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Népal 2009

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Bakthapur. Shiva est aussi le dieu des têtes ébouriffées, le dieu honteux de l’Hindouisme.

Bakthapur

Ses fidèles se laissent pousser les cheveux et s’enduisent le visage de teinture ou recouvrent leur corps de cendres pour marquer leur allégeance au dieu rebelle. L’ascète Milk Baba : Dans l’endroit restreint, alloué au culte de Rama, il ne se nourrit que de thé et de lait depuis 20 ans. Ses cheveux tombent au sol. Il a beaucoup de disciples et voyage dans le monde entier. Il est considéré comme un grand sage. Dans le respect des lieux, nous ne nous attardons que pour les instants nécessaires aux explications de Jérôme, notre guide, compagnon de trek et, comme nous, élève de Robert.

Tout en prêtant une oreille distraite, je ne sais pas ce qui m’a pris mais je viens de donner, par jeu ou par malice, un petit coup de pied sur une clochette au ras du sol ! Le retour vers Bodnath se fait à pieds, environ 20 minutes de « chemin poussière » en pleine immersion dans l’ambiance grouillante du peuple népalais. Tangage nocturne vers Bodhnath! La visite de Bhaktapur se prolonge par une errance dans les dédales des ruelles et placettes, jusqu’à la tombée de la nuit.

Tangage nocturne vers Bodhnath!

Nous enjambons des tas de riz, grenier séchoir sur toile, à ciel ouvert. Des femmes, dans des gestes gracieux, ancestraux, bibliques, séparent le grain de l’ivraie à l’aide de vastes plateaux de vannerie. Une biquette, à genoux, se régale des graines d’une corbeille et ne nous accorde que peu d’intérêt. J’ai l’impression d’avoir remonté le temps jusqu’au moyen âge, ne serait-ce les entrelacs de câble électrique, eux même tissés serrés par les toiles d’araignée… ! Au sol, les enfants jouent pieds nus, nous devons éviter les égouts au milieu des ruelles pavées ! Les rues grouillent de vie. Pour éviter les encombrements, notre chauffeur a pris une téméraire initiative de passer par une hypothétique route en travaux !

Amusés plus qu’impatients, nous faisons confiance au conducteur et à son assistant ! En route pour Jiri ! Kathmandou. Kathmandou--------7 heures de mini-bus pour--------Jiri 1er jour de trekk : Jiri--------Mali Levés à l’aube, nous attendons sagement dans la cour ! J’ai enfoui dans un sac « base camp » en grosse toile bleue, les indispensables, changes et nécessaire de toilette pour 10 jours de trek. Au fur et à mesure des étapes, il sera porté avec un autre similaire, ce qui doit totaliser environ plus de 40 kg voir 45 sinon d’avantage par un sherpa, petit gabarit à peine plus lourd que son fardeau… ! Chaque jour, il faudra se déplacer suivis de l’intendance constituée d’une vingtaine de porteurs chargés du campement, des couchages, des batteries de cuisine, des victuailles, etc, etc, etc… ! Nous sommes en tenue de grand marcheur… ! 10 heures, notre minibus arrive enfin !

Il faut pourtant encore « charger la bête » avec nos douze sacs « base camp » puis, enfin, c’est le départ tant attendu ! La route est longue, bien cahoteuse, étroite et très fréquentée. Parfois le paysage surprend par sa végétation.