Italie : Super Mario et les matchs truqués du foot italien. (Mario Monti veut supprimer le Calcio - Mauro Scrobogna/AP/SIPA) Du même auteur Depuis quelques jours, l’Italie vit un nouveau scandale qui touche la première religion du pays : le football. Trente ans après le Totonero, sept ans après le Calciopoli, c’est encore une histoire de matches truqués sur fonds de paris sportifs qui touche un pays qui a pourtant d’autres chats à fouetter, au point d’avoir changé de gouvernement sans passer par la case «élections».
C’est d’ailleurs le gouvernement par son chef, le joyeux drille Mario Monti, qui a décidé de frapper un grand coup en menaçant les Italiens d’une calamité qu’ils n’auraient jamais imaginée jusque là : l’arrêt pendant deux ou trois années du championnat professionnel de football dans la Botte. Autant priver les Belges de bière, les Français de blanquette de veau et les Anglais de Sa gracieuse Majesté. Retrouvez David Desgouilles sur son blog. Samir Nasri tweete ses regrets et son amour pour l'équipe de France. Samir Nasri s’est exprimé pour la première fois depuis son altercation avec un journaliste après l'élimination de l'équipe de France à l’Euro-2012, affirmant mercredi sur son compte Twitter qu’il «aime l'équipe de France» et qu’il «regrette» que ses paroles aient pu «choquer».
«Trop de contre-vérités circulent en ce moment. Que les supporters et tout particulièrement les enfants sachent que je regrette sincèrement que mes paroles ait pu les choquer J’aime l’EDF, le football et j’ai un profond respect pour le public», écrit le milieu de terrain des Bleus et de Manchester City dans deux tweets. «Pour le reste, il s’agit d’une affaire personnelle entre quelques journalistes et moi. Je m’en expliquerai quand le moment sera venu», ajoute-t-il dans un troisième tweet. Dimanche après la défaite de l'équipe de France face à l’Espagne, Nasri avait eu une altercation avec un journaliste de l’AFP lui demandant une réaction. Euro 2012 : quelle reconquête d’image possible pour l’équipe de France de football. Samir Nasri lors du match Ukraine/France, le 15 juin 2012 (L.CIPRIANI/SIPA) À l’éloquente expression "tomber de Charybde en Scylla", tirée de la mythologie grecque, il faudra désormais substituer un proverbe footballistique forgée par l’équipe de France de football : "Tomber de Knysna en Kircha", respectivement lieux de villégiatures des Bleus pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud et pour l’Euro 2012 en Ukraine.
Entre le pitoyable épisode gréviste du bus de Knysna et les inqualifiables invectives de la pelouse de Kircha, le onze tricolore a achevé de brouiller son image et de piétiner son opération de rédemption amorcée sous l’ère de Laurent Blanc. Les "petits caïds" de 2010 ont passé le témoin aux "petites racailles" de 2012 et un peu plus cabossé la réputation du football français. Les Bleus, maillon faible du sport français C’est peu dire que les dérapages à répétition des Nasri, M’Vila, Ben Arfa et Menez ont engendré un divorce profond. Une hiérarchie aux abonnés absents ? Bleus - Lloris calme le jeu. «Cela m'agace, en fait, de toujours passer pour le gars poli et gentil. (...) Il faut arrêter avec les gentils, les polis, ceux qui ont une bonne tête.»
Il aura beau dire, Hugo Lloris, dans les colonnes de notre quotidien, il aura du mal à passer pour le méchant dans l'histoire. Dans l'histoire de cet Euro, où certains de ses coéquipiers lui ont volé le beau rôle. Satisfaisant individuellement, le gardien de l'équipe de France a tenu à relativiser les événements «péri-sportifs» qu'on a pu déplorer lors de la compétition. «J'ai l'impression qu'on mélange tout» Selon le capitaine tricolore, le souci n'est pas tant dans les faits, mais dans leur révélation au grand jour : «Un truc comme ça doit rester dans le vestiaire. (...) «Favorables à la continuité» Et ce parcours, Hugo Lloris compte bien le poursuivre avec Laurent Blanc aux manettes : «Aujourd'hui, tout le monde adhère à la philosophie et au discours du sélectionneur.
La France orgueilleuse ou défaitiste. Allemagne-Grèce : le stress-test de l'euro ? Euro 2012 : les Français s'enfoncent. (Cesare Prandelli, sélectionneur italien - Alik Keplicz/AP/SIPA) Deux équipes en bleu. La France, et l’Italie. Deux nations en difficulté après la Coupe du monde de 2010. Deux pays qui avaient à cœur de se refaire une image lors de cet Euro 2012, juste avant le début des qualifications pour la Coupe du monde de 2014, en septembre prochain. La France, traumatisée par le syndrome Knysna : les joueurs n’étaient pas descendus du bus pour s’entraîner par solidarité avec Anelka, qui avait été viré pour avoir tenu des propos insultants à l’égard de son entraîneur, Raymond Domenech. L’Italie, marquée par sa sortie de la Coupe du monde dès le premier tour, quatre ans après avoir été championne du monde, et une ambiance difficile au sein de l’équipe, sans être toutefois au niveau de Knysna.
Après ces quarts de finale, on peut déjà tirer un bilan du parcours de ces deux nations qui ont marqué l’histoire du football. La France, des bleus au cœur La défaite aidant, les vieux démons sont ressortis.