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Le chapitre actuel de la saga WikiLeaks m'aura finalement forcé à sortir de ma semi-retraite de blogging! Alors que je cherche toujours à comprendre ce qu'il s'est passé ces dix derniers jours, voici quelques analyses sur Anonymous et les défis auxquels doit faire face un gouvernement Obama qui cherche en ce moment-même une réponse adéquate à WikiLeaks. L'impact de la récente vague de cyber-attaques lancée par les Anonymous à l'encontre des quelques sociétés qui ont évincé WikiLeaks de leur liste de clients –Amazon, EveryDNS, MasterCard, Visa et autres– est difficile à mesurer. Je ne pense pas que ces attaques vont pousser ces entreprises à réexaminer leur position, faire la paix avec WikiLeaks et leur offrir des bons de réduction pour compenser.
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L'arrestation de Julian Assange a déclenché une vague d'attaques virtuelles qui a temporairement perturbé les sites de Visa, MasterCard et PayPal, la semaine dernière. Cette guérilla web est menée par un groupe composé de centaines d'internautes appelé Anonymous, une sorte de nuée sans chef qui décide spontanément de causer du tort à une organisation jugée fautive. Jusqu'ici, le tableau de chasse d'Anonymous reste plutôt maigre: les actions symboliques des pirates informatiques visaient les sites des entreprises et n'ont pas affecté les transactions. Le chercheur et spécialiste du Net, Evgeny Morozov, a écrit dans Foreign Policy que ces manifestations virtuelles s'apparentaient davantage à une occupation qu'à une attaque destructrice contre un ennemi donné. «Comme le sit-in , cette technique vise à déranger brièvement un service ou une institution dans le but de faire valoir un point de vue.
En prenant activement la défense de WikiLeaks, les Anonymous ont-ils franchi un cap supplémentaire dans la guerre de l'information? Le vocabulaire mérite d'être précisé. MAJ du lundi 13 décembre:
Les responsables d'un groupe de pirates informatiques baptisé "Anonymous" à l'origine d'attaques contre plusieurs sites dont Visa et Mastercard ont promis mercredi de s'en prendre à tous ceux qui auraient des " visées anti-WikiLeaks " lors d'une discussion en ligne avec l'AFP. Lors de l'entretien, les "Anonymous" ("Anonymes") ont affirmé que des milliers de bénévoles participaient à leurs opérations visant à défendre WikiLeaks et son fondateur Julian Assange , présenté comme "un martyr de la liberté de parole", depuis que son site diffuse des documents secrets , notamment quelque 250.000 notes diplomatiques gênantes. "Nous avons commencé avec peu d'utilisateurs (moins de 50)", ont indiqué les pirates. "Maintenant, nous en avons environ 4.000". Tout au long de la discussion, les "Anonymous" s'exprimaient en utilisant des codes couleurs à l'image des criminels du film de Quentin Tarantino "Reservoir Dogs", chaque intervenant étant identifié uniquement par une teinte différente.
Ils continuent leur guérilla sur le web pour défendre WikiLeaks et son fondateur, mais changent de méthode. Une partie des activistes se réclamant du groupe Anonymous a lancé une nouvelle campagne de soutien, l’opération Leakspin. Ils invitent les internautes à réaliser des publications à partir des informations publiées par le site de Julian Assange.L’objectif : leur donner encore plus de retentissement. Voir notre page spéciale WikiLeaks Finies les cyber-attaques contre les entreprises jugées hostiles à WikiLeaks. La semaine dernière, l’opération Pay back avait temporairement perturbé les sites de Visa, MasterCard et PayPal, mais les transactions n’avaient pas été affectées.
C'est la dose qui fait le poison. La démocratie peut être pervertie par des manoeuvriers politiques - c'est le propos de la perspective que je publie ce matin dans la Tribune. La liberté d'expression peut être remise en cause par ceux qui en abusent pour dénigrer ou insulter. La neutralité d'Internet et la totale libre circulation des informations sur le réseau finiront par être contrôlées par les Etats, comme les frontières genevoises dans l'espoir de mettre fin aux activités des malfrats et des malwares, sinon de les entraver. Celian Hirsch et Paolo Gilardi ont relancé leur blog à propos de WikiLeaks et de son ange gardien. On se réjouit de les retrouver régulièrement dans blog.tdg.ch .
"Operation : Payback" (représailles). Les hackers n'ont pas peur du grand spectacle. Au contraire. Alors que les dernières révélations de WikiLeaks éclaboussent les gouvernements aux quatre coins du monde, une véritable cyberguerre fait rage. Anti-Assange et pro-Assange s'affrontent. Derrière cette opération "Payback", on trouve le groupe Anonymous (anonymes), des internautes, dont l'objectif est de "venger Julian Assange".