le pompon ! Le GESTE veut faire payer Google pour le référencement de tous les médias. Ce n'est pas une surprise, puisqu'il avait été dès 2009 le premier à avancer l'idée de faire payer Google lorsqu'il présente une sélection d'articles issus de son service d'indexation des sites de presse. Jeudi, le Groupement des éditeurs de services et de contenus en ligne (GESTE) a publié un communiqué dans lequel il dit souhaiter " ", c'est-à-dire le faire payer lorsqu'il indexe des contenus et propose des liens hypertextes qui permettent de les consulter.

" ", rappelle l'organisation. " ". Parmi les membres du GESTE figurent Allociné, Atos, Deezer, Bouygues Télécom, TF1, France Télévision, l'INA, Lagardère Interactive, CBS Interactive (ZDNet, GameKult, Cnet...), M6 Web (Clubic, JeuxVideo.fr, Pure Médias...), Orange, PayPal, SFR, l'UFC-Que Choisir, Yahoo... ou encore Google France. Il juge que " ", mais prévient qu'il " ".