
Primaire : le PS fera-t-il mieux que les écolos ?
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Test : pour quel Obama à la primaire PS êtes-vous ?
L es 9 et 16 octobre, le PS choisit son candidat pour 2012 via, pour la première fois, une primaire ouverte à l'ensemble des sympathisants de gauche. Candidats, programmes, organisation du scrutin, questions juridiques et financières, possibles polémiques, traitement médiatique et sondagier, sociologie des électeurs... Slate.fr répond aux questions que pose cette consultation inédite. Au fait, on dit la primaire ou les primaires?
Primaire PS, la FAQ | Slate
Perdre pour assembler : une stratégie radicale ? : Tireurs d´irrévérence
A chaque semaine son nouveau candidat : qu’il concerne les primaires d’un parti ou la course à la candidature directe en vue de l’élection présidentielle, la multiplication des déclarations de candidature impressionne ! Certaines s’avèrent surprenantes, d’autres des confirmations de velléités peu voilées. Celle de Jean-Michel Baylet, mercredi dernier, rentre davantage dans la première catégorie mais se révèle loin d’être dénuée de signification et de symbolisme. Si Baylet se présente, c’est dans le cadre des primaires socialistes : après avoir tiré la leçon de la candidature Taubira, à laquelle on attribue régulièrement la catastrophe du 21 Avril 2002 (quand l’on ne condamne pas l’ancien fondateur du Cérès, Jean-Pierre Chevènement, à son tour), le Parti Radical de Gauche met aujourd´hui les bouchées doubles et l’accent sur son intention de ne pas créer de nouvelles zones de tensions avec son allié socialiste, encore moins à trois mois des élections sénatoriales.Aubry et Hollande parlent au PS, Royal et Montebourg visent le peuple de gauche
Bientôt, c’est certain, Hollande aura droit lui aussi à ses intellectuels supporters ! Car le député de Corrèze comme l’élue locale du Nord et leurs entourages respectifs agissent avec la même logique : un peu à l’ancienne, obnubilés par les manœuvres d’appareil et les questions de rapport de force. L’un comme l’autre dirige ou a dirigé le PS. Premier secrétaire, voilà un « job » qui vous forge une manière d’appréhender une campagne électorale.Primaire : pour en finir avec la «prolophobie»
Les primaires ont une vertu fondamentale : s’adresser à l’ensemble du pays non seulement pour désigner un candidat, pour définir un projet mais également pour changer la stratégie électorale de la gauche. Au-delà des rebondissements de la campagne, la gauche a l’occasion d’opérer un réalignement électoral conforme à ses valeurs et aux attentes du pays. Dès l’instant où les partis ont décidé de cesser d’être des consciences collectives, il fallait changer d’organisation. Les primaires sont un chemin vers la conscientisation d’un plus grand nombre de Français, elles ont représenté et représentent le meilleur moyen de faire se lever un imaginaire alternatif à celui des droites dans notre pays. Les critiques des primaires sont souvent inopérantes car elles se fondent sur une conception du parti qui précisément n’existe plus. Le vieux parti hérité de la section des piques de la Révolution, à la fois conscience collective et outil de cette conscience collective, a bien souvent sombré.Primaire: zéro électeur écolo dans le sondage Libération–Viavoice? Possible...
Marianne : Les résultats du premier tour de la primaire écologiste ont dû vous surprendre ? François Miquet-Marty : Il y a un décalage surprenant entre l’opinion et les électeurs. C’est à la fois surprenant et intéressant. Ça montre qu’il y a deux publics différents aux attentes différentes.Dans les sondages, la base choisie par l’Ifop, BVA ou Opinionway est celle des « sympathisants de gauche ». Mais cette population ne sera pas forcément celle qui votera à la primaire. Pour la primaire écolo, François Miquet-Marty de l’institut Viavoice, a d'ailleurs admis qu’il n’y avait « peut-être aucun » électeur pour ce scrutin dans son échantillon de 133 sympathisants écolos, tout en rappelant que cette étude n'avait aucune valeur prédictive et qu'elle photographiait un sentiment de l'opinion sur les deux candidats et non un rapport de force entre deux tendances écologistes.

