François Hollande : “Mon atout, c’est moi” - Puzzle Socialiste - Blog LeMonde.fr. La silhouette affutée, François Hollande poursuit sa mue, pour se débarrasser de ses habits d'ancien secrétaire et enfiler ceux du candidat. L'ancien premier secrétaire est arrivé à La Rochelle poussé par le petit vent portant des sondages qui le placent désormais parmi le trio des candidats crédibles. Largement distancé par ses deux rivaux, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, le député de Corrèze n'est pas en position de l'emporter mais fait jeu égal avec le chef de l'Etat.
Devant les journalistes qu'il a conviés, samedi matin, dans un café du port, il a tenté de convaincre de sa détermination. « Dans une élection présidentielle, on se détermine soi-même, pas par rapport aux autres », affirme t-il pour dissiper l'idée qu'il renoncerait automatiquement si DSK se présentait. Ses chances d'être élu ? « Ce n'est pas une affaire de chance ». Son atout ?
« C'est moi ». Les primaires assure t-il, ne sont pas un « concours ». Pas assez tranchant ? Sophie Landrin. Manuel Valls: «J'ai la capacité à être président de la République» Primaires PS: les outsiders n'ont pas dit leur dernier mot. Sale temps pour les outsiders. Il y a d'abord ces sondages qui prédisent une large victoire de Dominique Strauss-Kahn mais aussi de Martine Aubry face à Nicolas Sarkozy. Et puis il y a ce pacte de non-agression entre DSK, Martine Aubry et Laurent Fabius.
L'ancien Premier ministre en réaffirme les grandes lignes dans une interview au Monde: "Sans avoir besoin de document écrit déposé chez notaire, nous partageons depuis plus de deux ans une cohérence politique et une concertation des intelligences (...) Dans ce contexte, nous n'allons pas, tels les héros d'Homère, nous défier les uns les autres. J'ai donc le savoureux regret de dire à nos adversaires que cela se passera bien. " Du coup, les "petits" candidats tentent de - se - convaincre qu'ils iront au bout de leur démarche. Samedi matin, Pierre Moscovici a réitéré son souhait d'une candidature DSK, "crédible, rassurante et rassembleuse".
Négocier un poste de ministre? Même préoccupation chez François Hollande.