Zone euro: Quels impacts de la sortie de la Grèce? Points: Investissements, monnaie unique, construction de l’Europe… les enjeux Des questions-clés pour comprendre la crise Existe-t-il une issue pour la Grèce qui entre dans une nouvelle zone de turbulences politique et économique?
Le débat se concentre surtout sur l’impact de la sortie d'Athènes de la zone euro sur les investisseurs, la monnaie unique et surtout sur la construction de l'Europe. Déjà, vendredi 11 mai, la Grèce avait bien du mal à mettre sur pied un gouvernement de coalition pour éviter de retourner aux urnes en juin. Quel avenir? Les aides sont là… mais Un geste vient toutefois d'être fait. N Economie: Des signes d'amélioration? Légende Image: Crise de l'euro : la monnaie unique condamnée à disparaître.
"La seule solution, désormais, réside dans une sortie de l'euro, qu'elle soit négociée ou non".
C’est dans ces termes catégoriques que l'économiste Jacques Sapir concluait une récente tribune consacrée à la critique du dernier plan de "sauvetage" européen. L’économiste, qu’on a connu moins pessimiste, semble aujourd’hui se résoudre à la mort programmée de la monnaie unique. Il n’est d’ailleurs pas le seul. Si l’on en croit Jean-Pierre Chevènement, "tout se passe comme si l’Allemagne, prisonnière de ses dogmes, avait dans sa tête déjà pris congé de l’euro". Ainsi donc, les Allemands, dont on a tant dit qu’ils étaient les principaux bénéficiaires de la devise européenne, se seraient déjà résignés.
Si la Grèce quittait la zone euro. Fatigués des plans d'austérité qui s'enchaînent, de plus en plus de Grecs sont en faveur d'un retour à la drachme, et des dirigeants européens disent que l'euro peut survivre au départ de la Grèce.
Que se passerait-il si la Grèce devait sortir de l'euro et adopter une nouvelle monnaie ? La crise de la zone euro n'est pas seulement une affaire de grande politique ou de haute finance ; c'est aussi et surtout une histoire de confiance dans la monnaie que nous avons dans la poche. L'euro était censée symboliser un continent uni et stable pour les citoyens de la zone monétaire. Mais si la monnaie unique se fragmente, tous les membres de la zone euro pourrait être affecté. Les politiques poursuivent leurs négociations sur le dernier plan de sauvetage grec, dans un climat politique de plus en plus tendu en Grèce. C'est par où la sortie ? La crise financière fait (encore) trembler l'Europe. Dossier - La Grèce en faillite.
Législatives : la Grèce dit « non » aux partis d'austérité. Les étapes de «déconstruction» de l'Europe. Après avoir étudié dans une perspective historique comment l’Europe s’est construite contre les nations, Eric Juillot poursuit son analyse par une étude du débat public et démocratique.
Quand l’Europe s’impose à nos politiques L’auteur souligne l’importance du 21 mars 1983 et du maintien du franc dans le SME. Pour lui « cette date démontre exemplairement la consubstantialité du libéralisme et de l’européisme : l’adhésion à l’un vaut adhésion à l’autre ». « Cet européisme est la bouée de sauvetage historique qui empêche les socialistes de se noyer au moment même où leur projet de transformation économique et sociale sombre, victime du raz-de-marée libéral qui emporte alors la planète ». Mais Valéry Giscard d’Estaing avait préparé le terrain en soulignant dès 1978 que « nous sommes 53 millions d’habitants dans un monde qui a 4,2 milliards d’habitants ». Grèce : vers une alternative au coup d'Etat troïkan ? (Le ciel grec s'assombrit - Dimitri Messinis/AP/SIPA) L'Aube dorée fut le nom d'un hôtel légendaire au pays lumineux qu'était la Grèce des années 60, tout du moins pour les représentations collectives, car la réalité est souvent bien plus sombre qu'elle n'y paraît, à travers le miroir déformant de la mémoire.
Situé sur l'île de Poros, l'hôtel s'est rendu célèbre par le cinéma populaire et commercial grec de l'époque, car certaines scènes inoubliables ont été réalisées dans ses locaux, et notamment, la comédie burlesque Bien mieux que Marlon Brando. Etièrement tournée dans cet hôtel en 1964, elle met en scène le célèbre acteur comique Thanassis Veggos. Ce dernier a incarné mieux que tout autre acteur de la période, l'archétype du travailleur-pauvre, face aux transformations de la société des années 1950-1960. C'est ainsi que Thanassis Veggos fut le comique le mieux apprécié par le public grec, et ceci jusqu'à nos jours. « Allons-y, tous à l'Aube Dorée ! Récupération politique. Les élections grecques vont-elles influer sur l'euro? Naturellement, ce n’est pas le résultat du second tour de l’élection présidentielle française qui risque d’accélérer la fin de la monnaie unique.
Mais les Grecs votent pour leurs élections législatives le même jour et le résultat pourrait provoquer le début du démontage de l’euro… Une saignée pour rester dans l’euro Les nouvelles statistiques du chômage sont purement effrayantes : 21.8% de la population est sans emploi (contre 11.3% en janvier 2010). Pire, plus de 50% des jeunes sont également sans emploi. La Grèce se rapproche de la sortie de l'euro. J’avais évoqué une telle possibilité fin 2009 mais jamais un tel scénario n’a été aussi proche.
En effet, les revirements du Pasok ont bloqué la voie à un gouvernement pro austérité autour de Nouvelle démocratie (ND), ouvrant la possibilité à une coalition opposée au plan européen. Revirement politique Contrairement à ce que j’avais écrit hier, et comme l’a souligné le blog Mes Elucubrations, le problème est venu du fait que le Pasok a refusé de faire équipe avec Nouvelle démocratie sans le parti de la gauche radicale, Syriza, arrivé en seconde position lors du scrutin de dimanche. Du coup, ND ayant échoué à réaliser une coalition, c’est le Syriza qui a maintenant quelques jours pour trouver une majorité selon les termes de la Constitution Grecque.
Grèce libre? (L'élection en Grèce - Thanassis Stavrakis/AP/SIPA) « Respirez librement, respirez enfin librement, c'est la prise de la Bastille du bipartisme, l'effondrement du système collaborationniste du Pasok et de la Nouvelle Démocratie.
Ce n'est qu'un début, les forces du Mémorandum, les forces de l'occupation ont été délégitimées par le vote du peuple. Nous avons résisté à la guerre économique et psychologique, nous n'avons plus peur du chantage, car le peuple grec sait désormais que les sommes prétendument prêtées à la Grèce dans le cadre des accords illégaux passés avec la Troïka, iront dans les poches de ces rapaces des marchés et aux banques. Nous pouvons désormais les menacer, et c'est aussi un message adressé à la chancellerie de Berlin. Le cobaye a bougé, il a crié, il a dit « Non ». Voilà en résumé, la prose du journaliste Georges Trangas ce matin sur la radio Real-Fm.
Mais d'abord les résultats : Du même auteur Retrouvez Panagiotis Grigoriou sur son blog. Pourquoi la crise de la zone euro va continuer. Il y a trois mois, on nous expliquait que la crise de la zone euro était résolue.
Plus de deux ans après le premier plan, la situation est toujours aussi explosive entre une Grèce sans gouvernement et une Espagne en crise. C’est que la zone euro n’est pas une zone monétaire optimale. Un marché du travail peu mobile The Economist cite une étude de l’OCDE qui mesure le pourcentage de la population qui a déménagé dans l’année. 2,4% de la population des Etats-Unis a ainsi changé d’Etat d’habitation au cours de la seule année 2010, malgré la crise du marché immobilier, qui affecte pourtant la mobilité.
A titre de comparaison, la mobilité entre pays de l’Union européenne atteint à peine 0,3%, soit huit fois moins qu’aux Etats-Unis, démontrant la différence entre les deux ensembles. En fait, les habitants de la zone euro sont particulièrement sédentaires puisqu’à peine 1% des habitants d’un pays change de région au sein de ce même pays. Euros: le premier domino tombe. Après d’innombrables péripéties, les élections en Grèce ont débouché sur une impasse.
Il a été impossible de nommer un gouvernement, malgré les initiatives répétées du président de la République. Cet échec représente l’acte de décès de la monnaie unique, comme l’a écrit Paul Krugman. Le scénario à venir Les événements à venir semblent déjà écrits. Le nouveau vote devrait donner le pouvoir à Syriza, le parti de la gauche radicale, équivalent du Front de gauche. Alexis Tsipras devrait alors former un gouvernement avec le DIMAR. Il est totalement illusoire d’imaginer que les négociations pourront aboutir.