Françafrique: le chant du cygne? Mise à jour du 24 novembre 2011: Pascaline Bongo, ancien directeur de cabinet et fille d'Omar Bongo, a démenti "formellement" le 23 novembre la contribution du défunt président gabonais à la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy dont l'accuse un de ses anciens conseillers. Des millions de dollars cachés dans des djembés. Ils quittent Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, le «pays des hommes intègres», à destination de Paris. Selon l’avocat Robert Bourgi, il aurait porté lui-même ces bagages insolites en compagnie de Salif Diallo, ministre de l’Agriculture du Burkina Faso. Une idée du président Compaoré qui connaissait «Villepin comme un homme de l’art». «Blaise déconne. C’est du moins la version de Robert Bourgi. Bourgi n'épargne personne (ou presque) Depuis l’interview qu’il a accordée le 11 septembre au Journal du Dimanche, Robert Bourgi a multiplié les déclarations fracassantes.
Françafrique, le dernier souffle? Toute la force de ce système résidait dans l’omerta. Robert Bourgi, l’entremetteur «françafricain» de l’Elysée. Homme de l’ombre jusqu’à ces derniers jours, l’avocat Robert Bourgi vient de faire une entrée tonitruante sur la scène médiatique, se déclarant, dans une interview au Journal du dimanche, premier porteur de valises (dont le contenu se chiffrerait en millions d’euros) entre certaines capitales africaines et l’Élysée. Actuel conseiller de Nicolas Sarkozy pour le continent africain, il met en position d’accusés son prédécesseur, Jacques Chirac, et surtout Dominique de Villepin, auquel il semble vouer une haine inexpiable. Petit retour sur la dimension politique d’une carrière révélatrice de ce qu’il est convenu d’appeler « les réseaux françafricains ».
Né en 1945 à Dakar, Robert Bourgi fut mis, par son père, en relation avec Jacques Foccart, lequel l’introduisit dans les cercles fermés complémentaires des hauts dirigeants du RPR et des chefs d’État africains. Puis il est chargé d’initier Villepin aux arcanes de ce dernier à la mort de Foccart (1997). Affaire Bourgi, une manip' pathétique? Djouhri, de Sarcelles aux palaces. Nous nous promenons entre des ombres, ombres nous-mêmes pour les autres et pour nous. " Alexandre Djouhri a fait sienne la maxime de Diderot : à 52 ans, alors que La République des mallettes (Fayard), livre réquisitoire du journaliste Pierre Péan, le propulse en pleine lumière, l'homme d'affaires demeure à bien des égards une énigme. Inconnu du grand public, intime du pouvoir chiraquien puis sarkozyste, il croise depuis vingt-cinq ans dans les eaux des lucratifs contrats internationaux, là où l'argent réconcilie affaires et politique.
Il impose - parfois avec fracas - sa mise impeccable et son visage en lame de couteau au bar des palaces ou dans des aéroports de fortune. Toujours là où il faut être vu, jamais où on l'attend. Résidant en Suisse, Alexandre Djouhri puise dans son carnet d'adresses pour proposer aux groupes industriels français des partenariats dans l'aéronautique, le recyclage des eaux usées et même, désormais, le nucléaire. Une plaie ouverte dans la démocratie ? "Djouhri ? Bourgi masque Djouhri. Sarkozy: une semaine entre Kagame et Bourgi.
Le Péan arrive: Djouhri au centre d'un commerce d'État troublant. Claude Durand : ni Guéant ni Djouhri ni Villepin n'ont lu l'enquête de Péan! Mallettes africaines : Bourgi ne dit pas tout. Jean-Pierre Elkabbach a interviewé lundi matin Robert Bourgi sur ses révélations publiées par le Journal du Dimanche. Il s'est montré parfois narquois à l'égard de cet intermédiaire. Mais il lui a aussi permis de servir la soupe au Président en racontant un entretien au Pavillon de musique en septembre 2005, au cours duquel le Président, alors candidat à la Présidence de la république avait manifesté son étonnement devant la poursuite de pratiques de financement douteuses. Nicolas Sarkozy se voit donc décerné un prix de vertu par celui qui affirme aujourd'hui ne plus être son conseiller même officieux. Pierre Péan a, dans son livre La République des mallettes, le premier publié un témoignage de Robert Bourgi dans lequel ce dernier raconte le fameux épisode des djembés contenant des millions de dollars.
Mais il a aussi publié un autre témoignage, partiellement contradictoire celui-là, de Michel de Bonnecorse. Du même auteur. Saint Affrique confirme Bourgi, Le Pen dément. Pierre Péan : «Villepin ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt»