Des législatives entre confirmation et rectification. Par Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry PARIS (Reuters) - Une victoire de la gauche confirmant le résultat de l'élection présidentielle de mai mais pas assez massive pour permettre au Parti socialiste de se passer d'alliés dans la future Assemblée nationale : tel est le scénario central qui semble se dessiner en France à l'orée des législatives des 10 et 17 juin. Les analystes politiques restent cependant très prudents en raison des incertitudes sur le niveau de l'abstention, l'impact du redécoupage des circonscriptions électorales effectué en 2009 et la capacité du Front national de confirmer sa percée de mai.
Autant d'incertitudes renforcées par le manque apparent d'intérêt pour ces législatives de la part d'une opinion comme épuisée par la campagne présidentielle passionnée qui a précédé. L'abstention, indicateur-clef, décidera du nombre de triangulaires avec le Front national de Marine Le Pen, potentiellement plus risquées pour la droite que pour la gauche. Edité par Yves Clarisse. Financement politique: Les l gislatives, des lections qui rapportent norm ment. Ennuyeuse cette campagne législative où l’abstention s’annonce élevée? Pas pour les partis politiques, qui multiplient les candidatures: pas moins de 6.611 candidats pour 557 circonscriptions.
Soit une moyenne de onze candidats par circonscription. Tout sauf un hasard puisque pour les mouvements politiques, notamment les plus petits, les législatives rapportent de l’argent. Si un parti recueille au moins 1% des voix dans 50 circonscriptions de métropole au minimum, il recevra l’équivalent d’1,68 euros par voix, par an et pendant cinq ans… L’autre fraction de l’aide publique, réservée aux partis plus installés, est calculée selon le nombre de parlementaires rattachés au mouvement: 42.228 euros par an et par élu.
Alors, à l’orée de l’élection, un certain nombre de partis dont on n’entend peu, voire pas du tout parler, font fleurir leurs candidatures. Prendre son indépendance financière Pour certains, recevoir une aide politique semblerait cohérent au vu de leur influence dans le débat. Duflot met les socialistes en pétard. Gard, Moselle, Vaucluse : comment ils combattent les candidats frontistes. «Produire français» : des distributeurs pas clairs... (Electroménager - GILE MICHEL/SIPA) Je me demande si je n'en dis parfois pas trop sur mon blog à propos de ma vie privée. Mais bon, elle me sert à illustrer tellement de choses... En la circonstance, c'est Lapeyre que j'ai dans le collimateur et je vais expliquer pourquoi.
Il se trouve que l'ignoble capitaliste exploiteur du peuple et koulak enrichi à la sueur des honnêtes travailleurs que je suis a un locataire. «Il y a des limites au patriotisme économique !» Je me suis rendu donc chez Lapeyre pour voir ce que je pouvais trouver dans ce domaine. Pour la création d'un label clair Du même auteur Là, j'avoue que j'ai un peu la haine.
Retrouvez l'hérétique sur son blog. Législatives : pourquoi votre campagne est muette. Législatives : en Moselle on peut voter pour la décroissance. (François Grosdidier - POL EMILE/SIPA) La première circonscription était celle de l’ineffable François Grosdidier, patron de l’UMP de Moselle. Mais il ne défendra pas ses chances. Sans doute alerté par un sombre pressentiment, celui d’une probable branlée à venir, Grosdidier a courageusement sauté en marche fin 2011 pour attraper au vol un mandat de sénateur, prolongeant l’assurance de son pouvoir d’achat pour six ans de plus. Son réseau maçonnique a encore dû être une aide précieuse… Du coup, c’est son poulain, une caricature d’ex-jeune pop, un «jeune vieux» à la langue de bois déjà bien établie (Si vous voulez en juger, admirez …), Julien Freyburger, qui va prendre la branlée à sa place. Candidats : les bonnes et mauvaises pioches Clivage «petits partis» vs «gros partis» Du même auteur Je digresse encore une fois.
Retrouvez SuperNo sur son blog. François Bayrou, game over ? (François Bayrou a été reçu à l'Elysée lundi par François Hollande - CHESNOT/SIPA) Du même auteur Je lis parfois, y compris chez mes amis, d'étranges appels en faveur de François Bayrou. Je rappelle pourtant que Bayrou n'a rien demandé et ne souhaite pas de désistement socialiste en sa faveur. Il a de l'estime pour Hollande, c'est même une chose assez ancienne, mais il n'en partage pas le programme et il demeure donc fondamentalement dans l'opposition. Ensuite, tous ces clins d'œil, même venus des autorités socialistes, ne changeront en rien la donne : c'est localement que tout se joue et c'est bien pour cela que Bayrou arpente sa circonscription. Retrouvez l'Hérétique sur son blog. Le Pen et Mélenchon, snipers de tribunes. Plusieurs centaines de sympathisants FN sont venus écouter le discours de Marine Le Pen à la salle des fêtes d'Hénin-Beaumont, lundi 4 juin.
Photo: Mathias Destal. Mardi soir, pour son unique meeting avant le premier tour, le Front National a réuni 400 personnes, tassées dans la salle des fêtes d’Hénin-Beaumont. Le suppléant de Marine Le Pen, Steeve Briois donne le ton. Il est le local de l’étape. Conseiller municipal d’opposition de cette municipalité de gauche, il revient sur les affaires qui lui ont permis de s’ancrer durablement. Il expédie l’adversaire socialiste en quelques mots : « Nous avons mis un terme au règne d’un des plus gros escrocs que la politique française ait jamais connu. Ne comptez pas sur Kemel pour faire le ménage, Kemel n’est pas un gage de moralisation de la politique locale. » La salle ricane et commence à se chauffer. Vêtue de bleu marine, Marine Le Pen monte à la tribune pour galvaniser ses partisans. . « On est chez nous ! De nouveaux tracts anonymes finissent d'excéder Jean-Luc Mélenchon.
Jean-Luc Mélenchon, le 3 juin. Photo: Mathias Destal. « On ne peut plus faire campagne normalement. Ce n’est pas possible ! » Jean-Luc Mélenchon est tendu ce jeudi 7 juin au matin. A peine arrivé sur le marché de Libercourt, le candidat évoque de nouveaux tracts anonymes qui circulent actuellement via les boîtes aux lettres ou les réseaux sociaux. « A ce rythme la, comment voulez-vous que je me défende, » s’énerve-t-il. "Je gagne 40 000 euros par mois, prouve-le ! " Le second reprend le format et la mise en page du tract distribué la semaine dernière et revendiqué par le Front National. Le FN se dit étranger à la diffusion de ce tract inspiré de celui assumé la semaine dernière par Marine Le Pen. Interrogé par l’AFP à propos des nouveaux tracts anonymes, le responsable de la communication de Marine Le Pen, Bruno Bilde, assure qu’il ne « sait pas qui a fait ça » , affirmant « ce n’est pas du tout nous ».