
L'affaire Rappaz
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Peut-on dénouer la tragédie Rappaz? | Tribune de Genève
Esther Waeber-Kalbermatten, conseillère d’Etat valaisanne en charge du dossier, a affirmé mercredi qu’elle ne suspendrait plus la peine du chanvrier. Elle a ordonné aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) de l’alimenter contre son gré. Aucune loi fédérale ne prévoit une telle possibilité, mais la ministre se base sur un arrêt du Tribunal fédéral du 26 août. Celui-ci souligne qu’il doit être «possible d’ordonner que le détenu soit nourri de force dès qu’il commence à courir le risque de souffrir de lésions graves et irréversibles».Selon la majorité d'un échantillon de 500 Romands, le chanvrier valaisan ne devrait pas non plus être alimenté contre son gré. Deux tiers des Romands sont contre la libération de Bernard Rappaz, qui suit une grève de la faim depuis deux mois et demi. 24 heures et la Tribune de Genève publient dans leurs éditions de samedi un sondage exclusif sur le chanvrier emprisonné. Les personnes interrogées se disent aussi opposées à une alimentation forcée du Valaisan.

