Made in France

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Nicolas Sarkozy, ambassadeur du savoir-faire français chez Rossignol - Loisirs. Le président de la République est en visite ce mardi 13 décembre chez le fabricant de skis à Sallanches, en Haute-Savoie.

Nicolas Sarkozy, ambassadeur du savoir-faire français chez Rossignol - Loisirs

Il s'agit notamment de prendre l'entreprise Rossignol en exemple pour vanter le label "Origine France Garantie". "On adapte plus facilement l'outil de production en Europe que dans des usines asiatiques". L’argument évoqué par Mimmo Salerno, directeur de l'usine Rossignol de Sallanches, aura achevé de convaincre les plus sceptiques.

Le FN n'est pas le centre de gravité de la politique, c'est la crise qui l'est ! Atlantico : Lorsque François Bayrou ou Nicolas Sarkozy abordent le sujet de la préférence nationale, Marine Le Pen jubile.

Le FN n'est pas le centre de gravité de la politique, c'est la crise qui l'est !

Le Front National remporte t-il une victoire idéologique lorsque le "made in France" arrive au cœur du débat ? Philippe Tesson : Le "made in France" est dans la droite ligne du discours du Front national. La préférence nationale, c’est un thème cher à Jean-Marie Le Pen qui a été repris par sa fille. Que reste-t-il du made in France ? - Economie. Cocorico!

Que reste-t-il du made in France ? - Economie

Des sites comme lafabriquehexagonale.com répertorient quelque 2.500 entreprises qui produisent localement. Le 100% made in France s'étiole pourtant. Rossignol ou Geneviève Lethu, ces quelques relocalisations symboliques ne parviennent pas à inverser une tendance lourde : la désindustrialisation se poursuit dans l'Hexagone. « Rendez-nous notre industrie ! » (Palais de l'Elysée - Wikimedia - Ex13 - cc) Du même auteur La trahison de nos dirigeants Parmi tous les pays d’Europe, la France est le pays qui s’est le plus vite désindustrialisé car depuis 35 ans, nos gouvernements successifs ont volontairement détruit l’industrie française par allégeance économique au dogme néolibéral du libre-échange et pour servir les intérêts de grands groupes.

« Rendez-nous notre industrie ! »

La délocalisation de l’industrie n’est pas une fatalité et plusieurs articles du traité de fonctionnement de l’Union Européenne dont les articles 32 et 63 du TFUE, encouragent la désindustrialisation de la France. Made in France : la stratégie de Bayrou pour 2012. (François Bayrou - Capture d'écran Dailymotion - bayrou - cc) Le Made in France façon Bayrou suscite manifestement des adhésions nombreuses mais également des interrogations.

Made in France : la stratégie de Bayrou pour 2012

A vrai dire, j'ai fait comme François Bayrou : j'ai consulté avec la plus grande attention le rapport d'Yves Jégo sur le Made in France. Évidemment, Yves Jégo rit un peu jaune : ce n'est pas dans son camp (celui de Nicolas Sarkozy) mais en face, dans l'opposition, qu'on lit ses rapports. Bayrou s'intéresse depuis un bon moment à cette piste : en fait, il suit avec beaucoup d'attention les études qui paraissent et enquête lui-même depuis la fin 2008. Sarkozy et le «fabriquer français»: «made in pipeau»? (capture d'écran Dailymotion - Europe1fr - cc) Du même auteur Devinant le marasme qui attendait la France, le Blog Economique Et Social proposait en janvier 2010 la création d’un marquage obligatoire des produits vendus en France afin d’indiquer précisément le pourcentage de conception française (recherche et développement), le pourcentage d’assemblage en France et enfin le pourcentage d’emballage en France.

Sarkozy et le «fabriquer français»: «made in pipeau»?

Ce n’était qu’une idée modeste et perfectible, mais certainement visionnaire, car a cette période si les difficultés étaient plus ou moins prévisibles, personne n’en parlait. Bien évidemment, l’idée n’était pas neuve, loin de là. Mais jamais à ce moment précis de 2010, nous n’avions eu autant besoin de ce label aussi imparfait soit-il.

Nicolas Sarkozy tacle l'industrie automobile. (Nicolas Sarkozy - Moritz Hager - wikimedia - cc) Il a beau jeu de prendre la voiture pour cible.

Nicolas Sarkozy tacle l'industrie automobile

Mais Nicolas Sarkozy s’est quelque peu fourvoyé, mardi à Sallanches, en taclant l’automobile française. Car si la désindustrialisation est une réalité française, prendre pour exemple les constructeurs hexagonaux, revient à caillasser l’une des très rare production de produits manufacturiers de l’Hexagone. Parce que, même si ses jours sont comptés, la filière emploie bon an mal près de 700 000 salariés. Parce que nombre de modèles sont toujours fabriqués (du moins assemblés) du côté de chez nous.