Janvier

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Tunisie : MAM, ma sœur MAM, pourquoi n’as tu rien vu venir ?

http://www.marianne2.fr/Tunisie-MAM-ma-soeur-MAM-pourquoi-n-as-tu-rien-vu-venir_a202178.html La Ministre des Affaires étrangères a embarqué dans un avion Tunisair le 25 décembre, soit une semaine après le début du mouvement, direction la petite ville côtière de Tabarka pour une semaine de repos bien mérité. À la fin décembre, p our Brian Whitaker, journaliste au quotidien The Guardian , les manifestations sont suffisantes pour mettre un terme à la présidence de Zine el-Abidine Ben Ali, la situation ressemblant selon lui à celle de la fin du régime de Nicolae Ceauşescu en Roumanie en 1989. La première intervention du Quai d’Orsay date du 31 décembre lors d’un point presse au Ministère :
http://www.marianne2.fr/Revolte-en-Tunisie-valse-des-ambassadeurs-au-Quai-d-Orsay_a202143.html

Révolte en Tunisie: valse des ambassadeurs au Quai d'Orsay

Selon le Canard Enchainé , Nicolas Sarkozy aurait accusé la diplomatie française de n’avoir rien vu venir en ces termes : « J'en ai plus appris sur la crise tunisienne par la nouvelle épouse d'Eric Besson et par Besson lui-même que par notre ambassadeur à Tunis ». L'hebdomadaire rapporte également les réactions d'Alain Juppé et de Michèle Alliot-Marie contre les diplomates français : « Nous sommes restés tout le temps dans un brouillard total ». Un brouillard sur lequel Wikileaks donne quelques éclairages. Un télégramme diplomatique de l'ambassade des Etats-Unis à Tunis obtenu par le site de Julian Assange, daté du 14 août 2007, révélait que Serge Degallaix, ambassadeur de 2005 à 2009 (aujourd’hui conseiller diplomatique de Raffarin), avait jugé, lors d'un diner avec son homologue américain, que « La Tunisie n'est pas une dictature et ses leaders sont vraiment à l'écoute du peuple. Le gouvernement fait des progrès sur les droits de l'homme et la liberté, même s'ils sont lents » .

Manifeste pour une nouvelle République en Tunisie

Avec courage et dignité le peuple tunisien en 23 jours a renversé un régime dictatorial qui lui a volé 23 ans de son existence. En agissant de la sorte, ce peuple éduqué et civilisé a démontré au monde entier que sa révolte a une connotation hautement politique. Justice, liberté et dignité sont désormais sa devise. Mais pour que cette révolte populaire se transforme en une véritable révolution, il faut commencer à bâtir l’avenir. Dans ce contexte la tentation est toujours grande d’aller vers la radicalité et pousser le plus loin possible l’envie de tout reconstruire. http://www.marianne2.fr/Manifeste-pour-une-nouvelle-Republique-en-Tunisie_a202138.html

Diplomatie française, entre amateurisme et mauvais pragmatisme

La ministre des Affaires étrangères évoque les « polémiques stériles, inutiles ». Malheureusement, il ne s'agit pas d'un énième débat futile dont les hommes et les femmes politiques de notre pays sont si friands. La réalité est bien plus grave et plus profonde. http://www.marianne2.fr/Diplomatie-francaise-entre-amateurisme-et-mauvais-pragmatisme_a202113.html
http://www.marianne2.fr/Et-si-l-on-requisitionnait-l-empire-immobilier-de-Ben-Ali-a-Paris_a202116.html On peut comprendre que les Tunisiens aient quelque difficulté à saisir les virages successifs de la diplomatie française à l’égard de leur révolution. Lors de sa conférence de presse, au prix de contorsions verbales qui témoignent de son embarras, Nicolas Sarkozy s’est livré à un exercice périlleux en invoquant la « non ingérence », nouvelle vertu cardinale de la France. Dans ce cas, il faut rapatrier au plus vite nos soldats d’Afghanistan, quitter la structure de commandement de l’Otan, qui est le modèle par excellence de la machine à s’ingérer, et ne pas chercher des poux dans la tête de Hu Jintao, le président chinois, à propos du Tibet. Passons.

Et si l’on réquisitionnait l’empire immobilier de Ben Ali à Paris ?

D’un ton grave, Nicolas Sarkozy s’est évidemment longuement attardé sur la révolution en Tunisie. Il a admis que Paris n'avait «pas pris la juste mesure de la désespérance d'un peuple frère». «Quand on est si proche, quand les destinées individuelles et collectives sont tellement imbriquées, on n'a pas toujours le recul nécessaire» , a-t-il expliqué. Il a également défendu Michèle Alliot-Marie dont l'offre de coopération policière au régime tunisien avait suscité la polémique. Nicolas Sarkozy a estimé que la ministre des Affaires étrangères avait simplement voulu «éviter qu'il y ait plus de drames» .

Sarkozy sur la Tunisie : un pas en avant, trois pas en arrière

http://www.marianne2.fr/Sarkozy-sur-la-Tunisie-un-pas-en-avant-trois-pas-en-arriere_a202109.html
http://www.marianne2.fr/La-Tunisie-n-est-ni-l-Algerie-ni-le-Maroc-ni-l-Iran_a201900.html

La Tunisie n’est ni l’Algérie, ni le Maroc ni l’Iran

Le divorce avec le clan au pouvoir était politique mais aussi, plus profondément, culturel. Un printemps démocratique anticipé traverse le Maghreb. Je ne suis pas sûr pour autant qu’il faille le qualifier de « révolution du jasmin ». Tout l’enjeu est de ne pas se tromper sur la nature de ce changement de régime. La singularité de cette histoire tunisienne, c’est d’abord qu’un consensus s’est soudain réalisé dans la société tunisienne contre un clan familial usurpateur, concentrant entre ses mains les richesses et les leviers d’influence.

Tunis : à la librairie Al Kitab, enfin les livres interdits !

Les manifestants qui exigent la démission des ministres de l’ancien régime du gouvernement de transition ont parcouru Tunis toute la journée ce jeudi 20 janvier. Aux cris de « Hurriya ! », « Liberté ! http://www.marianne2.fr/Tunis-a-la-librairie-Al-Kitab-enfin-les-livres-interdits-_a201909.html
http://www.marianne2.fr/Revue-de-blogs-tunisiens-la-contestation-s-exprime-sur-la-toile_a201880.html Ils s'étaient déjà mobilisé en mai dernier. Des blogueurs tunisiens avaient lancé une campagne « Ammar404 » contre la censure du Web. Ammar étant le nom d'un ex-ministre de l'Intérieur, 404 étant le numéro de l'erreur lorsque vous souhaitez allez sur une page web qui n'existe pas ou plus. Avec les derniers mouvements populaires, les blogueurs et autres cybermilitants ont été de nouveau la cible du pouvoir. L'exemple le plus cité est Slim Amamou, pilier des web-militants tunisiens et très présent sur le réseau Twitter .

Revue de blogs tunisiens, la contestation s'exprime sur la toile

Il fallait s'y attendre. A peine Ben Ali avait-il quitté Tunis que le passé diplomatique de plusieurs personnalités françaises a ressurgi. Toutes ont été accusées de complaisance envers le régime tunisien. La dénonciation est sans doute louable mais sûrement tardive. Michelle Alliot-Marie a été épinglée pour son initiative un peu à contretemps consistant à proposer une aide policière à l'anciern régime juste avant la fuite de Ben Ali. Elle a d'ailleurs dénoncé une campagne malveillante voulant lui faire dire « le contraire de ce qu'elle voulait dire ». http://www.marianne2.fr/Alliot-Marie-DSK-Mitterrand-ils-se-sont-tous-leves-pour-Ben-Ali_a201862.html

Alliot-Marie, DSK, Mitterrand, ils se sont tous levés pour Ben Ali!

Pourquoi la joie n'est-elle jamais sans mélange ? La révolte populaire en Tunisie, en moins d'un mois, a fait « tomber » le président Ben Ali qui s'est réfugié, après avoir pris la fuite avec son épouse, en Arabie Saoudite. Les victimes ont été nombreuses, plus d'une centaine de morts tués par le tir de balles réelles.

Tunisie : le gouvernement français ou la politique de la girouette

« Service minimum » , c’est le traitement accordé par la presse officielle chinoise aux « événements de Tunisie ». Dans le China Daily , « motus », pas un mot, jusqu’au 10 janvier, jour où le quotidien s’est contenté de rendre compte de la vérité « officielle » : « les manifestants dénoncent le manque d’emplois pour les jeunes, mais le gouvernement assure que ces colères ne sont le fait que d’une minorité de violents extrémistes ». Le nom de Mohamed Bouazizi, le « Jan Palach » tunisien, qui s’est immolé par le feu sur un marché de Sidi Bouzid, considéré comme l’élément déclencheur du mouvement, apparaîtra pour la première fois le 15 janvier, le jour de la fuite de Ben Ali… Des choix rédactionnels en conformité avec les dernières directives du Département de la propagande chinois qui interdisent aux journaux de parler des problèmes sociaux et économiques, sous prétexte qu'il faut rassurer le peuple.

Chine-Tunisie: si loin, si proche

Tunisie : la nullité de la diplomatie française

A Washington, le Département d'Etat a évidemment été surpris par la révolution tunisienne. Cela n'a pas empêché, au contraire, son chef, Hillary Clinton, de se réjouir de la chute d'un régime dictatorial. De la bonne politique en se référant aussi à quelques principes politiques. Ce n'est jamais inutile. Pendant ce temps, à Tunis, les diplomates américains ont travaillé en étroite collaboration avec les... militaires tunisiens : comment rétablir l'ordre sans en passer par une répression excessive ?

Tunisie : le rêve à dure épreuve

« Comment allons-nous passer d’une insurrection à un processus démocratique et citoyen ? » Au soir d’une journée de grandes violences, c’est Maya Jribi, secrétaire générale du Parti Démocrate progressiste, qui se pose cette question-clé pour l’avenir des Tunisiens. Alors que la composition du gouvernement d’union nationale doit être annoncée lundi 17 janvier, le peuple qui a réalisé en un temps record la première révolution arabe depuis les guerres d’indépendance vit à la même vitesse les convulsions d’un lendemain de dictature.
On peut supposer que ces hommes faisaient partie de la garde prétorienne de Ben Ali. Leurs chefs venant d’être arrêtés- le général Seriati a été interpellé hier- les tireurs n’auraient alors plus rien à perdre. Mais rien de certain , non plus car la plus grande confusion règne ici. Ce matin, un vague semblant de normalité semblait revenu puis tout s’est précipité. A noter que ces combats- c’est le terme approprié- se déroulent dans le périmètre de la capitale en théorie le mieux quadrillé par l’armée.

Tunis : Tirs et snipers dans le centre de la capitale